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Libertalia prochain jeu du Studio Marabunta d’Asmodee

Au début du mois, le raid Libertalia a fait une courte pause à Lyon. L’occasion de découvrir le premier jeu du Studio Marabunta (on vous en a déjà parlé ici) un jeu signé Paolo Mori. Un grand merci au bar à jeu « La Triche » à Lyon qui a pu faire tourner le jeu un peu plus que je n’aurais pu le faire en cette période. Un petit retour sur le jeu et ce qu’on en a pensé.

Bien que Marabunta se destine à faire des jeux moins  grand publique que la moyenne des jeux Asmodee, Libertalia n’est « qu’un » jeu de carte. (Les règles complètes sont disponibles en téléchargement en cliquant sur ce lien). Chaque joueur  a à sa disposition un paquet de 30 cartes. Chaque carte représente un personnage, plus ou moins bien placé dans la hiérarchie des pirates et plus ou moins influent. Chaque personnage a des capacités qui lui sont propres et qui font tout le sel du jeu. Chaque capacité se déclenche à un moment clefs de la manche (en « one shot » ou de façon récurrente) ou en fin de partie. Au début de la première manche, tous les joueurs ont les mêmes 9 personnages dans les mains (tirés au hasard au début de la partie). Ils en jouerons 6 et en garderons 3 pour la manche suivante, au début de laquelle on redistribuera 6 nouveaux personnages au joueurs, une nouvelle fois identiques.  On va donc pouvoir choisir de conserver certains personnages pour plus tard et on ne sera pas toujours obligé de tous les jouer (il arrive que les pouvoirs ne soient pas toujours ceux qu’on souhaite jouer).

Le jeu se déroule en 3 manches de 6 tours durant lesquels les joueurs vont se partager un butin constitué de pièces variées. Le pirate de plus haut niveau hiérarchique choisira en premier sa part du butin : des marchandises (valant 1 doublon), des bijoux (valant 3 doublons) et des coffres (valant 5 doublons).  On pourra également tenter de récupérer des cartes au trésor, qui ne valent rien seules, mais qui rapportent 12 points à la fin de la manche si un on en possède 3. Les personnages joués permettent en outre de gagner des doublons. Là où ça se gâte, c’est que les butins ne sont pas tous aussi intéressant : Il est possible de se voir attribuer des reliques maudites (-3 points), des officiers Espagnoles (le personnage joué est défaussé, ce qui peut être embêtant, certains personnages faisant effets après la fin de la manche), ou des Sabres, qui permettent de régler ses comptes et de supprimer un personnage déjà joué par un adversaire.

Une fois joué le charpentier déclenche l’action « payez la moitié de vos doublons » (perdez la moitié de vos PV en doublons). Il aurait pu me faire gagner 10 PV en fin de manche si il n’avait pas succombé à l’assaut espagnol … 

On va donc tenter d’optimiser l’arrivée de ses personnages, sachant que la main de tous les joueurs est connue (puisqu’on a tous les même cartes). Les stratégies sont variées et il faudra composer avec ses adversaires et deviner leurs intentions. Les interactions sont nombreuses et souvent directes puisqu’on peut supprimer des personnages jusque dans les « bases » adverses et contrecarrer des stratégies qu’elles soient à court ou moyen terme.

En résumé, ma première impression sur ce jeu :

  • Je ne jouerai pas à Libertalia à 5 ou à 6, je pense que cette configuration est a réserver à des joueurs expérimentés faute de voir les parties s’allonger et surtout qu’elle les rendra beaucoup trop hasardeuses (sauf à avoir un supercalculateur dans la tête pour savoir quoi jouer de mieux que ses 5 adversaires). 
  • Le format « jeu de carte » peut laisser penser à un jeu simple alors que les choix et les interactions sont légions et qu’on est toujours en train de se poser des questions sur la stratégie choisie par ses adversaire. Les capacités spéciales sont nombreuses et certains joueurs (j’en ai souffert moi-même) subiront le phénomène de « l’analysis paralysis » … Le jeu est simple à comprendre mais pas si aisé à maîtriser.
  • De mon point de vue le thème est bien rendu, même si des esprits chafouins pourraient faire remarquer que les perroquets n’ont pas grand chose à faire dans le partage d’un butin. Le jeu est riche et dès la première partie, on se laisse aller à essayer de  « comboter » et l’on se dit qu’on sera bien plus efficace quant on connaitra mieux les différents personnages.
  • Même si on n’utilise pas tous les personnages à toutes les parties on en voit tout de même un très grand nombre et on peu craindre que la rejouabilité ne soit pas si importante que cela. Mais nul doute que si le jeu de base se vend bien, nous aurons droit à une extension qui permettra de relancer l’intérêt du jeu.
Bref, je n’ai pu en faire qu’une partie mais j’avais très envie d’y rejouer dès la fin, ce qui est un signe qui ne trompe pas. Le jeu est ambiguë dans son format « pas compliqué, mais pas si simple en fait » qui a un peu déstabilisé certains joueur, mais il a globalement reçu un accueil assez favorable. Je me le procurerai dès sa sortie !
Si vous aussi avez pu tester ce jeu, que vous soyez d’accord, et encore plus si vous ne l’êtes pas, n’hésitez pas à commenter ce billet. Et en attendant : jouez bien !
ODPJ 

2 nombreux commentaires pour Libertalia prochain jeu du Studio Marabunta d’Asmodee

  1. Comme dit sur Twitter, Libertalia se joue très bien à 6. Mes 2 parties étaient à 5/6 joueurs et je n’imaginais pas jouer à moins. On peut parfaitement anticiper ce qui va être jouer et il faut prendre en compte la priorité de son personnage pour les égalités.
    Si un coup semble évident (jouer la carte X) mais que j’ai la plus basse priorité sur cette carte, il faut que je trouve une autre tactique car je suis surde me faire avoir en jouant X.
    On note d’ailleurs que sur une table de 6 débutants les gros joueurs penseront aux mêmes combos évidentes alors que les « casuals » jouent autre chose. Du coup on se retrouve avec genre 4 fois le même personnage (j’ai vu une brute s’éliminait elle-même)
    A ma seconde partie j’ai donc fait attention à ça et quand la priorité n’était pas en mabm faveur je jouais autre chose

  2. J’ai eu l’occasion de tester le jeu hier à Poitiers, j’ai beaucoup aimé et je suis assez pressée d’en refaire une partie.
    Nous étions dans une configuration à 6 joueurs et la partie a duré une heure trente environ. À 6, on se retrouve un peu avec un écueil à la 7Wonders, c’est-à-dire qu’on se concentre un peu sur les mauvais coups que peuvent faire nos voisins proches en oubliant peut-être de regarder ce que font les plus éloignés, cela mis à part la partie ne connait aucun temps mort. Il faudrait quasi faire 2 parties à la suite, le 1er tour de jeu permet de comprendre comment ça marche, à la fin du 3e tour on comprend les combos possibles et que l’on aurait du faire 🙂
    Celui là sera dans noter ludothèque, c’est quasi certain !

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