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[Jeux du mois] Cerbère et Hanamikoji

Notre duo de chroniqueurs est bien au rendez-vous en ce 1er février pour vous présenter 2 nouveaux jeux. Benofx et Cyrus vous présentent respectivement Cerbère et Hanamikoji. Deux jeux, deux ambiances, un podcast ! Bonne écoute 😉

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Cerbère

Boîte de Cerbère
J’ai lu dans un bouquin qu’il fallait lui chanter une chanson pour l’endormir !
0:06:30 Accéder directement à la chronique

Cerbère est un jeu semi-coopération, semi-trahison, semi-vengeance (euh…!?) de Pierre Buty, édité par la Boite de Jeu et Origames et illustré pas messieurs Pierre Ples & Jules Dubost. Un jeu pour 3 à 7 joueurs, à partir de 10 ans pour des parties de 45 minutes environs.

Si vous étiez passé à côté, Cerbère, c’est le sympathique chien à 3 tête qui garde l’entrée (ou plutôt la sortie) des enfers. Pour une raison assez obscure, vous et vos “amis” aventuriers vous retrouvez du mauvais côté de la barrière… Vous devez donc vous enfuir, traverser une bonne partie des enfer pour embarquer sur le Styx et retrouver le monde de vivants. Oui mais voilà, notre gentil toutou ne l’entend pas de cette oreille et se lance à votre poursuite !

Mise en situation du jeu
« L’enfer c’est les autres » J-P Sartre

Et ce n’est pas votre unique problème :le nombre de place pour traverser le styx est limité (entre 1 et 3 en fonction des barques) et vous aurez beaucoup de mal à avancer et surmonter les obstacles en jouant tout seul. En effet, à votre tour vous devrez faire un choix difficile : vous avantager un peu au détriment du groupe, ou bien avantager une partie du groupe mais en restant sur place. Vous l’aurez compris, les alliances se font et se défont et les trahisons ne tardent pas à pointer le bout de leurs museaux – car oui les personnes laissez à la traîne ne vont pas tarder à sentir dans leur cou le souffle tiède et humide du terrible Cerbère.

Cependant, s’il parvient à vous attraper, il ne vous croquera pas (en tout cas pas tout de suite). Contrairement à la plupart des jeux semi-coop (on pense notamment au très bon Galèrapagos), être lâchement abandonné par les autres ne mettra pas fin à votre partie. En effet vous pourrez alors faire un pacte avec Cerbère afin de l’aider à rattraper vos anciens (et vilains) compagnons d’infortune. Un twist qui atténue fortement la frustration et qui permet de satisfaire ses envies de vengeance (de manière ludique et joviale bien entendu).

La Boite de Jeu / Origames nous offrent ici un très bon jeu de groupe, parfait pour d’agréable soirées de rigolade entre amis (testé et validé dans notre asso) ! Le matériel est de bonne qualité, la mécanique bien huilé et l’originalité au rendez-vous.
Le jeu boxe dans une catégorie avec assez peu d’adversaire et remplie très bien son rôle. Et comme on dit “plus on est de fou, plu on rit” : on vous conseille donc d’y jouer le plus nombreux possible !

 

Mise en situation du jeu The Possession
Cyrus a retrouvé le jeu bizarre qui reprend le principe du « gentil qui devient méchant » en cours de partie : The Possession… Voilà… C’était juste pour votre culture personnelle 😅

 

Le jeu est disponible chez Philibert (Oui oui, disponible)

 

Hanamikoji

Boîte de Hanamikoji
L’ancien nom de Kyoto

 

0:43:02 Accéder directement à la chronique

Hanamikoji est un jeu de Kota Nakayama, édité par Iello dans la gamme mini en coédition avec Kosmos. Le jeu reprend les illustrations originales de Maisherly Chan utilisées dans la version Taïwanaise parue en 2013 chez EmperorS4. Le jeu se joue à 2 joueurs exclusivement, vous occupera pendant 15 min pour peu que vous ayez 10 ans ou plus.

Dans Hanamikoji, vous êtes gérant d’un salon de thé et vous vous voulez recruter les meilleurs Geishas de la région, mais c’est aussi le cas de votre adversaire. Pour attirer les geishas dans votre établissement, il vous faudra leur offrir des cadeaux.

Matériel du jeu vu de près
Un jeu qui vous transporte dans une atmosphère japonisante

Hanamikoji est un jeu de majorité qui ne sera pas sans vous rappeler l’excellent Schotten Totten qui se trouve justement dans la même gamme du même éditeur (coïncidences !?) et pourtant la sensation de jeu est très différente. Hanamikoji vous mettra face à des dilemmes cornéliens, chaque action sera un crève cœur.

Jeu mis en situation
Plus que 2 actions à jouer… Rien n’est fait…

Le jeu est disponible chez Philibert 

 

8 nombreux commentaires pour [Jeux du mois] Cerbère et Hanamikoji

  1. Salut,

    Dans les jeux au cours desquels on change de camp, il y a « Panic Station » où un des joueurs est infecté aléatoirement et anonymement au cours des premiers tours de la partie et doit infecter le reste des joueurs pour gagner. On ne connait pas le rôle de chacun.

  2. Des jeux où tu changes de camps:
    Sporz, une sorte de loup-garou spatial avec infection par un alien des astronautes. Il est possible au court du jeu d’être infecté puis soigné, bref de faire des aller retour entre les camps.

    Concernant les jeux à identité cachée, ya pas mal de variantes du Loup garou avec ce genre de mécanique mais aussi Secret de Faidutti et lang chez Repos Prod.

    Betrayal at House on the Hill avec sa variante legacy plus récente dans lequel on joue les visiteurs d’une maison hantée. Au cours de la partie, l’un des joueur deviendra le grand méchant du jeu.

    C’est pas la majorité, mais il y en as. ^^

    Fendo

  3. Concernant les jeux ou l’on change de camps, j’avais Eaten by Zombie (le deck buiding ) mais je crois qu’il y a d’autres jeu de zombie qui ont le cas du changement.

    Et j’avais aussi battlestar Galactica, dans lequel on change quand on devient un cylon.

    1. Et il y a « The Thing » qui vient de sortir, inspiré du film du même nom, avec des mecs normaux et une chose qui peut les contaminer. Il y a une dimension « social deduction » qui se rajoute (on ne sait pas qui sont les choses et les contaminés).

  4. J’ai toujours trouvé que l’idée – sous-utilisée – de changement d’allégeance dans des jeu d’équipes était enthousiasmante. Il faut dire que c’était plus répandu dans les années 80 (Junta, Diplo, etc.). C’est super de voir Cerbere qui tente une nouvelle expérience dans ce sens. En plus, on peut jouer un chien.

    Pour Hanamikoji, il y a une version avec de nouvelles illustrations pour l’Amérique du Nord, plus manga que l’actuelle illustration chinoise. Mais je crois que c’est toujours le même pitch : faire des cadeaux à des escorts geishas… Bref. C’est pas aussi pire que Barbarossa.
    En tous cas, là aussi, c’est une mécanique assez peu répandue mais qui paraît bien secouer le cerveau. Ca ne doit donc pas être aussi facile que ça de faire un bon jeu même si on a de nombreux outils de conception disponibles.

    Est-ce que je me sens obligé de laisser un commentaire ? Excellente question. 🙂 Mais je dois reconnaître qu’en étant lapidaire le mois dernier, je n’ai pas été très utile. Car je dois reconnaître que l’exercice du jeu du mois est assez compliqué, du fait de la régularité de l’exercice et de l’offre abondante. Félicitations donc à tous les deux pour ce délicat exercice mensuel !

    D’ici là, bon Cannes !

  5. Un vieux jeu où tu changes de camp : Nostra city chez feu Hazgaard. Une mécanique que l’on n’a pas trop revu : les joueurs peuvent piocher des cartes Vendetta suite à un partage inégal ou à une enchère perdue. Dans les cartes vendetta se trouve des Indics du FBI, cartes qui sont font changer de camp celui qui la pioche : il doit désormais enfoncer le Parrain sur l’échelle de culpabilité.

    Mais qui se souvient de ce jeu ?

  6. Dans le registre des changements de camp, j’avais reçu, comme cadeau de ma belle-mère, car « tu aimes bien tout ces trucs de jeux de société toi », Prison Break.

    C’est basé sur la série, j’ai lu les règles et fait une seule partie que j’ai trouvé nul et sans intérêt.
    En gros, tu joues les prisonniers dont Micheal Scofield qui est sur le plateau mais fait également office de MJ. Seul Scofield connait les 3 conditions d’évasion au complet parmi toutes les conditions possibles (Quelle aile de la prison doit être sans électricité, quels objets sont nécessaires, où et comment faire une diversion, etc).
    Et pour réunir toutes ces conditions, il a évidemment besoin de l’aide des autres prisonniers.
    Sauf qu’à un moment précis du jeu, un des prisonniers devient l’emblématique Brad Bellick, gardien en chef de la prison, au hasard (mais pas que, il y a une mécanique de Haine qui intervient, en gros chaque action des joueurs peut engendrer une réaction positive ou négative sur les autres, et donc plus on est « méchant » avec quelqu’un, plus il a de chance d’aller « cafter ») et doit donc empêcher l’évasion.

    Du coup, celui qui joue Scofield doit (comme dans la série), distillé ses informations pour obtenir de l’aide mais sans trop dévoiler son plan, et inversement les autres prisonniers doivent se démerder pour soutirer un maximum d’information à Scofield avant de potentiellement devenir le chef des gardiens.
    Il pourrait aisément demander aux prisonniers de tout récupérer, désactiver, etc mais les actions sont évidemment en nombre limité et ce n’est mathématiquement pas possible.

    La mécanique principale est plutôt aguicheuse, mais la règle est très incomplète, et le reste des mécaniques (déplacement, caméra, santé, etc) est bien raté.

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