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N°116 – Chroniques

C’est chevelus et barbus après plus d’un mois de confinement que Polgara et ddschutz vous présentent les chroniques de ce mois d’avril, destinées aux joueuses et joueurs de 3 à 99 ans.

Polgara et ddschutz ont profité de ces longues semaines pour se mettre à la guitare

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0:04:28 La proximité

Toujours plus de festivals annulés…

0:06:52Joueurs nés Polgara

Promenons-nous dans les bois pendant que le renard y est pas… Ce mois-ci, Polgara propose à vos enfants de mener une course effrénée avec vos hérissons sur les sentiers de la forêt dans Roulapik, l’un des jeux sélectionnés pour l’As d’Or Enfants 2020.

0:14:16Plateaux Numériques Fendoel Cyrus

Fendoel nous parle de Dragon Castle, un jeu développé par Horrible Guild.

Pour une fois, le jeu se joue à la verticale

Les liens utiles:

App Store

Play Store

 

0:23:53Ceci est un jeu CargoToaster

CargoToaster vous invite à découvrir la nouvelle énigme de « Ceci Est Un Jeu ». Une énigme sonore à base d’extraits musicaux, de répliques de films, de génériques TV etc.. où le but du jeu est de trouver le jeu de société auquel les extraits font référence !

Saurez-vous trouver le jeu en question ?

Pour envoyer votre réponse, c’est ici (date limite : 12 mai 2020).

 

Sources des extraits sonores :
1. Génériques et jingles

 

2. Ceci est la réponse

La réponse du mois dernier était Shakespeare Vous trouverez ici le liste des extraits.

0:28:23 Réécouter l'énigme

3. L’Énigme du mois

  • « Premièrement » – Michel Jonasz
  • LÂge de glace , par Chris Wedge et Carlos Saldanha, sorti en 2002
  • « L’endurance » – Sexion d’assault
  • « Les oiseaux» – Les têtes raides
  • Kaamelott – Livre VI, Praeceptores, par Alexandre Astier.
  • « Je suis ton ami » – Charlelie Couture dans « Toy Story »
  • C’est arrivé près de chez vous , de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde sorti en 1992.
  • « Trop beau » – Lomepal

 

0:34:16Joueur d'ailleurs Hammer

Hammer brave tous les dangers et a décidé de parler visuels et illustrations dans un podcast en s’attaquant au mythe (ou pas !) des jeux allemands « marronnasses ». D’abord en prenant quelques exemples au hasard (ou presque) :

couvertures de jeux allemands
Trois exemples de « marronnasse » parmi tant d’autres…

Mettant en exergue les différences culturelles concernant les illustrations entre la France et l’Allemagne, il nous refait le coup du « style BD », en nous proposant de choisir laquelle de ces deux boîtes de jeu ferait une bonne couverture pour un album de bandes dessinées :

couvertures de Carpe Diem et Ganymede
Alors, vous liriez laquelle de ces deux BDs en premier, vous ?

Mais pourtant les éditeurs allemands savent aussi sortir des sentiers battus à l’occasion, voici quelques exemples récents :

couvertures des jeux The Boldest, Lift Off et Coimbra
De gauche à droite, les couvertures de « The Boldest » chez Spielwiese, « Lift Off » paru chez Hans Im Glück et « Coimbra », un des titres assez récents chez Eggertspiele.

Pour prolonger la chronique :

Le mot du jour : das Bild – l’image.

0:51:26Les analyses du Pionfesseur lepionfesseur

Le Pionfesseur aborde ce mois-ci la question du placement et du déplacement dans les jeux de société, deux unités presque atomiques de la conception de jeux.

La chronique à propos des jeux dans la réalité : https://podcast.proxi-jeux.fr/2020/03/n115-chroniques/#les-analyses-du-pionfesseur

Les jeux cités dans l’article (certains sont disponibles chez Philibert et ils ont une très bonne fonction de recherche ;)) :

  • El Grande
  • 1830
  • Les Aventuriers du Rail
  • Carcassonne
  • Caylus
  • Azul
  • Isle of Skye
  • Les Échecs
  • Le Jeu de l’Oie

0:59:51Kaigai Games Izobretenik

Dans cette chronique, Izobretenik nous parle de deux jeux sortis chez des éditeurs sud-coréens : Little Dragon et Kushi Express.

1:09:12Ludo Incognito acariatre

Je cherche toujours – épisode 4

Attention : sujet sensible !

Train (Brenda Brathwaite/Romero, 2009) est un jeu expérimental au sujet particulièrement original et sensible : la Shoah et l’acheminement par train des prisonniers juifs vers les camps d’extermination. Pour sa conceptrice, Brenda Romero le jeu permet de mettre en scène la sensation de complicité, l’obéissance sans questionnement aux règles établies.

Photographie du jeu Train (crédits Brenda Romero©)
Photographie du jeu Train (crédits Brenda Romero©)

Train nous démontre la puissance possible du jeu. Il appartient à ce qu’on peut appeler les “abusive games”, ces jeux qui détournent les conventions tacites du jeu pour mieux surprendre, engager et questionner les joueurs.

À lire sur le sujet :

15 nombreux commentaires pour N°116 – Chroniques

  1. Bonne émission de confinement que j’ai écoutée durant le jardinage.
    A l’occasion je vais essayer de suivre vos Twitch, et merci a izobretnik de nous faire découvrir une autre culture.
    Schuss

  2. A propos de la discussion concernant le « déplacement d’ouvriers », il me semble que les jeux qui utilisent le mécanisme de rondelle entrerait dans cette catégorie (comme dans Antike de Mac Gerdts).
    Il est vrai que cela ne vérifie pas exactement la définition d’acariatre concernant le placement d’ouvrier, parce que, la plupart du temps, le mécanisme de rondelle n’empêche pas d’avoir plusieurs ouvriers sur le même espace d’actions. Mais je pense qu’on est bien à la conjonction des deux mécaniques atomiques, le déplacement et le placement d’ouvriers.

    1. Outre le fait qu’il n’y a pas de blocage (mais là je ne suis pas certain d’être en phase avec ce critère pour périmétrer les jeux de placement d’ouvriers), la particularité des jeux de rondelle, ceux de Mac Gerdts, et les jeux approchant comme Vinhos, c’est aussi de n’avoir qu’un unique pion d’action. C’est plutôt ce facteur là qui les sort, à mon sens, du scope du (dé)placement d’ouvriers avec un S.

      En revanche, on a des jeux qui reprennent le principe de la rondelle, mais avec plusieurs ouvriers. La coïncidence est troublante mais j’en trouve deux chez NSKN, de deux auteurs différents :
      – Versailles (2014) : pas le jeu le plus palpitant du monde mais il fonctionne
      – Teotihuacan (2018) : même principe, exploité avec plus de brio bien que le jeu ne soit pas exempt de défauts (mieux avec l’extension, a priori…)

      @Pionfesseur
      Sujet passionnant, mais pas super d’accord avec le parallèle entre jeux de majorité et le fait que les « cubes » ou ouvriers sont immuables. Rien que dans El Grande les cubes peuvent/doivent bouger pas mal une fois placés. Si ce n’était pas le cas, le jeu ne serait qu’une surenchère perpétuellement montante, sans possibilité de changer son fusil d’épaule.
      Pour moi au contraire, un jeu dont la mécanique principale est la majorité va forcément avec déplacement, remise à zéro/purge fréquente ou attaque possible, sinon ce serait bien triste.

      Un bel ovni dans cette catégorie c’est Régents (2011 chez feu KND), qui allie déplacement, majorité, et déduction/enquête. Je le conseille à tous les curieux qui ne connaitraient pas.

      Je termine sur un autre beau mix : Palais Royal (2008 Filo), un jeu de gestion avec des cases d’actios où il y a bien une notion de déplacement, des zones adjacentes entre elles ou. Et il ajoute un effet bonus de majorité : l’action est plus puissante si je suis celui qui a le plus d’ouvriers dessus.

      1. Effectivement, je trouve que ça s’éloigne du placement d’ouvrier à cause des deux critères que tu invoques.

        Néanmoins c’est intéressant le parallèle que Tuin fait entre le déplacement et cette mécanique, ça m’a donné l’idée d’en parler dans ma prochaine chronique 🙂

        Dans le genre déplacement d’ouvrier je verrais plus Outlive qui utilisait ce genre de mécanique.

        Sinon ouais maintenant que tu le dis Grovast, c’est vrai que les jeux de majorités impliquent souvent des déplacements. Pour autant je pense qu’on peut quand même les appeler « jeux de placement – majorité » parce que c’est essentiellement du placement et plus rarement du déplacement. Dans le même genre d’idée on pourrait dire qu’un jeu de conquête contient aussi des notions de placement (quand de nouvelles troupes arrivent sur le terrain par exemple), pour autant cela reste essentiellement les notions de déplacement quand on envahit les territoires des autres qui font le coeur du jeu. Il faut donc voir si la balance penche plus vers un des deux éléments ou l’autre.

        Ca n’empêche que j’ai toujours entendu les deux termes « placement » et « majorité » accolés.

  3. Pas de commentaires pour la dernière émission, c’est effectivement un peu triste, mais on peut y voir aussi l’atteinte d’une certaine perfection du contenu, une quintessence ludique distillée de main de maitre, un verbe qui fait loi puisque qui ne dit mot, consent.

    D’ordinaire, quand je n’ai rien d’interessant à dire, je ferme ma schniss. A l’inverse d’aujourd’hui, vous l’aurez compris, puisqu’une fois n’est pas coutume (d’ouvrir sa schniss, pas d’avoir quelque chose d’interessant à dire, ça y est, j’ai perdu ceux du fond).

    Ah si, quand même, je vous trouve vraiment (tous) de plus en plus drôle et c’est toujours un très grand plaisir de vous écouter.

  4. Je suis d’accord avec Polgara : j’aime beaucoup les illustrations de Klemens Franz.
    Voilà. Je dis ça surtout pour faire un commentaire. Mais c’est sincère !

  5. Qu’est-ce que le duo formé par Polgara et ddschutz m’a fait rire ! Ça fait un bien fou en ces temps de confinement 🙂 Continuez comme ça, même si ça ne génère aucun commentaire ! Gros coup de cœur pour eux !! <3
    Concernant les jeux maronnasse, et étant fan des Châteaux de Bourgogne, je ne suis en rien gêné par le côté austère et visuellement moche. D'ailleurs, je préfère un jeu graphiquement hideux à un jeu particulièrement léché, tant que la mécanique et l'équilibrage sont parfaitement maîtrisés !

  6. Toujours un grand plaisir de retrouver la chronique.

    Je n’ai plus beaucoup l’occasion de l’écouter. Je profite des livraisons de courses à la famille pour vous écouter. Comme Polgara était fort triste de ne pas avoir de commentaire sur la chronique précédente, je vais découper le mien pour gonfler les statistiques 🙂

    1. D’abord une information capitale propos de Roulapik: le hérisson est omnivore même si il mange surtout des insectes et autres trucs visqueux. Il ne mange pas vraiment de feuilles mais plutôt des fruits, des champignons, ou des baies.

      Dommage que les gamins soient trop grands. Polgara donne vraiment envie de tester Roulapik. Le concept de jeu mélangeant adresse, un peu de réflexion, et auquel les adultes peuvent s’amuser m’a refait penser à Riff-Raff. On y a beaucoup joué avec les enfants il y a quelques années (+/- 2012).

      Pour les ados vous pouvez essayer Dungeon Fighter. Il mélange aussi adresse et « stratégie ». Bon ok, il n’y a pas beaucoup de stratégie mais il y a une bonne ambiance autour de la table 🙂

      PS: Est-ce qu’il y a déjà une date de sortie pour la version adulte à laquelle ddschutz faisait référence?

    2. Merci à Hammer pour sa chronique maronnasse 🙂

      Même si les illustrations des jeux « à l’allemande » sont souvent tristes comparées aux jeux ameritrash ou eurtrash, ils ont tout de même un certain charme.

      J’avoue que je préfère les jeux avec un bon thème et une bonne mécanique. Je suis passé à côté de certains bons jeux parce que le thème ne me parlait pas trop. J’ai attendu que Wingspan arrive dans le top 100 de BGG avant de le tester. Par contre si il y a un bon thème et une bonne mécanique, le jeu peut être marronnasse, ça ne me dérange pas. Andor en est un exemple parfait.

      Dans quelle catégorie pourrions-nous classer les jeux de Pearl Games, en particulier Troyes et Tournais? J’adore leur style graphique.

  7. Bien joué à l’Acariâtre pour s’attaquer au sujet de Train et de l’application des méta-règles.
    Le VRAI problème que Train a créée dans le monde du jeu, c’est que de nombreuses personnes, en particulier des activistes, ont considéré que c’était alors normal de briser les règles tacites entre l’auteur de jeu et les joueurs pour les manipuler les amener dans cet état émotionnel (en particulier, pour générer de la culpabilité).
    En effet, cette étude – et la plupart des autres – ont focalisé sur le ressenti des joueuses et leur implication dans le jeu… et ont passé sous silence (volontairement ou non) la responsabilité de l’auteur dans le mise en place de la manipulation. Et cette responsabilité est ô combien importante (en particulier parce que sans elle, il n’y a pas de problèmes). Cette « trahison de l’auteur » ayant été passée sous silence, j’ai l’impression que cela a été pris comme un blanc-seing pour tout un tas d’expérimentations ou d’utilisation du jeu comme médium pour des activistes souhaitant faire passer leur message. Ont alors fleuri des « jeux » qui, par choix délibéré de l’auteur, trahissaient les principes du cercles magiques et ont gangréné les populations ludiques sans que soit remis en cause leur présence, ni surtout leur démarche. Pour l’exemple, je vous renvoie ainsi vers « A tour of duty », un micro « jeu de rôles » féministe où les joueuses n’ont aucune liberté dans le choix des actions de leurs personnages, qui DOIVENT réaliser des actions violentes, sexistes et mortelles contre un personna-martyre.

    1. Je trouve pas que ça soit un problème, pour moi c’est plutôt l’étape suivante du Game Design car c’est alors la preuve qu’on peut réaliser des jeux à propos forts et ayant un message. Ca peut être simplement une intrigue intéressante ou des doubles sens comme on en voit dans tout les autres arts.

      Le problème pourrait être le contenu du message mais ça c’est pareil aussi pour tout les autres arts.

      1. Alors, d’abord le sujet simple : personne n’a attendu une manipulation grossière pour démontrer qu’il était possible de réaliser des jeux à propos forts et ayant un message. C’est arrivé très très vite dans les wargames et le jeu de rôle, et c’est loin d’être récent pour le monde du jeu de plateau (la première version du Monopoly, mais aussi Tiermondopoly et ses cultures vivrières pour sortir l’argument-massue).

        L’autre sujet mérite débat. Je trouve effectivement que c’est un problème lorsqu’un auteur créé un non-jeu en le proposant comme un jeu dans un but manipulatoire ou pour faire avancer un agenda politique. Le viol du cercle sacré est pour moi particulièrement problématique, notamment parce qu’il enseigne aux participants une méfiance généralisée vis-à-vis du média – uniquement pour un gain temporaire. C’est un des symptômes de la contamination de la post-vérité au sein d’un média… Bref, ça pue.

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