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[Le Pour et le Contre] Pandemic Legacy – Saison 1

Revêtez vos combinaisons stériles, enfilez vos gants en latex et cachez-vous à l’aide de votre masque chirurgical avant d’entamer l’écoute de cette nouvelle émission. Eh oui ! Pour démarrer sa deuxième année, Le Pour et le Contre vous propose de débattre du jeu de société prémonitoire Pandemic Legacy – Saison 1.

L’équipe d’experts de Proxi-Jeux, composée de Benofx et Astien, s’attaque au numéro 2 du classement BGG, sous la supervision de Polgara.

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0:02:20 Le retour sur les commentaires

Cette émission s’ouvre sur le classique retour sur les commentaires de l’épisode précédent, consacré à Mysterium.

0:11:05 Présentation du jeu

Pandemic Legacy – Saison 1 est un jeu de Matt Leacock et Rob Daviau, illustré par Chris Quilliams, édité par Z Man Games en 2018 et Filosofia pour la version française.

La boîte rouge de la Saison 1

Il est proposé pour 2 à 4 joueuses, à partir de 14 ans, pour des parties de 1 à 2 heures.

Dans cette émission, c’est à la saison 1 du jeu que s’intéressent les chroniqueurs.

Le plateau de Pandemic Legacy -Saison 1

0:20:46 Le format Legacy

Symbole du jeu Legacy, les contradicteurs discutent sur le point de savoir si ce mode Legacy est un bon ou un mauvais choix pour Pandemic.

0:39:18 Le renouvellement du gameplay

La Proxi-Team s’interroge sur les apports en matière de gameplay de Pandemic Legacy – Saison 1, notamment au regard de son aîné, Pandemic.

1:08:35 Narration et scénario

Enfin, l’équipe échange sur l’aspect narratif du jeu : est-on le héros d’une véritable histoire lorsque l’on joue à Pandemic Legacy ?

Pour les aficionados de Pandemic Legacy, le prequel appelé Pandemic Legacy – Saison 0 se déroulant pendant la guerre froide doit sortir en cette fin d’année 2020.

La boîte de Pandemic Legacy - Saison 0

Musique utilisée :

Robert Tar – « Gang »

11 nombreux commentaires pour [Le Pour et le Contre] Pandemic Legacy – Saison 1

  1. Salut, le « beat » de la musique d’intro est tellement bien calé, il faut rename en « PolgaRAP » ^^

    Bravo pour les arguments de cet épisode, qui démontrent bien les bons et les mauvais côtés d’un legacy.

    Pour revenir au jeu, campagne en cours à 4 joueurs, nous en sommes à la moitié, et nous commençons à enchainer les défaites.
    Mais nous irons au bout quoi qu’il en arrive !

    Les regles sont touffues, et avec le temps qui passe entre les parties (surtout avec le confinement), difficile de se rappeler de toutes les « petites regles et ajouts », et de ne rien oublier (et la moindre erreur de règles peut couter cher). Nous avions mal géré le calcul des relations/améliorations, rendant nos persos moins puissants qu’ils n’auraient du l’être …

    Mais malgré la difficulté du jeu, l’envie de découvrir tout ce qui nous attend dans la boîte est tellement folle !!

    Vous n’avez pas parlé de la saison 0 d’ailleurs, faire la saison 1 m’a donné envie d’acheter la saison 0, qui devrait être sortie au moment où vous parlez de mon commentaire d’ailleurs. Des retours peut-être ??

    Bonne journée et bons jeux !!

  2. Très chouette émission (j’ai l’impression de me répéter…) !

    Personnellement je n’ai fait que la saison 2, que j’ai adoré (la 1 me semblait trop proche du jeu de base que j’avais déjà beaucoup poncé). Pour autant il y a également eu des moments difficiles, comme quand on a enchaîné 4 défaites consécutives (avec très peu de réussite, nos choix étant toujours les bons bien entendu). C’est dur et frustrant, mais comme l’a dit Astien c’est aussi ce qui rend le jeu prenant et inoubliable. Les joies des victoires sont à la hauteur des frustrations quand on perd. Après je conçois tout à fait que pour ceux qui sont du mauvais côté du spectre de la chance tout au long de la campagne, ça doit être terrible…

  3. Juste pour répondre à la question que vous posez vers 1h08 :
    On a joué à 4. On a adoré. On a pas trouvé particulièrement difficile : on a joué en 15 parties, dont trois défaites.
    En fait, les quelques fois où on a perdu, on s’est plutôt réjouit : chaque défaite offre une partie supplémentaire 🙂
    Le truc qui nous a déçu était le décompte des points à la fin : on avait exprès gardé une caserne militaire en guise de musée (comme d’autres ont gardé Auschwitz ou le mur de Berlin) et c’est à cause de ça qu’on a pas eu le score maximal.

  4. Je suis plutôt d’accord avec tout ce qui a été dit, en bien comme en mal. J’ai trouvé que les deux intervenants ont été très clairs sur leur position. Et on s’aperçoit qu’elle ne s’oppose pas frontalement. Elles témoignent simplement de deux attentes et de deux expériences de jeu différentes. Je me permet de partager la mienne car je pense qu’elle peut humblement compléter les propos déjà dit (Bien que la chronique soit déjà très complète).

    Déjà ce qu’il faut savoir, c’est que je ne suis pas particulièrement fan de Pandemie. L’idée d’en refaire une partie me laisse totalement froid. Et pourtant, comme Astien, Pandemic Legacy Saison 1 fait partie de mes meilleures expériences ludiques.

    C’est parce que je ne considère pas Pandemic Legacy comme un Pandemie ++ mais comme une réinterprétation. Même si on part de la même base mécanique, l’ajout du Legacy change complètement la perception des éléments communs. L’expérience de jeu en est profondément altérée. C’est pour ça que je pense qu’Astien et moi ne sommes pas des cas isolés : Il est possible de ne pas apprécier certaines choses dans Pandemie (l’effet leader notamment) et de les tolérer dans la version Legacy. A l’inverse, comme pour Benofx, il est tout à fait possible de ne pas retrouver dans Pandemic Legacy Saison 1 ce qui nous avait plu dans le jeu originel . Pour ceux qui connaissent, c’est un peu comme Colorio et Dobble. Dans les règles, ce sont deux jeux très proches qui partagent une mécanique basée sur le même algorithme et pourtant en deux-trois choix éditoriaux l’expérience de jeu est profondément bouleversée. Faisant du premier, un jeu pour enfants gentillet et du second, une bombe ludique touchant un public bcp plus large.

    J’aurais beaucoup à dire sur la narration de ce jeu de PLS1. Pour moi, il ressemble beaucoup à ces séries policières écrites de manière procédurale. Y’a une structure commune à chaque partie mais avec des règles qui évoluent peu à peu et un fil rouge qui amène quelques retournements de situations.

    L’analogie avec une série télé permet de comprendre que, comme l’a dit Astien, ce n’est pas une narration faite d’embranchements que peuvent prendre les joueurs (comme dans Gloomhaven, par exemple) mais un rail. Les joueurs sont spectateurs. Ils sont sur des rails et subissent l’avancement de l’histoire.

    On pourrait croire du coup que refaire la “saison” (un emprunt du vocabulaire de la série tv, comme quoi l’influence est assumée) n’aurait aucun intérêt. Mais c’est là que l’aspect ludique prend le relais. Parce que Pandemic Legacy reste un jeu. Et pour l’avoir joué deux fois avec des groupes différents (une fois à 3 joueurs et une autre à 4) l’expérience est à chaque fois différente. D’abord, parce que tu oublies certaines choses et aussi parce qu’il y a des évènements semi-aléatoires qui vont affecter différemment le jeu.

    La narration sert de locomotive, elle contraint les joueurs à avancer. La partie ludique devient une mémoire qui retient les échecs et les succès des joueurs, ainsi que les conséquences des évènements subis par les joueurs.

    C’est pour ça que, contrairement à Polgara, je pense que ne pas déchirer les cartes est une erreur car c’est esquiver un élément qui fait partie de l’expérience ludique du Legacy. Quand on déchire une carte, il n’y a pas de retour en arrière possible. L’impact de ses choix, qui ne vont pas te suivre sur une seule partie mais sur toute une campagne, est un élément très très fort. Simplement écarter la carte atténue l’inquiétude sur les éventuelles répercussions car cela permet le retour en arrière.

      1. Et mince, mon clavier a fourché : C’est pas colorio, c’est Colori de Reinhard Staupe et édité en France par Gigamic. Il est sorti en 2007 (alors que Dobble date lui de 2009). A la sortie de Dobble, il y avait même eu tout une histoire parce que l’auteur de Colori avait écrit à Play Factory ou Asmodée (je sais plus) pour dire qu’ils auraient au moins pu le mentionner dans les crédits vu qu’il se basait sur son jeu. Ca avait créé alors quelques discussions de la part des auteurs qui défendaient plutôt l’idée que les deux jeux étaient différents et qu’on avait pas forcément à mentionner les créateurs de mécaniques qu’on utilise dans ces propres jeux (sinon on en finirait plus). Après, je dis ça de mémoire. Il est possible que je me trompe sur les détails.

  5. Un régal cette émission , on en veut encore !!
    Petite remarque : polgara définit le legacy comme des parties qui reprennent les éléments des parties précédentes. Pour moi c’est le propre des jeux à campagne non ? Pour moi un legacy en est un cas particulier dans lequel il y a evolution du matériel et des règles en cours de campagne.

    1. Oui je vois ça comme toi : dans un jeu à campagne c’est le personnage du joueur qui évolue mais les règles restent les mêmes, dans un legacy c’est le jeu lui-même qui évolue.
      Dans les deux cas, ce que les joueurs essaient, réussissent et ratent aura une influence durable sur les prochaines parties. A priori cette influence devrait donc être plus forte dans les legacy (puisqu’elle impacte directement tous les joueurs et pas seulement mon perso), mais on voit bien avec ce qui est raconté dans cet épisode que les évolutions de règles peuvent aussi être très scriptées, et donc les joueurs un peu déçus de réaliser qu’ils n’ont finalement pas eu tant d’influence que ça sur la suite des événements.

  6. A quatre c’est probablement plus difficile, car même si on couvre plus de terrain, il est plus difficile de faire des échanges de cartes.

    Si la frustration est trop grande, mettez les cartes épidémies sous les 4 premiers paquets afin qu’elles arrivent plus régulièrement (les puristes crieront à la triche, mais ça vaut mieux qu’une trop grande frustration).

    N’hésitez pas à perdre volontairement un mois afin de préparer la suite (je veux dire ignorer les objectifs donnés et ce créer ses propres objectifs qui faciliteront la suite).

    J’ai préféré la saison 2, mais attention à bien lire (et relire au début d’une nouvelle partie) les cartes histoires/missions, il y a parfois des infos qu’on peut avoir oubliés et donc ça risque de compliquer le jeu.

  7. Totalement d’accord avec Astien !
    Pandemic Legacy demande un total investissement des joueurs et les plonge dans une narration qui, bien que guidée, reste totalement en adéquation avec le jeu. D’autant que les quelques défauts inhérents à la 1ère saison sont totalement gommés avec la suite créée.
    En somme, peu de jeux m’ont donné autant d’émotions ludiques et clairement, vivement la saison 3… euh… la saison 0.

  8. Sympa ce type d’émission. Merci à toute l’équipe.
    Pour ma part, je préfèrerai que l’émission parle de jeux plus clivants, histoire d’avoir vraiment de gros arguments pour/contre. Pour cela, il vaut mieux prendre des jeux plus loin dans le classement BGG. Là, on s’attaque quand même au numéro 2 et finalement les arguments « contre » sont davantage sur du ressenti que sur la mécanique du jeux qui reste du Pandemie.
    Je suis surpris d’avoir entendu de la part de Benofx que 50% des parties ne se sont jamais terminées. D’où vient cette stat ?

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