14 nombreux commentaires pour N°127 – Jeux de société et écologie

  1. Je n’ai aucun jeu, je vais sur les festivals et dans les ludogites, fais des croisières sur capitainemeeple.com (qui est sur ludogite.fr) et y joue à des jeux éco-conçus en France à thème écologique.

    J’ai ma ceinture noire 10eme dan de joueuse écolo?

  2. Salut,
    Episode super intéressant, j’ai découvert plein de trucs, merci à vous.

    Pour ma part, je suis ceinture jaune et un peu marron.

    C’est tellement dur de quantifier l’impact de nos actions par rapport à l’écologie :
    – le coût environnemental des serveurs de jeux par exemple …
    – en comparaison, du cout du transport / livraison de mon jeu …
    – les véhicules électriques qui me livrent sont moins polluants, mais les batteries au lithium sont complexes à recycler et l’extraction de ce matériau n’est pas sans impact sur la planète non plus …
    – et tellement d’autres facteurs qu’on ne connait/maitrise pas …

    A+ la team

  3. Merci d’abord d’avoir fait ce podcast même si je pense je vais maintenant le critiquer.

    D’abord le problème le plus important :
    — Tout ce qui est dit n’est basé sur RIEN, ou plutot est basé sur ce qui nous semble logique (type : « si j’achete mon jeu dans une boutique proche de chez moi c’est mieux pour la planète « ). Le problème c’est que l’écologie est bourrés de faux amis, d’idée non intuitives (exemple : les études montent qu’acheter de la nourriture locale est plutôt plus mauvais pour la planète car il y a beaucoup plus de pollution de transport quand un agriculteur transporte quelques carottes dans son utilitaire diesel et qu’il va faire le tour de tous les points de ventes, plutot que des camions bien remplis aux dernieres normes qui vont centraliser tout dans un grand magasins. Même si on doit faire quelques km de plus pour aller au supermarché. Personnellement je trouve ça contre intuitif, et ça va meme contre ce que je pense qu’il faut faire (défendre le petit commercre etc.) mais c’est la vérité des chiffres et il n’y a quelle qui compte (a moins que le but soit de se donner bonne conscience… même si le but est de polluer moins alors…). Je donne cet exemple mais j’en ai des dizaines comme ça. Donc le problème c’est que les solutions que vous proposez pour faire des efforts, et bien on ne sait pas absolument pas si elle vont dans le bon sens. Donc ce qu’il faudrait c’est plutot demander plus de chiffres et plus d’études sur tout cette activité. Afin de définir une sorte de plan, d’objectif des entreprises, de l’état et des consommateurs, pour voir dans quelle direction aller pour polluer moins et faire baisser le pollution carbone de notre passion. Pourquoi ne pas instaurer une sorte de taxe bonus / malus qui augmenterait le prix des jeux qui pollue moins et inversement. Car aujourd’hui on ne paye pas le cout reel de nos jeux tant que le cout en tient pas compte de l’impact sur l’environnement.

    Autre problème : toute l’émission j’ai eu l’impression que tout les actions proposées avait pour but de cahnger le moins possible ! Puisque qu’a chaque fois qu’une action « qui va suppose-t-on dans le bon sens » est proposée, elle est atténuée par une autre action qui je pense annule tout bénéfice (exemple : j’essaye les jeux avant de les acheter MAIS je vais acheter une version digitale de ce jeux pour l’essayer (avec toute la pollution qu’il faut pour créer une application qui vient S’AJOUTER a l’achete du jeu en physique. Donc le résultat est PIRE. Sans compter qu’a chaque fois vous ne pensez pas aux effets non voulus du type : je peux essayer plus de jeux donc j’en achete plsu en physique OU je joue plus de partie en digitale donc je me lasse plus vite de la version physique…).

    Autre exemple dans la vrai vie : tout le monde dit qu’isoler une maison c’ets bon pour la planete. MAIS c’est sans compter le fait que ce qui est observé c’est que la plus part du temps les gens apres isolation ne baisse pas le chauffage. Dans les faits au lieu de chauffer chez eux a 19° ils vont chauffer à 21 et gagner en confort. Aucun gain pour la planete (au contraire vous avez pollué pendant les travaux). Pour ce que vous proposez c’est pareil il y a TOUJOURS des effets de bords : est ce que les gens sui sont abonnées a une ludotheque achetent moins de jeux ? Vous n’en savez rien ! SI ça se trouve c’est le contraire.

    Enfin un autre faux amis bien connu : l’achat d’occase.
    On sait aujourd’hui que l’achat d’occasion n’est pas bon pour la planete : en achetant d’occasion vous donnez de l’argent a des gens qui se servent de cet argent pour acheter des jeux neufs ! En effet le sgros joueurs ont bien compris qu’ils pourraient CONSOMMER PLUS de jeux en les revendant rapidement : ils perdent assez peu et avec l’argent ils peuvent acheter d’autres jeux. Si il n’y avait pas l’occasion ils achèteraient MOINS de jeux (car ça leur couterait plus). Phénomène bien observé par la vente sur vinted, il y a pas mal d’infos la dessus sur le web.

    BREF demandons plus de transparences, plus de chiffres, des normes de l’état plus exigeantes avec des gens payés pour les faire respecter, plus d »étude scientifiques sur l’impact de notre loisir (sur les études n’existent pas alors pourquoi la profession ne se regroupe pas pour les financer avec l’aide de l’état ?).

    ET ENFIN pour moi la seule chose qui soit prouvé c’est que si vous achetez moins de jeux et bien ça pollue moins. Si tout simplement vous jouez plus aux jeux que vous avez déjà. Juste ça. ça veut dire moins céder aux sirenes de la MODE des nouveaux jeux (car comme pour les fringues : pourquoi on continue a s’acheter de nouvelles baskets si on a déjà ce qu’il faut c’ets bien a cause de la mode qui nous fait dire que cette nouvelle paire IL NOUS LA FAUT). Pour les jeux c’est pareil, oui un jeu n’en remplace pas un autre et pourtant… Combien de jeux ne sont qu’un remix de jeux existants avec un nouveau matériel et un nouveau look ?

    Ah oui enfin une derniere chose :
    je pense que vous n’avez peut etre pas une conscience assez grande de la situation écologique : si on ne fait rien de notre vivant nous allons connaitre la guerre et la famine c’est quelque chose qui est un fait mais qu’on ne dit pas assez. Et aussi la fin de la démocratie.

    Et je peux vous dire que dans cette situation, on n’en aura plus rien a F**TRE du dernier kickstarter et on se sentira bien con d’avoir voulu changer aussi peu de nos modes de vies (je m’inclue dedans évidement).

    J’encourage ceux qui trouvent que j’exagere a regarder cette conference de 2h. Oui c’est long mais si vous ne voulez pas faire l’effort de vous informer correctement alors pas la peine de dire que vous en avez quelque chose a faire du climat…
    https://www.youtube.com/watch?v=2JH6TwaDYW4&list=PLHX4j8sPihRdUBv2r7mGdyXcRKD6N23pA&index=2&t=4s

    1. @alexgodlex : Tu fais bien d’insister là-dessus : en matière d’écologie, le « bon sens » n’est pas souvent de bon conseil.
      Cyrus a quand même pris plusieurs fois la précaution de prévenir des limites de sa chronique.

      Les effets néfastes que tu cites pour les versions numériques, l’isolation ou l’occasion font partie de ce qu’on appelle plus généralement l’effet rebond : les économies (financières ou environnementales) qu’on peut faire sur un mode de consommation déclenchent parfois un usage accru (et donc alourdissent le bilan au final), ou mènent à consommer autre chose qu’on n’avait pas l’occasion d’utiliser avant.

      Cela dit, je pense que ça reste pertinent de se sensibiliser individuellement dans notre vie quotidienne, parce que sur le long terme ça peut changer nos habitudes et la société dans le bon sens. Certes les carottes que j’achète à mon producteur local n’ont pas un très bon bilan écologique parce qu’elles ne bénéficient pas d’économies d’échelle ; mais quand je vais acheter en supermarché, je cautionne le système de grande distribution avec toutes les dérives qu’il engendre. De plus en supermarché je vais forcément acheter d’autres produits inutiles et moins vertueux, alors qu’en Amap il faut bien que je me débrouille pour cuisiner avec le contenu de mon panier. Pour revenir à un exemple du JdS, acheter un jeu Opla ne pollue pas forcément moins qu’un autre (j’espère que si mais concrètement je n’en sais rien), par contre implicitement j’avance dans mon sevrage de plastique, et j’encourage un éditeur qui fait peu de jeux en essayant qu’ils soient tous bons plutôt que ceux qui en sortent 10 par an en espérant qu’un d’entre eux rencontre le succès par hasard.

      À propos de la chronique de Fendoel : c’est bien de rappeler les nuances et faux-amis entre ces différents logos, mais pour de vrai, qui ici recycle ses boîtes de jeu !? Un logo qui serait plus utile dans notre hobby serait plutôt « produit à partir de matériaux recyclés » (je crois que ça commence tout juste à exister pour certains plastiques).

    2. @alexgodlex, tu as raison sur de nombreux points.

      Malheureusement, la culpabilisation est plutôt contre-productive, et beaucoup de tes arguments s’inscrivent dans un cercle vicieux (ex : comment savoir si la joueuse qui vend son jds à la braderie du coin réfléchit au prochain jeu qu’elle va acheter, ou si elle fait des économies pour construire son potager ?).

      Tu as tout à fait raison de dire que les paramètres sont beaucoup trop nombreux pour être sûr que chacune de nos actions ne généreront pas d’effet de bord.
      Et alors ? Doit-on nécessairement avoir un doctorat en écologie pour commencer à agir ? Ne doit-on nous soucier que des grandes causes du réchauffement climatique, en mettant les projets de moindre envergure au placard ? (qui peut se targuer de pouvoir activement lutter contre le trafic aérien, ou l’abattage des forêts tropicales ?)
      Je trouve au contraire que fonctionner ainsi nous fait trop intellectualiser, et nous pousse à l’inaction (tiens ? Ne parlerait-on pas d’analysis paralysis ?)
      Il est nécessaire que tout le monde tente des trucs, chacun de son côté, à la hauteur de ses moyens, pour améliorer les choses. Et si certains de nos choix sont des erreurs… ben c’est pas grave !

      Pour terminer, il faut savoir que même si tous les citoyens de la planète devenait d’un coup exemplaires en matière d’écologie, et bien il y aura encore 75% du chemin à parcourir. Car les premiers acteurs du réchauffement ne sont pas les citoyens, mais bien les entreprises.

  4. Cette discussion me fait penser à ce graphe (pour anglophones): https://www.visualcapitalist.com/visualising-the-greenhouse-gas-impact-of-each-food/
    avec l’empreinte carbone de la chaîne logistique de différents types de nourriture. On voit d’ailleurs que le transport n’est pas le pire domaine en ce qui concerne les émissions de carbones. Le plus important est de changer les habitudes des consommateurs. Il serait super intéressant d’avoir le même type de graphique concernant les jeux en fonction de leurs composants et de leur provenance.
    Comme dit Quinarbre, je pense aussi que c’est pertinent de se sensibiliser à ces problématiques, et d’ailleurs cette sensibilisation doit aussi lutter contre l’effet rebond évoqué ci-dessus.

    1. Intéressant schéma complet.
      Globalement, j’avais lu que le transport représentait 6% de l’empreinte carbone de l’alimentation, l’emballage 3%. Le schéma montre bien que le sujet numéro 1 est la nature du produit, le 2 est je crois le mode de production. Il faudrait étudier aussi le mode de cuisson/préparation (ex barbecue, plats préparés…).
      Et les pertes. D’ailleurs, les jeunes soit disant + écolo gaspillent plus que les anciens, les 18/24 ans jettent 2 à 3 fois + que les 65+ https://www.bfmtv.com/economie/gaspillage-alimentaire-les-jeunes-jettent-plus-que-la-moyenne_AV-202105130020.html
      Même constat pour les bobos, qui consomment +.
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/04/hyperconsommateurs-amateurs-de-fast-foods-et-de-bio-portait-robot-des-jeunes-bobos-urbains_5392515_3234.html
      Bien résumé par Groland « Moralité : contre l’effet de serre mieux vaut parfois être pauvre et irresponsable que riche et écolo » https://www.dailymotion.com/video/x8n2mo

      Le cas des jeux est à mon avis incomparable avec l’alimentation.
      On mange tous les jours, souvent 3 repas.
      Même si on achète 1000 jeux dans une vie (ce qui est énormissime), ça fait +/- 1 jeu/mois. Le sujet écolo serait alors ce qu’on mange ou boit en jouant. Empreinte carbone d’une bière?
      On joue presque toujours chez soi ou près de chez soi. Jouer à un jeu de société est il me semble une activité très écologique, même avec des jeux « mal » produits et transportés; on utilise une boîte avec quelques éléments, sans dépense d’énergie, sans matériel additionnel (on a tous une table et des chaises), aucun entretien du matériel, aucun changement de pièce.

      Enfin, comme le dit Quinarbre, l’aspect social est important.
      Sinon, des ouvriers chinois sous-payés (souvent ouvrières) qui dorment en dortoir dans l’usine et font 60h polluent moins que des ouvriers européens.

  5. Merci pour cette chronique, qui a pour elle l’avantage d’aborder ce vaste sujet qu’est l’écologie avec un point de vue plutôt original. Et même si notre hobby/passion/passe-temps (rayez la mention inutile) est loin d’être le danger principal pour notre planète, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de petits combats.

    En ce qui concerne l’impact des jeux en version numérique, je vous conseille de lire la dernière étude de GreenIT, qui même si elle contient quelques erreurs de calcul, a le mérite d’être clair et plutôt exhaustif. On peut en ressortir que l’impact environnemental (carbone et énergies) du numérique mondial est de 4 à 5%. Et que dans ces 4 à 5%, la grosse majorité de l’impact est dû à la surconsommation de gadgets numériques, dont la fabrication est très néfaste pour la planète. La partie software et les datacenters ont une part beaucoup plus petite des émissions de gaz et de la consommation d’énergies.
    L’utilisation d’une application en tant que telle, n’est donc finalement pas si néfaste qu’on pourrait le faire croire. Ou en tout cas, beaucoup moins que de vouloir connecter toute sa maison, ou de changer son portable tous les 2 ans.

  6. Salut,
    Excellente émission, qui amorce une forme de débat sur le (très vaste) sujet écologique.

    Y’a déjà des supers interventions dans les commentaires, notamment de Alex qui amène l’éclairage énergétique et physique du sujet de la transition énergétique (les vidéos de Jankovici ouvrent effectivement les yeux au pied de biche).

    Pourtant, je crois qu’il y a méprise, notamment à cause de l’étendue des sujets couverts par le terme « écologie ». Ce que mes camarades abordent dans cette émission, c’est surtout ce qui est recouvert par « l’éthique de la consommation », ce qui correspond notamment au comment consommer (Cyrus), comment s’informer (Fendoel) et surtout aux attentes des citoyens de changer la relation avec les entreprises qui se satisfont de moins en moins d’une relation basée exclusivement sur le marketing.

  7. Sympa le bêtisier à la fin, une première ou je ne suis pas tombé sur les précédents ?
    Pour le code de la fin, j’ai cru que Dany allait dire « en écriture chi[noise] » et non « chiffrée ». Peut-être une blague à faire une prochaine fois mais assurément un challenge un peu plus relevé !
    Aller, je vais me faire un Time’s Up en écrivant les mots avec un morceau de charbon ou de craie trouvé dans la nature au dos de feuilles de bananiers de mon jardin avant qu’elles ne rejoignent le compost. Ça s’est écolo.

  8. @Cyrus pour la ceinture marron on peu parler de Race for the galaxy???

    Merci pour cette émission qui ouvre un vaste débat !

    1. Salut !
      Pourquoi Race For The Galaxy ? Je ne me rappelle pas ce que j’ai pu dire dans l’émission en lien avec ça ^^’

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