En 2012, le phénomène Kickstarter décolle et son fer de lance se nomme Zombicide, créé par 3 français : Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien et Nicolas Raoult. Un jeu qui va marquer les esprits pour son record de financement sur la plateforme, mais pas seulement.
Dans ce nouvel épisode de Sortons le Grand jeu, Cyrus et Le Pionfesseur explore les méandres de Kickstarter et d’un genre plutôt « pan pan boum boum » avec Zombicide.
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Introduction
Commentaires précédents
On revient sur les quelques commentaires de l’émission précédente qui était consacrée au jeu Le lièvre et la Tortue et son auteur David Parlett. Vous pouvez retrouver ces commentaires ici.
Zombicide, c’est quoi ?

Zombicide est paru en 2012 en co-édition entre Guillotine Games et Cool Mini Or Not. C’est un jeu de Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien et Nicolas Raoult et illustré par Miguel Coimbra, Nicolas Fructus, Édouard Guiton, Mathieu Harlaut et Eric Nouhaut. C’est un jeu qui se joue de 1 à 6 joueurs/joueuses. L’éditeur indique que le jeu est accessible dès 14 ans et promet des parties de 60 minutes.
C’est un jeu qui n’est pas disponible à La Caverne du Gobelin au moment où on enregistre (mais on trouve d’autres versions…).
Zombicide est un jeu coopératif à scénarios, dans lequel notre objectif dépend du scénario retenu. Mais globalement on va devoir trucider des zombies !
Via un système de points d’actions, on va pouvoir : se déplacer sur le plateau, fouiller des bâtiments pour trouver de nouveaux équipements et utiliser ses équipements pour attaquer les zombies.
Les joueurs jouent tous leur tour puis les zombies vont jouer : de nouveaux zombies apparaissent, les zombies se déplacent et attaquent les joueurs. Certains zombies sont spéciaux. Il y a même des boss !
À force de tuer des zombies, on va gagner de l’adrénaline (des XPs) pour débloquer des compétences, mais cela va aller de paire avec la difficulté du jeu qui va augmenter.
Pourquoi Zombicide est un grand jeu ?
Les prix :
- 2013 – Sélectionné à l’As d’or
- 2013 – Finaliste du Tric Trac d’or
- 2013 – Finaliste du Lys catégorie « passionné »
- 2013 – Sélectionné au Golden Geek Best Thematic Board Game
Les classements :
Sur Boardgamegeek : 752ème aujourd’hui et 240 dans le classement “Thematic”
En 2013 : on trouve son meilleur classement aux alentours de la 115ème place.
Les éditions :
- Une 2ème édition en 2021
Les réimplémentations :
- Zombicide: Black Plague (2015)
- Zombicide: Green Horde (2018)
- Zombicide: Invader (2019)
- Zombicide: Dark Side (2019)
- Night of the Living Dead: A Zombicide Game (2021)
- Marvel Zombies: Heroes’ Resistance (2022)
- Zombicide: Undead or Alive (2022)
- Marvel Zombies: A Zombicide Game (2023)
- Marvel Zombies: X-Men Resistance (2023)
- Army of the Dead: A Zombicide Game (2024)
- Zombicide: White Death (2025)
Les extensions :
- 138 références, allant du goodie à l’extension en grosse boite de plusieurs kilos selon BGG.
Les compilations :
Aucune
Autres :
- Application mobile sur iOS et Android
- En 2020, l’éditeur annonçait plus de 2 millions d’exemplaires vendus
- Une licence racheté 2 fois, preuve d’une “IP” forte :
- Une campagne Kickstarter record pour l’époque avec 781 597 $ récoltés auprès de 5 258 contributeurs.
La genèse
Les auteurs faisaient partie de la société « Rackham » qui a été liquidé en novembre 2010. A la suite de cela, ils ont monté « Guillotine Games ». Ils avaient 2 jeux en préparation. L’un d’eux était la base de Zombicide qui n’avait alors pas de thème. En tout cas, il y avait un envie forte de faire un jeu coopératif. Le thème des zombie était très en vogue à l’époque dans la culture populaire (The Walking Dead, World War Z, etc.). L’idée de ce thème aurait été soufflée par Percy de Montblanc validée par Raphaël Guiton.
Une fois Zombicide créé, ils ont trouvé un partenaire américain (distributeur – CMON, Cool Mini Or Not) puis un distributeur français et espagnol (EDGE). Le jeu allait être produit dans le réseau classique mais le partenaire américain, CMON, voulait augmenter son tirage pour faire des économies d’échelle, d’où l’idée de passer par Kickstarter. Ce serait également CMON qui aurait proposé d’ajouter plus de figurines et de types de Zombies.
L’analyse
- Le jeu coopératif « old school » (voir notre épisode sur Pandémie)
- Jeu à l’américaine (ou améritrash)
- Points d’action
- Dungeon Crawler
- Déplacement / Jets de dés
- XP et Level Up
- Porte, Monstre, Trésor
On distingue 2 types de Dungeon Crawler :
- Le Dungeon Crawler « Jeu de Rôle » (ou old school)
- Inspirés de Donjons & Dragons
- Souvent des thèmes fantasy
- Très lent, calculatoire, tactique
- Capacités spéciales “combo” (tu réfléchis à ton build, min-maxing)
- Parfois 1vsAll, un joueur incarne le MJ
- Long : ton personnage évolue beaucoup
- Souvent des jeux en campagne
- Parfois un peu narratif
- Le Dungeon Crawler « Arcade » (ou moderne)
- Inspirés de Jeux Vidéo
- Souvent des thèmes horrifiques, gores et/ou violents (généralement sur fond de SF ou d’univers fantastique)
- Très arcade, explosif, où on joue au feeling
- Se joue en une partie (parfois relativement courte 1h ou 2h)
- Capacités spéciales « arcade » (ça surprend, ça crée des situations, ça brise la monotonie)
- Souvent basé sur du coop old school
- Contrairement au Dungeon Crawler JDR, ici le but n’est pas forcément de tuer tous les monstres
- Très film / jeu vidéo d’action
- Encore une marque de fabrique de CMON : s’inspirer des jeux vidéo
Buter du zombie, on prie pour que ça ne soit pas réaliste, mais on s’y croirait.
Ancêtres et progéniture
- Donjons et Dragons (1974 – Gary Gygax et Dave Arneson)
- Dungeon (1975 – David R. Megarry)
- HeroQuest (1989 – Stephen Baker)
- Space Crusade (1990 – Stephen Baker)
- Space Hulk (1989 – Richard Halliwell)
- Betrayal at House on the Hill (2004 – Bruce Glassco)
- Pandémie (2008 – Matt Leacock)
- Claustrophobia (2009 – Croc)
- Project: ELITE (2016 – Konstantinos Kokkinis et Sotirios Tsantilas)
- The Others (2016 – Eric Lang)
- V-Commandos (2016 – Thibaud de la Touanne)
- Sub Terra (2017 – Tim Pinder)
- Nemesis (2018 – Adam Kwapiński)
- Alone (2019 – Andrea Crespi, Lorenzo Silva)
- Cthulhu: Death May Die (2019 – Rob Daviau et Eric M. Lang)
- Deep Rock Galactic (2022 – Ole Steiness)
Par où tout a commencé ?
Quel nom est sur toutes les lèvres ?
C’est quoi le meilleur ?
Zombicide, la pierre angulaire de l’avènement de Kickstarter
En 2012, c’est l’explosion sur KS, l’année finira à 83 M$ investis dans la catégorie « Games » (Jeux vidéo et jeux de société)

En 2015, la tendance s’est inversée entre jeux vidéos et jeux de société (source). Presque 89 M$ dans le jeu de société contre 46 millions dans le jeu vidéo. C’est l’année de Conan (3,3 M$), Zombicide Black Plague (4 M$) et Exploding Kittens (8,7 M$).
En juin 2016, KS annonce 500 M$ investis dans les jeux sur 8000 projets depuis le lancement de la plateforme (source). 265 M$ sur le jeu de société, 186 M$ sur le jeu vidéo et 49 M$ “autres”.
Les auteurs – Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien et Nicolas Raoult
Leur biographie
Raphaël Guiton

Raphaël Guiton, co-fondateur de Rackham en 1997 (le 31/12 X-D) avec Jean Bey qu’il avait rencontré dans son boulot précédent chez Games Workshop. Il est né en août 1970.
Jean-Baptiste Lullien

Jean-Baptiste Lullien, est né le 6 avril 1973. Après ses études, de 1999 à 2003, il devient testeur chez Multisim, un éditeur de Jeux de rôle, puis rédacteur. Mais il y était a priori pigiste, pas de quoi se faire un salaire. Il a ensuite écrit chez Département des Sombres Projets (Wasteland) et chez Les XII Singes (Hexagon Universe, Immortalis : le Crépuscule des Celtes, Dieux Ennemis). En parallèle, Il a également été chroniqueur pour Casus Belli (un magazine de JDR). Il a ensuite rejoint la société Rackham aux alentours de l’année.
Nicolas Raoult

Nicolas Raoult
Il déclare être entré dans le monde du jeu avec Heroquest et Space Crusade. Il a aussi fait du JDR et a découvert le jeu de figurines Confrontation, de Rackham. Nicolas a écrit une campagne pour le Confrontation qu’il a envoyée à Rackham… qui l’a recontacté pour lui proposer du travail. C’est ainsi qu’il rejoint Rackham autour de l’année 2000.
Dans ses jeux préférés, il cite : Takenoko, Pandémie, Tobago, Timeline, l’Île Interdite, Star Wars: X-Wing et Magic: the Gathering.
Il officie également en freelance en tant que Game designer
Leur ludographie
- Quelques autres jeux de figurines à l’américaine
- Massive Darkness (2017 – Les 3)
- HATE (2019 – Les 3 avec Alex Olteanu)
Leur patte
Des jeux à l’américaine dans le genre Dungeon Crawler…
Anecdotes
- Entre le début de mes recherches et la fin, on était passé de 312 items sur BGG à 324…
- Plongez avec nous dans les bas-fonds de Kickstarter et admirez cette campagne record 3,5 M$ d’horreur !!!
- Rackham renaît de ses cendres via Monolith en 2025.
- Est-ce que Cyrus sait pourquoi Cool Mini or Not s’appelle comme ça ?
Concluons
Pan ! C’est fini ! Ouais, c’est abrupte mais c’est comme ça. Cela dit, la discussion continue dans les commentaires. Et puis, on se retrouve dans 2 mois avec un autre Grand Jeu !
Nos Sources
Le jeu :
- Fiche BGG
- Fiche Wikipedia
- La campagne Kickstarter originale
- Interview chez Tric Trac publiée le 30/06/2012
- Le site des fans de Zombicide
- Le site officiel
- Baladoludique en parle
- Un peu de genèse
Les auteurs :
- Raphaël Guiton :
- Jean-Baptiste Lullien :
- Fiche BGG
- Interview sur sdimag.fr
- Fiche sur everybodywiki.com
- Nicolas Raoult :
- Fiche BGG
- Interview sur gangeekstyle.com
Et bien sûr, nos analyses, notre vécu et tout et tout.
Bon, bah, je me suis un peu raté dans la partie KS. J’ai confondu les chiffres par année et des chiffres exprimés en cumul depuis le début de l’existence de KS. Alors c’est moins impressionnant mais c’est impressionnant quand même ^^ (enfin, surtout les premières années)
Cyrus
Salut!
Pas chouffin
Salut à tous,
Toujours un plaisir de vous écouter, surtout vous 2 mes 2 préférés
Plus sérieusement en descendants je vois bien Dead Of Winter ainsi que Z First Impact
Allez biz
Ça me rappelle que j’ai connu et participé au site Cool mini or not pour voter pour les figurines. C’était assez impressionnant à l’époque la qualité de peinture de certains artistes. On pouvait aussi voter pour ça.
Bon sinon tout à fait d’accord avec l’ancêtre Space Crusade. Peut être plus que Space Hulk qui n’était pas aussi accessible.
J’ai un peu de mal avec votre classification de Pandémie comme un DUNGEON Crawler. Je ne suis pas expert du genre, mais pour un DUNGEON crawler il y a une notion de zone géographique de jeu limitée pour moi (une cave, un château, un quartier) et de cases pour progresser quand même. Et j’ai du mal à envisager le genre sans des fiches de personnages à équiper (le côté JdR quoi). Pour pandémie ça colle mal, même si j’entends vos arguments.
Au final j’ai été tellement surpris de voir Zombicide cité comme un grand jeu. Comme quoi des apriori des fois.
Hé hé, c’est surtout un délire de Pionfesseur le Pandémie = Dungeon Crawler.
Mais faut avouer qu’il y a des parallèles à faire et ça c’est quand même intéressant 🙂
Bonjour à vous, puisque subterra est cité en descendant potentiel de zombicide, qu’en serait-il de magic maze ? Il n’y a pas d’ennemi ni de récompense mais il donne vraiment un côté d’exploration de donjon et le côté temps réel et communication limitée qui donne un effet arcade au jeu, j’ai souvent le sentiment d’être devant un flipper lorsque les personnages bougent dans tous les sens sans comprendre où chacun souhaitent les déplacer.
Bonjour Arthur,
Hum, pour le coup, je pense que Magic Maze emprunte le thématique du Dungeon Crawler, mais n’est pas un Dungeon Crawler. Ce que tu « lootes » ne vient pas améliorer tes capacités. Tu ne fais pas face à des vagues d’ennemis (ni même à des ennemis tout court).
Un jeu peut transmettre des sensations d’arcade sans que ce soit un jeu de Dungeon Crawler Arcade.
Très Futé par exemple a un feeling Arcade, mais c’est un R&W Arcade, pas un Dungeon Crawler Arcade.
Cyrus
Merci pour ton retour, je suis assez d’accord avec cela. C’est pour cette raison que je posais la question comparativement à subterra qui est un jeu qui n’a pas ce feeling arcade, dans lequel on ne loot rien et les personnages ne s’améliore pas et il n’y a pas de vagues d’ennemi (les tuiles n’ont pas toutes des effets négatifs).
Du coup ma question précédente doit peut être se transformer en : Est ce que subterra mérite vraiment d’être cité comme descendant ? Si oui pourquoi ne pas citer Magic Maze ?
Parce qu’il y a quand même de forts points communs entre les deux jeux : l’exploration d’un terrain à l’aide de tuile qui apparaissent au fur et à mesure, des obstacles à passer par moment (dans magic maze il y a les caméras à détruire par exemple et dans subterra ces nappes de gaz sur certaines tuiles) et dans les deux jeux le principal adversaire est le temps qui file.
Est-ce que les points d’actions et les petits pouvoirs des personnages de subterra suffisent à eux seuls à établir une différence si nette entre les deux jeux ?
Hé bien moi je ne vous félicite pas messieurs. J’avais toujours réussi à rester loin de Zombicide (me disant que ça devait être nul car ça surfait effectivement sur l’engouement autour des zombies de l’époque) et voilà que juste après l’émission je farfouillais internet pour trouver la boîte qu’il me fallait pour commencer. Moi qui avait raccroché mes pinceaux avec Descent seconde édition, me voilà près à tout ressortir. Pas grave ça nous fera du loisir créatif avec les joueuses nés de la maison. Plus sérieusement j’ai toujours aimé les jeux de figurines alors que je suis aussi un grand joueur de jeux à l’allemande, mais ce qui ne m’allait pas c’était la quantité de règles. Pour le sondage sur Kickstarter, je viens d’en recevoir un avec deux jeux de Feld et une extension et j’ai reçu l’extension de 7th citadel une semaine avant alors que j’ai pas commencé le jeu de base… (par contre j’ai beaucoup joué au 7eme continent et ses extensions). Ces deux arrivées proches que j’avais complètement oublié, m’ont fait me faire promettre de ne plus retomber dans les financements participatifs.
Ha si, je tiens à faire remarquer un truc, ils font toujours plus ou au moins autant de héros que de méchants dans ces jeux et je déteste ça. J’ai toujours le temps de jouer tous les monstres mais jamais tous les héros, ce qui me donne mauvaise conscience.
Hello ! Pareil que barTouf, je joue beaucoup d’euro mais j’aime beaucoup le pan dans ta face aussi 🙂
Et ex-chouffin (j’ai développé mes goûts en bière et je ne fais plus de festival)
Bonjour à la Team, et merci pour cette belle émission.
Aaaah… CMON…
La première moquerie subie lorsque j’ai rejoint mon gang de ludistes, quand je leur ai demandé qui était cette Simone, qu’ils nommaient sans cesse… Ca ne s’oublie pas…
Je vais pouvoir enfin leur renvoyer l’ascenseur, en leur parlant des premières amours de cette boîte concernant les figurines ! (en espérant qu’ils ne soient pas déjà au courant de son passé).
Concernant Zombicide et ses descendants, j’ai été un peu étonné de ne pas entendre une seule fois le nom de Bloodborne (sauf à l’évocation du classement BGG).
Pourtant, il s’agit d’un dungeon crawler de CMON, et qui apporte un lot de spécificités intéressantes.
Particulièrement, l’abandon des brouettes de dés pour un système de deck building et d’actions à recharger, qui rend les combats beaucoup plus stratégiques (je suis assez allergique aux dés, lorsqu’il n’y a aucun moyen de mitiger leurs résultats).
Pour ma part, et c’est totalement subjectif, je l’aurais proposé prétendant au rang d’œuvre définitive.
Car avec ses campagnes très immersives et variées, son système de combat innovant laissant moins de place au hasard, et le système d’upgrade de son personnage plutôt bien pensé, je ne lui ai pas trouvé beaucoup de défauts (peut-être sa difficulté un peu trop élevée ? et aussi son thème, qui n’est pas du tout tout public…)
Probablement que les chiffres étant ce qu’ils sont, il est logique de retrouver Zombicide ici.
Je suis peut être/sûrement un vieux con sur ce coup et influencé par le type de jeu qui ne m’intéresse pas, mais il me semble surtout constituer une des campagnes fondatrices de tout ce que je déteste en terme de financement participatif. A savoir les jeux au kilo-plastique qui lèvent des millions, que les aficionados acquièrent sur un coup de tête, entassent par dizaines dans leur étagères, et n’utilisent au final pas ou peu (d’autant plus si on comptabilise les palettes de stretch-goals pas vraiment testés, goodies et autres pluies d’extensions ou mini-extensions douteuses).
Sinon j’ai quand même écouté l’émission 😉
Merci pour cette émission, j’ignorais que ce jeu était d’auteurs francais…
Je ne defini pas comme un joueur de jeu a l’américaine mais jai ks Conan, j’ai fait une campagne du batman. Et depuis 3 ans j’enchaîne les mâchoires du lion, gloomhaven et frosthaven…
Donc je doit être polyvalent !!
Comme d’habitude, excellente émission remettant la culture du jeu au centre du débat et non plus le produit.
Concernant Pandémie, en effet, on sent bien la volonté de forcer le trait pour « provoquer ». Mais, c’est tout à fait louable car il est important de savoir sortir de son couloir. Au demeurant, il me semble que la Maladie du jeu initial a été adaptée dans des versions ultérieures pour se transformer en barbares envahisseurs ou en créature monstrueuse venant d’autre dimensions. Toutefois l’expérience de jeu reste éloignée de celle d’un Dungeon Crawler et se rapproche beaucoup plus du Tower Defense.
Plus sérieusement, il me semble que le Dungeon Crawler se caractérise par l’exploration et la découverte progressive de l’espace de jeu. Cela est particulièrement vrai pour Space Crusade ou Heroquest.
Pour rappel anecdotique, il existe une version « Donjon & Dragon : le jeu de plateau » de 2003 (https://boardgamegeek.com/boardgame/6366/dungeons-and-dragons-the-fantasy-adventure-board-g) qui reprend les principes d’Heroquest pour les adapter à la licence D&D. Comme quoi la boucle s’est très rapidement faite avec JdR qui a inspiré le Dungeon Crawling et licence développée par WoC.
En termes d’œuvre innovatrice, je vous rejoins sur le fait qu’Heroquest soit indéniablement le père des Dungeon Crawler – JdR. Avec les deux fondamentaux qui sont, à mon avis :
– Un terrain qui se dévoile au fur et à mesure,
– Des fiches de personnages qui s’améliorent avec l’expérience.
En parallèle, Space Hulk propose une expérience légèrement différente avec un plateau (Hulk) déjà connu et des personnages qui restent figés dans le temps. Du coup, il me semble être le précurseur du Dungeon Crawler – Arcade (DW – Arcade) avec un plateau pas forcément à découvrir et des personnages moins évolutifs car jetables. De plus, une version de Space Hulk se joue avec un chronomètre pour les Space Marines rajoutant le stress du temps réel à la partie.
Vous pourriez me faire la remarque qu’à l’origine le jeu est conçu pour deux joueurs et n’est donc pas collaboratif. Mais spontanément, des règles maisons ont permis à plusieurs joueurs Space Marines d’affronter un maître de jeu qui incarnait les Gene Stealers. Je pense que cette version modifiée du jeu (mais non officielle) est le précurseur de DW – Arcade.
Seconde remarque anecdoctique, le jeu vidéo Doom (1992), précurseur du FPS à eu son adaptation en jeu de société avec Doom: the boardgame (2004) : https://boardgamegeek.com/boardgame/10640/doom-the-boardgame
Je jeu n’est pas une réussite mais il est amusant de noter que le DC – arcade à eu, lui aussi, sa boucle retour à la licence originelle.
Le Sortons le Grand Jeu parle de Kickstarter : les semaines qui suivent, le record de la plus grosse campagne tombe.
Proxi-Jeux n’est pas premier sur l’actu, il l’a devance !
Comme d’habitude, je me dis « non, ils ne vont pas réussir à faire 2h intéressantes sur Zombicide », et pourtant si. Évidemment, on s’écarte un peu des grands jeux pour lorgner du côté des jeux influents, pour reprendre la terminologie de Baladoludique. Intéressante cette règle des 3 actions qu’on retrouve partout chez CMON ! Il y a certainement plein de tropismes du même style à trouver chez d’autres éditeurs.
Plutôt que Dungeon Crawler Arcade, je vous proposerais bien le terme « Dungeon Crawler pop-corn » : ça se consomme vite, la gratification immédiate est préférée à la dégustation complexe, on peut en profiter distraitement en faisant un peu autre chose ; et aussi pour la référence indirecte aux films d’action.
Et maintenant je suis curieux de ce que vous allez traiter comme grand jeu pour la branche JdR !