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[Dossier] Les « remakes » de jeux de société

Introduction

Dans ce dossier animé par barTouf, Cyrus, Le Pionfesseur et Kurts, nous parlons des « remakes » de jeux de société.

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3:40:03 - Télécharger le fichier mp3

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Retour sur les commentaires du dossier précédent

Le dossier précédent était consacré au sujet « La transmission dans le jeu de société ». On revient rapidement sur les commentaires postés sur cette émission ici.

Les raisons pour lesquelles ont fait des remakes

Dans cet épisode, Kurts s’intéresse à une pratique devenue presque invisible tant elle est omniprésente dans le jeu de société : refaire des jeux qui existent déjà.
Remakes, rééditions, reskins, réimplémentations… derrière ces nouvelles boîtes se cachent souvent des jeux familiers, remis au goût du jour, transformés, ou simplement habillés autrement.

À partir d’un parallèle avec le cinéma et sa culture des suites et des franchises, Kurts explore les raisons qui poussent auteurs et éditeurs à revenir sans cesse vers des idées déjà connues : le poids de la nostalgie, le confort du familier, le besoin de limiter les risques… mais aussi l’envie sincère d’améliorer ou de moderniser certains jeux.

Jaws 19, sorti en 2015.

Avec les autres chroniqueurs, il ouvre alors une discussion autour d’une question plus large :
qu’attend-on vraiment d’une “nouvelle version” ?

Parce qu’au fond, refaire un jeu ne consiste pas seulement à changer une boîte ou un thème.
C’est aussi une manière de rejouer avec nos souvenirs, nos habitudes… et notre rapport à la nouveauté.

Est-ce que les suites sont toutes nulles ?

Où LePionfesseur nous parle des suites, tous ces jeux avec « 2 » dans leur titre, et ce que ça implique de leurs qualités ou de leurs défauts.

Le « remake » selon Knizia

Cyrus s’est penché sur le cas Knizia. Au moyen d’une analyse approfondie menée sur des données collectées sur BGG, il tente d’objectiver la propension de Reiner Knizia à proposer encore et encore le même jeu.

Vous pouvez retrouver les données brutes utilisées ici.

Pour prolonger le sujet de cette chronique, vous pouvez écouter le Sortons le Grand Jeu sur Les Cités Perdues de Reiner Knizia.

En bonus, voici quelques graphiques :

Nombre de jeux de R. Knizia en bleu dont les "réimplémentations" en rouge
Nombre de jeux de R. Knizia en bleu dont les « réimplémentations » en rouge
Évolution du pourcentage de "réimplémentations" dans la production de R. Knizia
Évolution du pourcentage de « réimplémentations » dans la production de R. Knizia

 

La réécriture dans le jeu de société

barTouf part des travaux de Tiphaine Samoyault (Toutes sortes de Misérables aux éditions du Seuil, collection Fiction & Cie) pour voir que les réécritures sont à la base du processus de toute forme d’art et qu’elle s’applique essentiellement aux classiques. Cependant on peut s’interroger sur la pertinence de la notion de réimplémentation qui est peut-être utilisé abusivement. Afin que cela soit plus clair, barTouf s’appuie sur l’oeuvre de Paolo Mori et plus précisément 4 de ses jeux, Libertalia, Libertallia les vents de Galecrest, Ethnos et Archeos society.

Pour aller plus loin :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-point-culture/tiphaine-samoyault-toute-culture-est-a-sa-maniere-une-cancel-culture-3223888

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/la-lutte-des-classiques-rencontre-avec-tiphaine-samoyault-6323742

Les films cités furent les suivants:

Funny games et Funny games US de Michael Haneke

Psycho de Alfred Hitchcock et Gus Van Sant

A star is born de Georges Cukor et de Bradley Cooper

Ball of fire et A song is born d’Howard Hawks

Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk et Loin du paradis de Todd Haynes

Et l’erreur fut de dire que le génial Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans de Werner Herzorg était un remake de lui-même, car c’est faux, vu que le premier Bad Lieutenant est d’Abel Ferrara. Face à deux grands cinéastes barTouf s’est emmêlé les pinceaux. Que les cinéphiles lui pardonnent.

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5 nombreux commentaires pour [Dossier] Les « remakes » de jeux de société

  1. Je n’ai pas encore tout écouté mais je tique sur la remarque du Pionfesseur « les stand-alone ça n’existe pas dans le jeu vidéo ». Ca désigne une extension qui peut être jouée sans avoir le jeu d’origine, et ça existe depuis des années. Généralement ce sont des titres qui propose du nouveau contenu solo tout en donnant accès au mode multijoueur du jeu original : les extensions de Half-life, les trois versions de Starcraft II, deux extensions du premier Dawn of war…
    En cherchant des exemples j’apprends que la cartouche du jeu Sonic&Knuckles avait même un port spécial permettant d’y insérer celle de Sonic 2 ou Sonic 3, ce qui changeait le gameplay et/ou les niveaux !

    Plus communément, on parle de stand-alone pour des jeux dérivés d’une série principale : Far cry blood dragon, Assassin’s creed brotherhood, Dishonored death of the outsider, Final fantasy X-2… ce ne sont pas des nouveaux ‘numéros’ mais on peut y jouer sans posséder ni connaître l’histoire du titre auquel ils sont rattachés.

  2. Je crois qu’il y a une confusion de fond entre la notion de suite (sequel en anglais) et remake.

    Le sequel, prequel ou reboot, s’inscrit dans une logique feuilletonnante : celle d’une histoire qui se poursuit, ce qui à partir de Star Wars (en fait plutôt du Parrain et de Jaws) deviendra le lot commun de toutes les franchises modernes (en parallèle avec le développement des séries télés).

    Les remakes qui existent depuis les origines à Hollywood, consistent à refaire une œuvre, en général pour une nouvelle génération, en l’adaptatant aux évolutions du temps culturellement et techniquement (notamment lors du passage du muet au parent ou du noir et blanc à la couleur).

    A noter que bon nombre de réalisateurs classiques hollywoodiens on souvent fait des auto-remakes, soit des remakes de leurs propres films (notamment Elle et Lui de Léo McCarey ou L’homme qui en savait trop d’Hitchcock).

    Le remake est souvent l’occasion pour un auteur d’inscrire sa patte personnelle sur une œuvre conue, typiquement le Scarface de DePalma qui déplace l’action du film de Hawks, situé originellement dans la communauté italienne de New York, dans la communauté cubaine de Miami.

    Je pense qu’on trouve l’équivalent des auto-remakes en jeu de société, comme lorsque les auteurs de Caylus reprennent leur jeu, je n’ai pas l’impression qu’on trouve vraiment de remakes à proprement parler, soit la réécriture par un auteur du jeu d’un autre

  3. Je répète le commentaire que j’avais laissé et qui n’est pas passé :

    Vous confondez « sequel » donc suite à l’histoire et « remake », le fait de refaire une oeuvre en l’adaptant à l’époque.
    La tradition du « remake » date du Hollywood classique : 1930-1970 pour la période parlante. Je vous invite réellement à vous y intéresser : à partir de Star Wars en 1977, le cinéma entre dans l’ère du Blockbuster à franchises et n’évolue plus vraiment. Si vous ne connaissez pas correctement le cinéma antérieur à 1977, s’il vous plaît, ne parlez pas de cinéma ! Le cinéma classique comporte des films beaucoup plus beaux, tant scénaristiquement qu’esthétiquement, que ce qui sera produit à partir des années 80, donc pitié, faites-vous plaisir en regardant des beaux films et renseignez-vous avant de parler.

    Le remake a originellement pour but de remettre une oeuvre au goût du jour pour un nouveau public, à la fois culturellement mais surtout techniquement, notamment suite à l’apparition du parlant puis de la popularisation de la couleur.
    C’est un peu ce qu’on trouve encore aujourd’hui dans le jeu vidéo, lorsqu’un jeu de 2001, Silent Hill 2 (donc lui-même un « sequel ») est remis à jour en 2024 pour être adapté aux nouvelles attentes en terme de gameplay et surtout de rendu visuel. J’aurais pu également citer, dans le même ordre d’idée le FF7 Remake de Square Enix.

    Typiquement, pour revenir au Hollywood classique, on distingue les auto-remakes où les réalisateurs comme Hitchcock avec L’Homme qui en savait trop ou Leo McCarey avec les deux versions d’Elle et Lui, refont des films qu’ils ont déjà fait pour les améliorer, des remakes fait par d’autres auteurs, ce qui permet à un nouveau réalisateur d’apporter sa patte à une histoire déjà connue. Le meilleur exemple en l’occurrence est le Scarface de DePalma (1983), qui déplace l’action du film de Hawks (1932), de la communauté italienne de New York vers la communauté cubaine de Miami.

    Il me semble que les jeux de société présentent beaucoup d’auto-remakes, comme les deux versions de Caylus ou la reprise de ses propres jeux par Knizia mais je n’y vois aucun remake par un auteur différent, ce qui pourrait être riche et intéressant esthétiquement.

    Je suis curieux d’avoir des réponses éventuelles sur le sujet.

    1. Bonjour Neibu,
      Ce n’est pas vraiment qu’on a confondu. C’est plutôt qu’on a titré avec un terme pour « simplifier » la dénomination du titre de l’émission, tout en voulant parler du principe de « retravailler » un jeu, « refaire » un jeu, faire une suite, faire un jeu similaire, ou suivant la même idée, qu’un autre… Bref, englober plusieurs notions que nous avons abordées dans l’émission.
      En ce qui concerne les remakes par un autre auteur, déjà je tiens à dire que ta remarque est super intéressante ! C’est vrai que c’est un angle qu’on n’a pas du tout abordé. Alors ce ne sont pas des « remakes » au sens où on l’entendrait dans le cinéma comme tu l’as bien défini, mais au sens polysémique tel qu’on l’a abordé dans notre émission, mais on pourrait citer :
      – Triqueta ( Stefan Dorra et Ralf zur Linde) qui reprend quand même beaucoup à Coloretto (Michael Schacht)
      – Nova Luna de Uwe Rosenberg et Corné Von Moorsel, mais il me semble que Corné n’a pas participé, qu’il est juste mentionné en tant que co-auteur par Rosenberg qui lui a emprunté le principe de réalisation des objectifs par adjacence d’Habitat. Mais à la limite, même si Corné a participé, ça met en évidence une manière procéder peut-être différente dans le jeu de société qui est d’identifier l’auteur de l’œuvre d’origine en co-auteur. Du coup, ça peut nous amener sur le terrain de beaucoup de jeux. Par exemple : Witchstone (Martino Chiacchiera et Reiner Knizia) qui reprend la base mécanique de Genial. Rencontre Cosmique, on a vu que des auteurs se sont ajoutés avec les versions. On pourrait sûrement trouver pas mal d’exemple de suite/v2/refonte/réimplémentation avec un co-auteur.
      Un exemple plus raccord avec ce que tu cherches peut-être :
      – Civilization de Francis Tresham en 1980 qui devient Advanced Civilization en 1991 avec une palanquée d’auteurs et autrices, mais sans Tresham et qui ont un remake complet par James Kniffen en 2017 avec « Civilization: A New Dawn » après le prisme d’une (enfin… plein…) revisite en jeu vidéo par Sid Meier. Du coup, je sais pas à quel point c’est un remake du jeu de société ou une adaptation du jeu vidéo X-D Et dans l’intervalle y a Tresham qui revient en 2015 avec Flo de Haan et John Rodriguez pour Mega Civilization…
      Bref, sujet super intéressant qui aurait pu faire l’objet d’une chronique. On verra ça pour le remake de l’émission 😉
      Cyrus

  4. Très bon épisodes j’avais envie de participer tt les 5 minutes ! Jai poster un commentaire sur discord mais 1 mois apres la sortie de l épisodes tout a deja été dis !
    La notion de suite, de remake, de réédition est vraiment unique et complexe a borné dans le j2s ! Différentes su jeux vidéo et des films sur plein d’aspect ! Parfois proche .

    La réutilisation de mécanique par un auteur dans 2 œuvre est ce son style ou un auto remake/reskin… le jeu numero 2 qui s’inspire du 1er est il forcément une suite.

    Faut il tenir compte de l’intention de l’auteur ou celle de l’éditeur, comment les distinguer !

    Existe til une vrai version dun jeu, que sont les autres si ce sont des fausses version, des pale copies sans ame? Un bon jour dont on a retirée l’âme par choix est ce une autre version du jeu ou juste un nouveau mauvais jeu puisque que ce qui lis les jeux entre eux est leur essence!

    Le bateau de thésée est il encore son bateau alors que 100% des planches ont été changer au fur et a mesure…

    Tant de réponses inaccessible.

    Vivement que vois sortiez la version deluxe edition 1.5 ex + alpha 2 limited : the second line

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