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[Sortons le grand jeu] Jungle Speed – Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko

Après un petit tour dans l’espace nos deux aventuriers du temps s’en vont tester leurs réflexes avec Jungle Speed. C’est donc en 1997 mais aussi un peu avant et après que Cyrus et Le Pionfesseur nous ramènent, car l’histoire de Jungle Speed est une histoire qui s’étale sur une longue période. Avec Jungle Speed, nous voici face à deux auteurs forts atypiques dans le paysage ludique : Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko, que beaucoup de joueurs et de joueuses connaissent sous leur pseudo « Tom et Yako ».

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Commentaires précédents

0:00:00 Introduction

 

0:01:51 Remerciements Caverne du Gobelin et tipeurs

 

0:02:37 Retours sur les commentaires

Les commentaires de l’épisode précédent, c’est par ici, mais comme d’habitude nous résumons tout ça !

Jungle Speed, c’est quoi ?

0:10:50 Fiche signalétique

Jungle Speed est un jeu de Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko édité en 1997 chez Antikalker / Week-end Games et distribué par Asmodee. Illustré par Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko, le jeu se joue de 3 à 7 joueur·se·s à partir de 7 ans. Les parties se jouent en environ 20 min.

Le jeu est toujours commercialisé, et vous pouvez le trouver chez notre partenaire, la Caverne du Gobelin

0:13:08 Présentation rapide du jeu

Chaque joueur·se possède un tas de cartes dont il va falloir se débarrasser. Les cartes possèdent des motifs, disons, tribaux de couleurs variées et dont certains se ressemblent plus ou moins. Chacun leur tour les joueur·se·s retournent la carte du dessus de leur paquet, si deux cartes comportent le même motif autour de la table, cela déclenche un duel entre le joueur et la joueuse concernée, le 1er ou la 1ère qui attrape le totem placé au milieu de la table remporte le duel et donne ses cartes précédemment révélées à l’adversaire. Évidemment, les règles sont un peu plus complexes, et certaines situations viennent déstabiliser les joueur·se·s.

 

 

Pourquoi Jungle Speed est un grand jeu ?

0:15:59 Pourquoi ce jeu est important ?

Les prix :

Bruit du vent faisant rouler un ballot de foin

  • 2003 Recommandé au « Spiel der Spiele Hit für Viele » (un prix autrichien)
  • 2003 Sélectionné au « Kinderspielexperten 8-to-13-year-olds » (un prix allemand décerné par un panel d’enfants)

Classements :

BoardGameGeek :

  • Meilleur classement retrouvé : 433ème
  • Aujourd’hui : 1386ème

Classement Tric Trac :

  • 16ème au classement des « jeux cultes »

Les éditions et extensions :

  • L’extension “Expert” (2002)
  • Jungle Speed : L’extension (2003)
  • Mini-Extension (2009)

Les éditions :

  • Édition Luxe (2005) (contient le jeu de base, l’extenstion +40 cartes inédites)
  • La Totale (2008) (idem que la version luxe)
  • Version plastique (2005)
  • Version sous licence Lapins crétins (2008)
  • Version électronique (2011)
  • Version plage (Dark et Silver en 2013)
  • Des versions illustrées par d’autres artistes :
    • 2018 – Skwak (Français)
    • 2019 – Eduardo Bertone (artiste espagnol)

Rééditions :

Des tonnes, avec des changements de packaging presque à chaque fois.

Autres faits :

Les spin Off :

  • Jungle Speed Safari (à partir de 5 ans – 2013)
  • Jungle Speed Kids (à partir de 4 ans – 2018 – avec Marie et Wilfried Fort)

Les adaptations numériques :

  • Une adaptation sortie du Wii en 2009

L’analyse

0:28:25 La Génèse

L’aventure Jungle Speed est le stéréotype de l’histoire de jeunes adultes qui créent un truc dans leur garage. Pierric et Thomas ont créé le 1er prototype du jeu en 1991 sur la base du “jeu du briquet”. Après avoir fait tourner leur jeu dans un cercle d’amis et de connaissances, c’est en 1996, qu’ils décident d’aller un peu plus loin et d’aller faire tourner le jeu dans des bars. Ils vendent alors leur jeu fabriqué de façon très artisanale de la main à la main :

  • Chaque totem et chaque sac était confectionné à la main
  • Les paquets de cartes assemblés également manuellement

Le jeu a ensuite été pris par Asmodee en distribution, à l’époque bien loin d’être l’entreprise qu’elle est aujourd’hui.

0:34:37 On sort les outils, ça va trancher

  • Rapidité au sens du réflexe
  • Discrimination visuelle
  • « Jeu d’ambiance »

==> Le jeu d’observation réflexe

Vous pouvez aller écouter la chronique « Les analyses du Pionfesseur » sur les jeux de rapidité pour comprendre son point de vue sur le sujet

0:45:01 Les ascendants
  • Jeu du briquet / jeu du bouchon (jeu traditionnel)
  • Le tas de merde (jeu traditionnel)
  • Bataille Corse / Egyptian Ratscrew (1975 – jeu traditionnel)
  • Scan (1970 – Marvin Glass)
  • SET (1988 – Marsha J. Falco)
  • Halli Galli (1990 – Haim Shafir)
  • Jeu des chaises musicales
0:53:30 Les descendants

Jeux d’observation réflexe :

  • Snorta (2004 – Chris Childs, Tony Richardson)
  • Dobble (2009 – Denis Blanchot, Jacques Cottereau, Guillaume Gille-Naves, Igor Polouchine)
  • Bazar Bizarre (2010 – Jacques Zeimet)
  • Gloobz (2014 – Alexandre Droit)
  • Twin It (2018 – Nathalie Saunier, Rémi Saunier et Thomas Vuarchex)

Jeux de réflexe :

  • Salade de cafard (2007 – Jacques Zeimet)
  • Cache Tomate (2007 – Reiner Knizia)
  • Face de Bouc (2017 – Alena Lebedeva)
  • Focus (2016 – Mathilde Spriet)
  • Kikafé (2018 –  Jonathan Favre-Godal)
  • Tapage nocturne (2019 – Théo Rivière)
1:12:28 Œuvre innovatrice, paradigmatique ou définitive ?

Pour faire écho à la chronique d’Acariâtre dans les chroniques n°100, nous tentons de confronter notre sujet au modèle du genre littéraire décrit en 3 étapes par Alastair Fowler : l’œuvre innovatrice, l’œuvre paradigmatique et l’œuvre définitive.

1:17:25 La thématique du jeu

Si si, on en a parlé !

Les auteurs – Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko

1:20:49 Les auteurs

Une démarche d’auteur qui prend le graphisme comme clé d’entrée.

Pierric Yakovenko :

  • Jungle speed et ses dérivés (1997 à … – avec Thomas Vuarchex)
  • Bugs and Co (2011 – avec Thomas Vuarchex et Bruno Faidutti)

Thomas Vuarchex :

  • Jungle speed et ses dérivés (1997 à … – avec Pierric Yakovenko)
  • Bugs and Co (2011 – avec Pierric Yakovenko et Bruno Faidutti)
  • Affiche Twin It (2011) (390 bulles et il faut trouver les 5 paires)
  • Twin It (2017)

Il a également illustré quelques jeux

Anecdotes

1:32:32 Anecdotes

Tout au long de nos recherches, nous avons glané quelques anecdotes. Nous vous partageons celles qui nous ont le plus marqués.

Concluons

1:39:04 Notre Avis

Notre avis sur le jeu. À votre avis ? (Un indice pour vous qui êtes chez vous, Cyrus fait partie des 2 présentateurs de cette émission, vous devriez au moins avoir la moitié de la bonne réponse :p)

1:43:39 Conclusion

S’ensuit une petite conclusion.

Nos Sources

Le jeu

Thomas Vuarchex

Pierric Yakovenko

Et comme d’habitude : nos souvenirs, nos approximations et nos tentatives d’explications à base de suppositions (mais parfois ce n’en sont pas) ;o)

12 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Jungle Speed – Thomas Vuarchex et Pierric Yakovenko

  1. Allez pour vous faire plaisir, je laisse mon premier commentaire.
    En plus j’offre le flanc à vos ripostes.
    Franchement Jungle Speed… effectivement certains pourraient préférer une émission sur le monopoly.
    Etrangement, Twin it apparaît comme « oeuvre définitive »… et bim ! une version Japan est annoncée pour le printemps. Faut-il y voir un nouveau complot ludique ? 😉
    Et dans les successeurs, vous avez réussi à passer à côté de Taco chat bouc…
    Bref, c’est pas votre meilleur épisode

    1. Bonjour Meeple Anonyme,
      Bon, déjà avec un pseudo comme ça, ça annonce la couleur en terme de Party Games :p
      Cela dit, je comprends quand même que tu préférais qu’on parle de Jungle Speed plutôt que de Monopoly, et puis moi aussi j’aime les meeples, comme quoi on n’est peut-être pas irréconciliables 😉

      Effectivement, on ne peut rien te cacher, on a été payés très grassement par Cocktail Games pour parler de Jungle Speed et par ricochet de Twin It version originale afin qu’ils vendent des millions de Twin It Japan (Oui, je te charrie un peu ;-p – en même si tu suis les chroniques, tu verras que tout se tient puisque le traitre c’est Le Pionfesseur 😀 – si tu ne vois pas de quoi je parle, il faut écouter Ludo Parano ici : https://podcast.proxi-jeux.fr/2021/02/n124-chroniques/)
      Et sinon pour Taco chat Bouc Cheese Pizza, effectivement on y a bien pensé pendant la préparation. Je suis d’accord qu’il colle au canon de Jungle Speed (Jeu de réflexe et d’observation – il a même le tempo de Jungle Speed), mais on ne lui a pas trouvé d’originalité suffisante pour le citer, ce qui n’enlève rien aux qualités du jeu.

      Perso, je suis assez content de cet épisode, c’est sûr que ça change de Caylus par exemple ^^. C’était lequel ton épisode préféré de ce format ?

      En tout cas merci d’avoir osé franchir le mur du son pour atteindre celui des commentaires 🙂
      Au plaisir de te lire plus souvent !

      Cyrus

      1. Tout d’abord, Cyrus, nous ne sommes probablement pas irréconciliables et le « sortons le grand jeu » sur Race for the galaxy est, comme le jeu, dans mes préférés.
        Je concède que les party games sont le parent pauvre de ma ludothèque.
        Cependant jusqu’ici les jeux présentés avaient introduit de nouvelles mécaniques dans le monde ludique, là où jungle speed ne semble avoir « que » commercialisé un jeu plus ou moins à boire.
        Certes il bénéficie d’une longévité respectable… mais c’est aussi le cas des uno, monopoly, cluedo, labyrinthe, qui est-ce ? …. sans parler des jeux « traditionnels » ou de certains déjà chroniqués.
        Bref, pourquoi cette mise en lumière quand tous les totems que je connais prennent plus la poussière que la patine des mains fébriles ?

        Allez ! en attendant le prochain « sortons le grand jeu », je vais me mettre l’épisode spécial 10 ans dans les oreilles 😉

        PS : évidemment, je sais que le Pionfesseur est le traître 😉

      2. Bon, il semble que ma réponse se soit perdu dans le cache de mon navigateur (à moins que cela ne soit le fait du Pionfesseur dont la traitrise est désormais connue de tous ;-)). Du coup, je le refais… mais en résumé (désolé si le ton semble plus sec).
        Donc pour moi jungle n’est pas vraiment remarquable dans le monde ludique : c’est la commercialisation d’un jeu plus ou moins à boire ; d’une longévité respectable mais pas exceptionnelle (cf. Mo[xxxx]ly, Uno, labyrinthe, mille bornes, sans parler des jeux « traditionnels » ; il n’a pas apporté de mécanique nouvelle ; et tous les totems que je connais sont davantage couverts de poussière que de la patine de mains fébriles.
        J’admets que les jeux d’ambiance sont le parent pauvre de ma ludothèque, mais nous devrions pouvoir nous réconcilier autour d’un Race for the Galaxy 😉

  2. C’était un cool épisode ! (v’là que je me mets à parler comme Théo Rivière)
    C’est vrai que c’est fou de se dire qu’un jeu aussi connu que le Jungle Speed, qui est complètement entré dans la « culture générale » bien au-delà du cercle des amateurs ludiques, n’a reçu aucune récompense et figure assez bas dans les « top jeux » habituels. C’est vrai que mécaniquement, je lui trouve pas mal de défauts que d’autres jeux ont su rectifier depuis, mais il a pour lui sa « violence » qui en a fait un must des soirées d’étudiants 🙂
    En tout cas, ça montre quand même un petit manque de reconnaissance institutionnelle du party game. D’où la création de la LIDJA, qui est certes une institution potache, mais qui a quand même à coeur de militer pour qu’on prenne au sérieux les jeux d’ambiance… 🙂

    Dans les descendants qui m’ont marqué et que vous n’avez pas cités, il y a Crazy Time et Gobbit. Je rapproche ces deux-là car ils fonctionnent vraiment sur des sensations similaires. Comme dans Jungle Speed, on a chacun son tas de cartes dont on retourne la 1ère carte en suivant les règles du « Jungle return ». Mais dans ces deux jeux, ce n’est pas vraiment de la discrimination visuelle qui est à l’oeuvre, mais plutôt un « brainfuck » à la Bazar Bizarre : la difficulté est de déduire la bonne chose à faire en fonction de ce qui apparaît sur la table. Dans Crazy Time, les règles s’accumulent au fil des manches et changent à chaque partie. Dans Gobbit, il faut tout surveiller et se souvenir que tel animal mange tel autre, et il est possible d’attaquer l’adversaire pour le manger ou au contraire se défendre pour éviter d’être mangé.
    En tout cas ce sont deux variations très sympas autour du principe du Jungle Speed, et je me devais de les citer ici. 🙂

    1. Salut Chakado !

      Effectivement, moi aussi je voulais citer un des 2, mais Pionfesseur n’était pas trop chaud :p
      Ce sont tous les 2 des formes de Jungle speed qui ont évolué vers la « surcharge mentale ». Tu le décris très bien, ils ne se basent pas sur de la discrimination visuels mais cherche à piéger les joueurs sur la base d’un empilement de règles.
      Je ne les classerais donc pas dans le canon de Jungle Speed : Jeu d’observation réflexe, mais plutôt dans les jeux de rapidité et donc sans le paramètre de discrimination visuel. Je le reprendrai dans le retour sur les commentaires du coup. D’ailleurs, pour revenir sur le commentaire de Meeple Anonyme Taco Chat Bouc Cheese Pizza est peut-être un peu à la frontière des 2 genres en fait parce qu’il ajoute aussi quelques règles en surcharge, il me semble.

      Cyrus

  3. Super épisode, qui a tout-à-fait sa place dans le format !
    Je pense que l’absence de prix peut aussi être imputée à l’âge du jeu (en 97 le Jeu de l’Année n’existait pas, BGG non plus, et l’As d’or fonctionnait encore par catégories dont la plus appropriée aurait été « l’As d’or convivialité »).

    Vous citez avec justesse SET dans le billet mais je ne vous en ai pas entendu parler pendant l’émission, j’étais d’autant plus étonné qu’il fait partie du Top 20 des meilleurs jeux de tous les temps du Pionfesseur, si je ne m’abuse.
    J’ai toujours été persuadé qu’Halli Galli était une repompe éhontée de Jungle Speed, je découvre avec surprise qu’il est antérieur.

    Deux points un peu mineurs qu’on pourrait mentionner aussi à propos de Jungle Speed :
    – il contient une très légère dose de bluff, puisqu’on peut tendre la main vers le totem en espérant qu’un autre joueur se jette dessus par réflexe alors que ce n’est pas pertinent
    – l’aspect iconique du totem me semble important, il a d’ailleurs fait partie des critères retenus lors du procès contre Jungle Jam ; on retrouve d’ailleurs ce phénomène dans Halli Galli, parfois désigné comme « le jeu de la sonnette », et dans le nom « jeu du briquet » alors que ce dernier élément n’a aucun rôle réel en termes de gameplay.

    Pour finir une anecdote bonus (de mémoire, j’espère ne pas trop déformer) : Loïc Lamy raconte qu’il a rencontré sa femme lors d’un tournoi de Jungle Speed. Il deviendra plus tard l’auteur de Mafia de Cuba, illustré par Tom Vuarchex.

    1. Merci Quinarbre pour les éléments complémentaires 🙂
      Il me semble bien avoir parlé du totem dans l’histoire du procès « Jungle Jam ».
      Concernant Set, je l’ai recopié dans le billet car il était bien dans notre conducteur, mais on l’a retiré en cours d’émission, je crois… Je ne sais plus quels arguments on s’est mutuellement donnés pour l’enlever X-D Peut-être juste parce que les autres jeux cités étaient quand même beaucoup plus proches de Jungle Speed que Set.
      Oui, c’est vrai qu’on en a parlé entre nous du fait de faire semblant de choper le totem, je ne sais plus si on l’a dit ou pas dans l’émission, mais si on l’a dit on n’a pas insisté dessus, c’est vrai.
      Enfin, pour le jeu du bouchon/briquet, il me semble bien que le nom vient de l’objet que tu mets au milieu de la table et que tu dois attraper. Mais ce genre de jeux, ce sont des jeux de tradition orale, c’est un peu compliqué de trouver des règles écrites et si tu cherches sur le web tu vas trouver des jeux du même nom qui n’ont rien à voir.

      Cyrus

  4. Salut,

    Content que le grand jeu du mois soit un jeu d’ambiance plutôt qu’un jeu de gestion / kubenbois / marronnasse …

    Je trouve que vous avez super bien couvert le sujet, je n’ai pas grand chose à dire de plus, ce serait de la redite du podcast.

    Je lui préfère qd même Dobble / Crazy Time / Gobb it.

    Bonne journée et bons jeux !!

  5. Bonjour !
    Emission écoutée hier sur le retour de Ludik For Reveur (petite pub au passage pour l’Hôtel ludique d’Emilie et Julien où j’ai passé 4 jours formidable entre cafés ludiques)
    Bref, ça change de vos standards mais c’est clairement plus dans mes cordes.
    D’abord, belle émission complète. Plein de choses intéressantes et une analyse du jeu et des changements qu’il a entraîné dans le monde du jds sans avoir la reconnaissance en terme de prix ou d’anoblissement par les pro du jeu.
    Je regrette, à ce propos, l’absence de comparaison avec Born to be alive de Patrick Hernandez. Tout le monde la connait et a dansé dessus, elle a été le seul carton de son auteur-interprète, mais personne n’ose l’avouer vraiment.

    Au titre des comparaisons, je note l’absence totale, et toujours regrettable, de Roberto Fraga dans votre émission.
    Vous avez cité par exemple les chaises musicales et leur héritage ludique sans véritablement mettre le doigt dessus. A mon sens, Squad Seven devenu Pingo Pingo en est la parfaite illustration.
    Roberto Fraga est aussi l’auteur de Shrimp qui ressemble par certain point à Jungle Speed avec une recherche d’informations en fonction de cartes retournées une à une depuis un paquet face à chaque joueur, une montée en tension progressive et une décharge réflexe pour saisir le pot de mayo.
    Gobb It et Crazy Time a déjà été évoqué dans les commentaires précédents, je ne reviendrais pas dessus donc.
    Pour moi, Gobb It et, surtout, Bazar Bizarre ont été les premiers Jungle Speed killer, avant d’être détrôné incontestablement par Twin It (au passage, Nathalie et Rémi sont plutôt des pays de la Loire, près de Nantes et pas trop de Parthenay même s’ils y posent leur valise au flip chaque année) mais je comprend dans les commentaires pourquoi il n’a pas été cité. Il est pourtant plus proche de Jungle Speed que d’autres jeux cités.

    Vous avez cité Gloobz d’Alexandre Droit et je suis surpris que vous n’ayez pas relevé les similitudes entre cet auteur et ceux de Jungle Speed. Tout comme eux, Alexandre vient du graphisme et de l’infographie, est passé par une école d’Art puis une école de communication visuelle et de publicité. Il est aussi l’auteur de plusieurs jeux de discrimination visuelle et de rapidité autre que Gloobz cité : Foutrak et Visuel Panic édité par cocktail games.

    Voilà pour mes commentaires sur cette émission.
    Bon anniversaire à Proxi-Jeux !

  6. Bonjour,
    Excellente émission comme d’habitude merci beaucoup. Sur l’aspect tendu du jeu j’insisterai sur quelque chose que les anglais appellent le climax et qu’ils utilisent largement par exemple dans les tours de magie. On le voit aussi dans les films à suspense et dans bien d’autres choses encore. Le principe est simple : au début tout est cool et la tension monte parce que l’enjeu monte. Pour faire monter l’enjeu au fur à mesure de la donne dans jungle speed on a le phénomène du « prends-toi ça ». En fait c’est qui est vraiment drôle à jungle speed c’est quand quelqu’un se trompe et prend un maximum de cartes. C’est drôle parce que c’est pas nous. Et quand c’est non c’est drôle parce qu’on sait que la prochaine fois ce sera quelqu’un d’autre. On a le même phénomène avec les jeux comme le UNO , le 6 qui prend, et plein d’autres jeux qui se jouent en tour par tour.
    Bon j’en reviens à mon climax. Plus la donne est longue et plus la tension monte parce que plus celui ou celle qui va avoir le malheur de se tromper va prendre cher. Et donc, évidemment, les autres et lui-même ou elle-même vont d’autant plus rigoler. Le comique vient alors de deux choses : le relâchement de la tension juste après le climax, et le cocasse de la situation. Et, évidemment, plus il y a de carte plus la situation est cocasse.
    Vous avez eu raison d’insister sur le fait que tout a été fait pour montrer que ce jeu n’est pas très sérieux. C’est ce qui fait très bien fonctionner cette tension et ce relâchement. On est vraiment dans un party game où le fait de perdre est moins important que le fait de faire rigoler les autres. Et ça c’est vraiment mais alors vraiment mais alors vraiment vraiment très très fort. Je ne connais pas beaucoup de jeux qui fonctionnent aussi bien sur le même ressort.
    Encore une fois merci pour tout vos belles émission que je ne me lasse pas d’écouter.

  7. Bonjour,
    Encore une émission très intéressante, c’est toujours bien d’avoir une analyse approfondie sur certains jeux, et de parfois un peu secouer les clichés des « grands jeux ».
    Tout d’abord, un petit complément pour signaler la version Twin It jeux de société sorti il y a 1 an ou 2. J’ai découvert le jeu par cette version et je la trouve assez géniale, avec de nombreux clins d’oeil, où on retrouve le talent de graphiste des auteurs, qui arrivent à mettre en avant un élément de jeu plus ou moins connu. Dans une autre vie, je tenais une boutique et je l’utilisais souvent pour décorer mes tables en salon parce que ca claque pas mal.
    Sinon, ce qui est vraiment bien dans Jungle Speed, qu’on retrouve dans les jeux d’ambiance, c’est le format portable. Facile à transporter, et facile à expliquer, on peut le mettre dans un sac et le sortir facilement. Plus facilement qu’un « jeu en boite », qui fera tout de suite peur aux non-joueurs, dès qu’on a un livret de règles et du matos à installer. Et c’est ca qui a fait son succès. Bon, en lisant les commentaires, c’est vrai que le Uno faisait le meme effet, la tension et les coups de griffe en moins. Mais au moins ca permettait de varier les plaisirs.
    Encore du bon boulot, on comprend que vous soyez devenu l’émission principale de Proxi-Jeux…

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