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[Dossier] Jouer avec des enfants

« Le jeu de société ? Mais c’est pour les enfants ! ». Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ? Et ça nous a fait râler. Pourtant, le jeu de société c’est aussi pour les enfants, et c’est donc à nos chères têtes blondes, brunes et rousses, tant qu’elles n’ont pas de poux, que la Proxi-Team va s’intéresser dans ce dossier. Au tableau, on trouve ce soir Cyrus, Mad’, Dany et Polgara qui parlent de jeux pour enfants et du fait de jouer avec des enfants.

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0:00:00Intro

Commentaires de l’épisode précédent

0:04:42Commentaires de l'épisode précédent

Un retour sur les commentaires du dossier précédent consacré à la narration dans le jeu de société.

Le Dossier – Jouer avec des enfants

0:12:13Présentation du dossier

La Proxi-Team évoque le jeu enfants : jouer avec des enfants, ses enfants, le jeu à l’école comme à la maison, mais aussi comment sont adaptés les jeux adultes à un public enfants.

0:15:55Mad' : Jeux et apprentissage

A l’école les élèves jouent pour apprendre, à la maison les enfants apprennent en jouant.

Mad‘ s’intéresse à l’utilisation du jeu à l’école pour apprendre et aux habilités développées par les enfants grâce aux jeux pratiqués en famille.

Quelques liens pour retrouver et approfondir des éléments cités dans sa présentation.

Les programmes de l’école maternelle.

Le Socle Commun de Connaissance, de Compétences et de Culture.

Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles (1838 – 1925)

Les oiseaux compteurs expérimentation en classe de CP autour de jeux de cartes afin travailler des compétences mathématiques.

Calcul@tice, site d’entraînement des élèves au calcul mental sous forme de petits jeux en ligne, avec un rallye organisé chaque année.

Habiletés cognitives

La mémoire

Le bois de Couadsous de Blaise Muller, illustré par Jonathan Munoz, Jeux Opla.

La maison des souris de Elodie Clément et Théo Rivière, illustré par Jonathan Aucomte Gigamic.

L’observation

Toutim de Marine Faraguna, illustré par Elen Lescoat, Gigamic.

Vice Versa de Haim Shaffir, illustré par Karen Craig, Gigamic.

La prise d’informations pour décider ou déduire

Woolfy d’Alex Sanders, Djeco.

Zombie Kidz Evolution d’Annick Lobet, illustré par Nikao, le Scorpion Masqué.

Habiletés motrices

La pyramide des animaux illustré par Michael Bayer, Haba.

Habiletés créatives

Le mime

Time’s up Kids , de Peter Sarret, Repos Production.

Le dessin

Esquissé, Goliath

Le son

Mysterium Kids le trésor du capitaine Bouh, d’Antonin Boccara et Yves Hirschfeld, illustré par Olivier Danchin, Libellud et Space Cow.

Habiletés langagières

Bubble Stories, de Matthew Dunstan, illustré par Simon Douchy, Blue Orange.

La patate à vélo, d’Elise Gravel et Joël Gagnon, Gigamic

0:54:20Cyrus : Étude des versions enfants de jeux connus

Cyrus vous propose une étude des versions « kids », « junior » et autres « Mon premier » de ces jeux que nous connaissons tous.

  • Petit topo sur les jeux “Kids/Junior”
  • Pourquoi faire un jeu “kids/Junior” ?
  • Les 3 typologies de jeux “Kids/Junior” :
    • Portage
    • Jeu de licence
    • Adaptation
  • Comment adapter un jeu pour en faire une version “Kids/Junior” ?

Peut-être y trouverez-vous quelques idées pour adapter Twilight Imperium IV ou encore Gloomhaven pour y jouer avec votre fille ou votre fils de 5 ans !?

1:24:43Polgara : Stop aux idées reçues !

Polgara revient sur toutes les idées reçues et poncifs que l’on entend souvent lorsque l’on parle de jouer avec des enfants.

1:55:08Dany : que faire des enfants mauvais perdants ?

Dany vous propose quelques astuces pour vous faire face aux difficultés de certains enfants à accepter la défaite.

2:15:12La question du Gobelin

N’oubliez pas la question de La Caverne du Gobelin vous permettant de bénéficier d’un code promo de 5€ à partir d’une commande de 40€.

15 nombreux commentaires pour [Dossier] Jouer avec des enfants

  1. Hello ! Pour le jeu à l’école, Phil Vizcarro a sauté le pas en finançant sur Ulule l’an dernier Les Histoires à Jouer de l’Ecole Jean Moulin qui contient des jeux conçus par des écoliers et un minimum de matériel pour que les enfants inventent de nouveaux jeux. Désolé je n’ai pas encore testé alors je ne peux pas vous dire ce qu’en ont pensé mes enfants…

  2. La chronique de Mad a vraiment fait du mal à mon coeur de ludothécaire… Parler de jeu qui ne serait pas libre, gratuit et plaisant, c’est dur à entendre. Parce que, pour moi, ce sont des caractéristiques essentielles du jeu. On ne peut pas parler d’activité ludique sans ça. Je pense qu’il faut différencier le jeu comme objet et comme activité. On peut utiliser un objet ludique sans y jouer et, dans cette optique, je comprends tout à fait l’intérêt que ça puisse avoir dans le cadre scolaire. Mais ce n’est pas du jeu. L’enfant ne joue pas, il s’exerce.

    C’est important de faire cette distinction pour éviter de voir l’activité ludique uniquement par le prisme de l’apprentissage formel. D’ailleurs, si la question des liens entre le jeu et l’apprentissage nous paraît tomber sous le sens, elle n’est pas aussi évidente quand on s’y penche un peu. C’est d’ailleurs ce qu’à fait Gilles Brougère (professeur en science de l’éducation) dans ses livres jouer/apprendre et jeu et éducation. Il remet un peu en question cette idée. Parfois, on n’apprend rien en jouant ou on apprend juste à mieux jouer sans que ça ait d’impact sur notre vie quotidienne. Parfois encore, l’apprentissage par le jeu est informel, impossible à évaluer dans un cadre scolaire et pourtant tout aussi essentiel à l’enfant.

    En ce qui me concerne, je dirais plutôt que jouer est nécessaire pour grandir. Pas pour apprendre.

    Je voudrais revenir sur le jeu symbolique même si j’ai bien conscience que ce n’était pas le sujet principal. Il commence vers 1 an 1/2, 2 ans par du jeu d’imitation. L’enfant va reproduire les gestes et actions de la vie courante (balayer, passer l’aspirateur, mettre la table, coucher une poupée). Mais il continue bien plus tard, jusqu’à la fin de l’élémentaire (10-12 ans). Il évolue avec l’enfant et passe du jeu d’imitation au jeu d’imagination. Que ce soit dans des scènes du quotidien ou dans des univers de fiction (les pirates, les chevaliers ou les dessins animés qu’il regarde), l’enfant se met à construire ses propres scénarios de plus en plus élaborés.

    Le jeu symbolique ne disparaît pas après la maternelle. Il évolue et reste important dans l’activité ludique de l’enfant tout au long de l’élémentaire. Si on n’est pas obligé de jouer avec notre enfant (faut se sentir de le faire, ce qui n’est pas toujours facile) il faut le valoriser et lui donner de la place. C’est un espace d’expression essentiel.

    Je vais peut-être paraître un peu maso mais j’aime les dossiers dans lesquels je trouve des éléments avec lesquels je ne suis pas d’accord. Ca me fait réfléchir. Comme quoi on est pas obligé d’être toujours du même avis pour apprécier quelque chose ou quelqu’un. ^^

    1. Merci Teaman pour ton retour.
      Tu parles de désaccord mais je ne perçois pas dans quelle mesure il y aurait désaccord.
      Mon intervention rendait compte d’une situation factuelle de l’utilisation de jeux (puisque ils en sont au départ) dans le cadre de l’enseignement et des raisons qui conduisent les enseignant.e.s à y avoir recours. Quant à mon avis propre il me semble rejoindre ce que j’ai cru comprendre du tien à savoir l’importance de garder la gratuité du jeu pour en préserver l’essence. Dans la seconde partie, j’évoque les habilités qui peuvent se développer de manière incidente (Cyrus parle de dommage collatéral) lors d’une partie de jeu de société, sans défendre par ailleurs l’idée que les personnes doivent jouer avec leurs enfants dans le but de leur faire apprendre quelque chose.
      En ce qui concerne l’évolution des jeux auxquels les enfants s’adonnent, il ne me semble pas avoir dit que les jeux symboliques s’arrêtaient lorsque les jeux à règles faisaient leur apparition et c’est une rôliste qui a quitté la maternelle depuis bien longtemps qui le dit.
      Oh la la, j’ai peur d’avoir été confuse dans mes propos et de ne pas avoir été aussi claire que je l’espérais. Les futures réactions me le diront.

  3. Bonjour

    J’ai bien apprécié votre podcast pour deux raisons. La première c’est que je suis un papa joueur (de 3 filles qui ont grandi et qui sont toutes majeures maintenant) et aussi car je suis enseignant avec des enfants de 7-8 ans (CE1)

    Je vais d’abord réagir en tant que parent.
    J’ai beaucoup joué avec mes filles (comme je leur ai lu aussi beaucoup d’histoires). Mon objectif, quand je jouais avec elles, était de prendre du plaisir et de passer de bons moments.(et c’est tout) A l’époque (il y a 15-20 ans) je n’étais pas un grand connaisseur de jeux de société et on a joué à beaucoup de jeux simples ( jeu de l’oie, petits chevaux, puis des jeux achetés en supermarché comme croque carottes, turbo cochons ….) Après le marché se développant on a joué à d’autres jeux comme pique plumes, gang de castor , perudo …. ). On a également beaucoup joué aux jeux vidéos (mais cela ne développe pas les mêmes compétences)
    Je n’ai pas utilisé le jeu comme moyen d’apprentissage (comme je l’ai dit c’était pour passer un bon moment sans écran). Mais je pense que n’importe quel jeu peut permettre de développer des capacités. Un simple jeu avec des dés et/ou avec une piste sur laquelle il faut avancer son personnage, un jeu avec de la monnaie, un jeu avec des cartes vont permettre de développer des compétences mathématiques. Presque n’importe quel jeu va aussi permettre de discuter et d’échanger et donc développer des compétences orales.

    Je n’ai pas acheté de jeux de société pour qu’elles jouent seules. Bien au contraire. Le jeu est un moment de partage.

    Concernant la question : faut-il laisser son enfant gagner ?
    Pour moi la réponse est non, mais bien évidemment il m’est arrivé de le faire. IL ne faut évidemment pas dégouter un enfant de jouer.
    Je suis d’accord avec Sirius (est ce la bonne orthographe ?) . Il est bien utile de donner parfois des petits conseils pour que l’enfant progresse dans le jeu. (Attention si tu fais cela regarde ce que cela entraîne)
    J’ai la chance d’avoir des filles avec un bon caractère (comme moi) et je ne me souviens pas de crises après une défaite. ( ce qui n’est pas le cas de certains de mes élèves)

    En tout cas , je pense avoir bien réussi mon apprentissage du jeu de société car même si mes filles sont grandes maintenant ( 25 ans pour la plus grande) , les trois sont des joueuses.
    A chaque fois que l’on se voit , le jeu de société est bien présent et l’on y passe beaucoup de temps ! et tout ça dans une bonne ambiance.

    Je m’arrête là pour l’instant.
    J’espère avoir clair dans mes propos.
    Je renverrai un autre message concernant ma réaction en tant qu’enseignant.
    Bravo pour ce podcast fort intéressant !!
    Serge

  4. Bonjour la Team,

    Voilà un sujet qui me tiens à cœur, surtout mon cœur de parent.

    Nous sommes une famille de joueur où tout est prétexte pour jouer.
    Nous allons jusqu’à faire un Ni Oui Ni Non pendant le diner pour déterminer qui va débarrasser et qui va remplir le lave vaisselle.

    Je vous félicite des axes choisis pour cette thématique, qui diffère bien de ce que l’on peu voir habituellement.

    La présentation de Mad amène une vision totalement différent de ce que je m’imaginai. Et je ne peu m’empêcher de faire le parallèle avec les livres imposés au collège.
    Obliger les élèves à lire un livre dans un but scolaire est souvent vu comme un supplice. Néanmoins certains passent le pas et deviennent des lecteurs par plaisir.
    Certes pour les jeux les élèves sont plus jeune et l’objectif est différent. Mais l’on retrouve ce principe de détourner un loisir, vers un outils éducatif.

    Au sujet de laisser gagner.
    D’après moi le curseur dépend beaucoup de l’age de l’enfant.
    Bien entendus un jeune enfant qui appréhende ses premiers jeux doit être ménager.
    Néanmoins j’ai tendance à rapidement arrêter de laisser la victoire, sans pour autant les écrasés, ni faire des mouvements trop punitif.
    Mais la clé (surtout chez nous) c’est de jongler entre des jeux où ils ont plus de chance de gagner comme les mémories (oui moi je perd contre mes enfants) ou « gagne ton papa », les jeux avec une grande part de hasard comme la bataille, et des jeux plus stratégique ou ils perdent plus régulièrement.
    Et même si nous avons déjà eu le droit à des crises, le retour au jeu n’a jamais été un problème, et surtout aussi bien eux que nous, nous prenons du plaisir à jouer ensemble.

    Les jeux coopératifs.
    Nous en avons, nous en faisons. Mais ce n’est pas ce que l’on préfère.
    Deux exemple :
    Zombie Kidz / Teens : mon ainé veux tout contrôler et est trop directif. Il pourrais jouer seul, forcément nous sommes obligé de recadrer régulièrement, pour que sa petite sœur s’ennuie.
    Mysterium : La plus jeune à le sentiment de perdre si ce n’est pas sa combinaison qui est la solution ou si elle est la dernière à trouvé sa combinaison. Malgré tout, elle est toujours demandeuse d’y jouer.

    Les trois jeux qui ont beaucoup de succès en famille (2 adultes ; 12ans ; 6ans) :
    Machi Koro Legacy : attention comme les Zombie legacy, il faut déterminer à l’avance qui va ouvrir les boites/ enveloppes 😉
    Micro Macro City : bien que généralement il y a de petites disputes sur qui regarde où.
    Karak : Bien que j’avais peur au début de leurs comportement, finalement tout le monde y trouve son compte entre exploration, destruction des rats ou sur le dragon.

    Je regrette tout de même que vous n’ayez pas plus développer sur les limites d’ages.
    J’ai été particulièrement surpris la rapidité d’acquisition des mécaniques complexe pour mes enfants, et je me demande si ces limites ne sont pas uniquement déterminer pour des joueurs débutant.
    Mon ainé joue à Terraforming Mars depuis 2 ans, et aujourd’hui les partis sont tendus. Nous avons essayer notre 1ere partie de Dune hier soir, il a gagner haut la main.
    Donc voilà une question : Autant la limite d’age de 7 ans est limpide, mais quel est le curseur pour les autres limites ?

    Merci beaucoup pour vos émissions.

    1. La présentation au cours de l’émission se focalisait sur le jeu utilisé comme un levier d’apprentissage puisque c’était le sujet. Par contre, et cela a été évoqué dans nos échanges, le jeu est également présent sur les temps informels de l’accueil, du périscolaire ou lorsque l’élève a fini ce qu’il avait à faire. Il existe aussi des initiatives, notamment dans le cadre d’actions sur la co éducation, telles que les « matinées petites souris » ou des après midis banalisées jeux de société au cours desquelles les parents sont invités à venir en classe pour jouer avec leurs enfants et leurs camarades. Beaucoup de jeux traditionnels sont proposés mais petit à petit le jeu moderne se fait une place.

      1. Je trouve ça génial comme type d’initiative.
        Malheureusement non existante chez nous à ma connaissance.
        Bien que mes aînés soit désormais en primaire et secondaire, ma dernière pourrait peut être en bénéficier.
        J’en parlerai en off aux professeurs des écoles de mon village.

        Bien que le jeu moderne soit plus répandu, nous nous apercevons malheureusement que beaucoup de camarade de classe de nos enfants le découvre chez nous. Peu être est-il encore trop de niche……..
        Mais de telle initiative serais un vrai plus.

        1. Ces initiatives n’ont pas seulement lieu en maternelle, en élémentaire c’est envisageable aussi !

  5. Salut les papas joueurs et les mamans joueuses,

    Je suis le référent jeu de société dans mon cercle familial au sens large, n’ayant pas d’enfant, j’ai qd même conseillé et offert pas mal de jeux enfants au fil des années, avec assez de succès je pense (je suis le « tonton joueur ») grâce aux avis éclairés sur le net ou le bouche à oreille.

    Les enfants de maintenant ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de pouvoir jouer à des jeux aussi cools que ce qui existe actuellement, j’aurais revendu un paquet de jouets à l’époque pour les découvrir étant jeune : Chasse aux monstres, Zombie Kidz, Maison des souris, Ghost adventure (y a des toupies, c’est un truc de DINGUE), Fabulia, les BD des petits héros chez Makaka, Gigamons, Unlock Kids, Karak, Bandido, Detective CHarlie …

    Je connais une personne, si l’explication des règles dépassent 3 minutes chronos, c’est la fuite, alors devoir les comprendre et les expliquer à son enfant, cela paraît très compliqué ! Toujours cette même barrière de la règle à transmettre … surtout si elles sont mal écrites ou peu claires …

    Et les enfants ne se lassent jamais, donc ils peuvent jouer à des jeux pas foufous (comme « bourricot », etc.) pendant des heures, à mon grand désespoir, alors qu’ils ont des jeux modernes hautement plus intéressants, mais cela ne nécessite aucun investissement des parents que je connais, ce qui leur va bien donc bon … mais après si l’enfant s’amuse, c’est le principal, je pense !

    Mais l’astuce des jeux coop, c’est vraiment top pour gérer la frustration de la défaite chez certains enfants !

    Je crois que sur le site de Gus, j’avais lu un article par rapport à laisser gagner ou non les enfants. Je crois que ce qui en ressortait c’était qu’il fallait laisser gagner l’enfant lors de la première partie pour ne pas le dégouter du jeu, ensuite lui montrer qu’il peut aussi perdre mais de peu. Puis ensuite qu’il gagne régulièrement à ce même jeu mais ni toujours ni jamais, que les deux s’équilibrent.

    Et que faire quand l’enfant ne veut même pas finir la partie du jeu en cours ? j’ai l’impression qu’il n’y a pas de bonne réponse, le forcer ou le laisser faire ?

    ♫ Bonne nuit les petits ! ♪

  6. Merci pour cette émission très intéressante.
    Personnellement je joue avec mon fils (10 ans) depuis sa toute petite enfance et même si il peut aujourd’hui jouer un peu à tout il y a encore des limites liées à la durée des jeux. Passé 1h30, la concentration se perd. Mais c’est largement suffisant.
    Je me retrouve dans les situations que vous avez présentées, surtout la gestion de la défaite. De mon côté j’utilise la technique l’encourager à capitaliser sur le fait d’avoir essayé, fait des erreurs mais d’en tirer de l’apprentissage.
    Après la frustration la plus dure reste probablement celle de subir un coup dans le jeu un peu violent (prendre la carte dont il a besoin par exemple). Mais pour autant je ne suis pas partisan de le laisser gagner pour autant.
    Je reviens tout de même sur un sujet abordé sur la gestion du temps de jeu dans les jeux vidéos, même si ce n’est pas forcément le sujet principal. Fixer une durée oui mais surtout ne pas interrompre la session parce que la durée est passée. C’est catastrophique. Certains jeux vidéos entraînent un engagement social auprès d’autres joueurs. Et une partie commencée et abandonnée peut-être mal vue, vécue. Et même sans engagement ça peut-être mal vécu de perdre la progression dans un jeu parce qu’on a pas encore atteint un point de sauvegarde par exemple.

  7. Bravo encore une très bonne émission. Personnellement, je trouve qu’il aurait fallu parler de la « GAMIFICATION » qu’on retrouve même en entreprise mais aussi en situation d’apprentissage et dans la vie courante, je trouve ce sujet passionnant, et aussi le concept du « FLOW » car oui lorsqu’ on joue avec les enfants c’est le même principe que nous adulte le défi doit être assez challengeant mais atteignable mais pas trop facile car sinon on s’ennuie et on ne revient pas dessus ;
    Sinon lorsque j’étais petit le memory a été pour moi le premier jeu de société qui rassemblait beaucoup de monde en vacances avec des gens qu’on ne connaissait pas forcément. C’était un jeu fédérateur, pas de nombre de joueurs limite, une règle en 10 secondes et autant de chance et de challenge pour les petits et grands donc intergénérationnel. (Au passage faire son memory personnalisé au retour des vacances est vraiment sympa, c’est un beau souvenir avec une vrai boîte).

    Le conseil de jouer en équipe avec son enfant est très juste et les jeux coopératifs, cela peut être une très bonne idée.

    Je n’aime pas les jeu « kids » je trouve cela marketing, je préfère un bon jeu ou on modifie légèrement les règles nous-même ou on joue en équipe mais quelle horreur ces jeux où on infantilise : mieux vaut prendre un jeu adapté que de prendre une version low cost du jeu d’origine perso je n’ai jamais acheté ce genre de jeu.
    Par contre à l’inverse le jeu Splendor d’origine est pour moi devenu une version light plutôt enfant comparer à Splendor duel.
    Sinon je pense que le jeu non spécifique « pédagogique » développe beaucoup de compétences cognitives, ma fille qui joue depuis toutes petite comprend très vite des choses tacites et son maitre en cm2 m’avait dit qu’elle était un peu au-dessus du niveau de la classe au niveau mathématique (et perso je mets ca sur les jeux) et en maternelle on m’a fait remarquer que ça se voit que ma fille avait l’habitude de jouer et effectivement lorsqu’ on joue avec certaines de ses copines on voit parfois la différence. Tout ça pour dire que ce n’est pas vraiment mesurable mais je pense que le jeu est sous-estimé dans le développement de l’enfant et je parle de jeu pas fait pour la pédagogie pure, je me souviens avoir jouer à Patchwork avec ma fille à 7-8 ans et je trouve que ça développe beaucoup de chose l’enfant comprend des choses tacites sans forcément pouvoir l’expliquer à un autre enfant et il apprend à raisonner.
    Par contre je trouve intéressant de développer les jeux casse-têtes avec papier crayon style Garam pour apprendre les additions, les soustractions et les multiplications. D’ailleurs ça a gagné le concours Lépine. Les logigram, les rikudo et binero, mots fléchés enfants qui développent la logique et le raisonnement etc…sont également intéressants.
    Merci d’apporter toute ces réflexions et j’ai essayé aussi d’apporter des éléments à votre sujet
    marc

  8. Merci pour votre émission.
    Je voudrais soulever une difficulté rencontrée sans doute par d’autres parents : celle de trouver des jeux adaptés à des enfants d’âges différents. Mes enfants ont 2 ans de différence, mais presque 3 en fait, puisque mon 8 ans cherche des jeux stratégiques, alors que mon 6 ans est encore un peu tête en l’air, à jouer au feeling même si on lui fait remarquer que ce n’est pas du tout optimal. Ce ne serait pas grave en soit s’il acceptait plus facilement la défaite, surtout face à son frère, qui lui peut s’agacer de ses choix « fantaisistes ». Certes, ces comportements différents pourraient se retrouver chez des enfants du même âge, mais elle est d’autant plus accentuée par leur différence d’âge.
    Il me semble que peu d’éditeurs prennent en compte le fait que dans une famille, il est rare d’avoir des joueurs du même niveau (entre enfants, mais entre enfants et parents) autrement qu’en créant proposant des jeux basés sur le hasard ou la mécanique du mémory, sensée avantager les enfants. Pourtant toutes les familles n’ont pas des jumeaux ! J’aimerais voir se développer plus de jeux proposant de la différenciation : des départs asymétriques (comme Ark nova pour les adultes, hein ! qui propose 3 types de plateaux différents : pour les débutants, pour ceux qui ont quelques parties dans les pattes, et les habitués. Ramené à un jeu familial, ça pourrait être des ressources de départ en plus, une action de plus par tour si l’enfant n’est pas toujours efficace), des défis différents (comme dans « gagne ton papa/ gagne ta maman »), ou alors des « pénalités » qui s’ajoutent chez le joueur en tête ( par exemple, dans un deck building, des cartes nulles qui affaibliraient le deck du joueur en tête). Alors oui, je le fais parfois de moi-même (comment ça ? Je viens de ma trahir ? Vous avez deviné que je suis prof ?), mais j’aimerais que ce soit prévu plus souvent. Le recours à des jeux coop ne fonctionnerait pas forcément chez moi : le plus jeune subirait certainement les « foudres » du grand frère, qui bouderait ou serait très déçu d’avoir perdu à cause de mauvais choix.
    Autant quand ils avaient 4 et 6 ans, c’était plus facile de les faire jouer ensemble. Le plus grand s’amusait avec des jeux de son frère (type château badabouh, mais aussi monza). Maintenant, il en veut plus, et s’intéresse à des jeux avec de l’écriture… Ce n’est pas évident de les satisfaire tous les deux, si bien que parfois je joue avec l’un puis avec l’autre en changeant de jeux. En ce moment, j’arrive quand même à les faire jouer à Château Roquefort, Color Pop, Indigo, Sushi go Party (avec porte-cartes pour chaque joueur, pour faciliter le draft on se passe les porte-cartes) et avec un peu d’aide pour mon plus jeune: Dicycle race et Takenoko par exemple. Le matériel plait à mon plus jeune qui développe petit à petit ses stratégies, pendant que son grand frère et moi faisons plus preuve de réflexions. Sonic super teams est sympa aussi en équipe 1 enfant 1 parent vs 1 enfant 1 parent. Après, il y a aussi les jeux d’ambiance comme Mysterium kids…

  9. Bonjour et merci pour cette super émission. J’ai apprécié la diversité des points de vue sur le sujet.
    J’ai 2 petits bouts à la maison (5 et 6 ans) et j’essaie de jouer régulièrement avec eux. C’est pas toujours facile parce qu’ils ne veulent pas toujours jouer ensemble… Mais si l’un joue, l’autre reste souvent dans les parages.
    J’ai été aussi étonné de l’âge auquel on peut commencer à « tricher ». En jouant à mon premier verger avec ma petite fille qui avait alors 2 ans, voire 1 an et demi, elle avait obtenu un corbeau, elle m’a regardé et elle a changé la face pour la mettre sur un fruit…
    Pour moi, c’est très important le jeu car c’est une activité qu’on fait exclusivement en français (on habite à l’étranger). C’est aussi pour ça qu’on fait parfois du jdr (improvisé ou avec un univers qu’ils connaissent (Ninjago, Mon petit poney)).
    Ils aiment bien jouer aux « jeux de papa ». Dans la mesure du possible, j’essaie d’être souple mais j’exige qu’ils fassent attention et qu’ils rangent tout après. Donc, imaginez les deux petits bouts qui jouent à Terraforming Mars en utilisant les plateaux personnels et les cubes pour simuler les commandes des vaisseaux.
    Dans les pratiques étonnantes, ils aiment bien jouer seuls : mon garçon fait des courses de Flamme rouge en n’utilisant que les robots, il s’entraine à d’autres jeux (Dragomino, Thunnels) en jouant les deux côtés et en s’imaginant des histoires (les parties de pokemon qu’il imagine sont beaucoup plus intenses que les du dessin animé :)), ma fille elle aime bien « jouer » à Terraforming Mars : elle manipule les cartes et joue un peu à la marchande (achète des cartes, rend la monnaie).
    Ce qui est dommage, c’est qu’ils n’arrivent pas encore à lire en français (en japonais, c’est déjà le cas, maudit orthographe !)
    Et effectivement, la gestion de la défaite, c’est pas toujours évident. Ma fille n’aime pas perdre, alors elle abandonne avant et si elle a perdu précédemment, elle n’a pas envie de rejouer à un jeu (d’où aussi le fait qu’ils souhaitent jouer seuls). Mon garçon pleurait toujours au début « je voulais gagner ! ». Maintenant, il accepte davantage.
    Ils sont devenus très créatifs et à peine ouvert, ils imaginent les règles aux jeux ou des nouvelles cartes pouvoir.
    C’était d’ailleurs amusant car mon garçon imagine des cartes pokemon et je lui ai expliqué le système d’équilibrage (une carte trop forte, c’est pas intéressant) si bien qu’il lui arrive d’être pris de fou-rires quand il nous décrit des cartes qu’il a imaginées et qui sont complètement fumées 🙂
    Bref, merci à vous pour ce moment d’écoute !

  10. Allez un commentaire de plus, mais on est loin des 28 !

    Personnellement, c’était pas clairement dit, j’achète des jeux pour jouer avec eux et je les laisse à l’occasion jouer en autonomie.

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