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[Sortons le grand jeu] Cartagena – Leo Colovini

Dans une relative discrétion, l’année 2000 voit l’apparition de Cartagena, le jeu qui fera la renommée de Leo Colovini.

Dans ce nouvel épisode de Sortons le Grand jeu, Cyrus et Le Pionfesseur s’attaquent au jeu d’un des auteurs italiens les plus connus. Héritier spirituel d’Alex Randolph, déjà connu en tant que co-auteur de son mentor sur Intrigues à Venise, Leo Colovini se fera un nom en solo avec Cartagena.

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Introduction

0:00:00Introduction

 

0:00:00Remerciements

Commentaires précédents

0:03:02Retours sur les commentaires

Les commentaires de l’émission précédente qui parlait de Pitch Car et son auteur Jean Du Poël, vous pouvez les retrouvez ici. Mais on revient sur certains d’entre eux dans cette émission.

Cartagena, c’est quoi ?

0:15:59Fiche Signalétique

Cartagena est un jeu de Leo Colovini paru en 2000 chez Winning Moves, illustré (pour l’édition d’origine) par Martin Hoffmann et Claus Stephan. C’est un jeu qui se joue de 2 ou 5 joueurs et joueuses, accessible à partir de 8 ans, dont les parties durent environ 45 min.

Actuellement on trouve 2 version du jeu :

0:00:00Présentation rapide du jeu

Catagena est un jeu de course et de parcours. Chacun son tour, on effectue 3 actions parmi les deux possibles :

  • Jouer une carte pour avancer
  • Reculer pour récupérer des cartes

Toute l’astuce étant que lorsqu’on avance, on déplace son pion jusqu’à atteindre une case contenant le symbole de la carte qu’on a jouée. Si le symbole est recouvert par un pion, il n’est plus là ! On “saute” le pion en question jusqu’à atteindre le prochain symbole visible.

Lorsqu’on recule, on va jusqu’à la première case occupée par 1 ou 2 pions maximum et on pioche autant de cartes que de pions préalablement présents.

 

Pourquoi Cartagena est un grand jeu ?

0:18:56Pourquoi ce jeu est important ?

Les prix :

  • 2001 – Recommandé au Spiel des Jahres
  • 2001 – 6ème au Deutscher Spiele Preis
  • 2001 – As d’or « tactique »
  • 2001 – recommandé au Spiel der Spiele
  • 2002 – Vainqueur du Nederlandse Spellenprijs (prix remis par la presse ludique)

Les classements :

  • BoardGameGeek (BGG) :
    • aujourd’hui : 1,364
    • 418 en “family”
    • 2009 : 350
    • 2012 : 470 (env. 100 en « family »)
    • 2015 : 700 (150 en « family »)
    • 2020 : 1000 (270 en « family »)

Les éditions :

  • 2000 – Winning Move via ses branches US et européenne
  • 2000 – Venice Connection – version EN/FR/IT

  • 2005 – Les évadés de Cartagena

  • 2006 – Nouvelle édition chez Winning Move et Venice Connection

 

 

  • 2006 – Nouvelle édition chez Winning Move et Venice Connection – Cartagena : L’évasion

 

  • 2015 – Cartagena, chez Ravensburger en version simplifiée

Des versions modifiées :

  • 2006 : Cartagena 2: The Pirate’s Nest (illustré par Christoph Clasen)
    • 7 symboles par tuiles et le parcours est séparé en 2 îles, ajoutant une action qui est de faire naviguer le bateau d’une île à l’autre.
    • Pas de VF sur celui-ci
  • 2017 : (illustré par Massimiliano Longo)
    • Giochi Uniti et large diffusion via des éditeurs un peu partout dont Oya en FR.
    • Reprend le principe de 2 île de Cartagena 2, et ajoute des petites variantes.
  • 2023 : Cartagena: Escape Diaries (2023)
    • Pretzel Games (illustré par Chris Quilliams)
    • On revient aux origines, plus de bateau entre 2 îles
    • 2 variantes :
      • 1 pion capitaine qui possède un pouvoir
      • la possibilité de s’échapper plus facilement dans un radeau mais qui fuit avec donc le risque de couler.

Des Spin Of :

  • Dans l’univers de Cartagena (si si, il y a un Cartagena Boardgame Universe)
    • 2009 : Cartagena: Die Meuterei (Michael Rieneck) en allemand uniquement
    • 2008 : Cartagena: Die Goldinsel (Rüdiger Dorn) en allemand uniquement

L’analyse

 

0:33:20On découpe, on triture, on décortique

  • Jeu de course / de parcours (on vous renvoie à l’émission sur Formule Dé)
  • Points d’Action
  • Gestion de main
  • « J’avance jusqu’au symbole »
    • Saute mouton
    • Tempo
    • Catch up
  • Utilisation de ressource pour avancer
0:40:15La Thématique

Cartagena, c’est pas vraiment un jeu qui vous transporte dans son univers, avouons-le.

0:43:45Les ascendants
  • Candy Land (1949 – Eleanor Abbott)
    • C’est la mécanique de Cartagena mais en mode « hasard complet »
  • Le Lièvre et La Tortue (1973 – David Parlett)
    • Pour le côté parcours où l’on avance et l’on doit reculer pour retrouver de quoi avancer
  • Monza (2000 – Jürgen P. Grunau)
    • C’est l’ancêtre de la sous-branche “on dépense des symboles pour avancer”
0:47:10Les descendants

Sous-branche des jeux où l’on dépense des symboles pour avancer case par case

1:02:53Œuvre innovatrice, paradigmatique ou définitive ?

L’auteur

Crédit Photo Corriere del Veneto
1:09:51L'auteur

Sa biographie

Il aurait rencontré Alex Randolph à 10-12 ans dans son cercle d’Echecs à Venise avec qui il a créé Drachenfels (Montdragon – 1986) Inkognito (Intrigues à Venise – 1988).

En 1990, sort sontent ses 1ers jeux en tant que seul auteur.

En 1993, il sort Lex Arcana, un JDR avec Dario de Toffoli, Marco Maggi et Francesco Nepitello. C’est l’année où il quitte son boulot dans une banque pour se consacrer au jeu de société.

Il monte une boutique de jeux “Citta del Sole” à Mestre, près de Venise avec Dario De Toffoli, Francesco Nepitello et Marco Maggi, il en laissera la gestion en 2000.

En 1994, Die Osterinsel (= l’île de Pâques – pas de VF) est sélectionné au SdJ (jeu en co-autorat avec Randolph).

En 1995, il fonde Venice Connection avec Dario de Toffoli et Alex Randolph.

Il a également fait partie de studiogiochi, une société italienne de jeux.

En 2004 à la mort d’Alex Randolph, Venice Connection est absorbé par studiogiochi créé en 1997 par Dario de Toffoli. Une société qui fait plein de choses dans le domaine du jeu de société.

Entre 1995 et 2000 (pas trouvé de dates précises), il reprend les études et obtient une thèse en Histoire sur Charlemagne

Il a participé à la rédaction d’ouvrages sur le jeu de société.

Il aurait aussi composé des musiques et écrit des chansons.

Il déclare que ses jeux favoris sont des vieux jeux tels que Catan, Twixt, Acquire, Carcassonne et les Echecs.

C’est un grand admirateur de Randolph, mais également de Wolfgang Kramer.

Sa ludographie

Sa patte

Nous tentons de définir quelle serait la patte de Leo Colovini (et évidemment, y a de la blague à base de coquillettes…).

Anecdotes

1:53:30Les informations inutiles mais quand même indispensables que nous avons recueillies 1:55:24Notre avis et autres divagations

Concluons

2:02:39Conclusion

C’est la fin. C’était bien, mais faut bien qu’on conclut à un moment.

 

Nos Sources

Le jeu :

L’auteur :

Et comme d’habitude : nos élucubrations, suppositions, réflexions, considérations, analyses et tout et tout !

7 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Cartagena – Leo Colovini

  1. Bonsoir,

    Mer ci pour ce très intéressant Sortons le Grand jeu et pour la mise en avant de Leo Colovini qui pour moi n’est pas reconnu à sa juste valeur.

    Bien sur Cartagena est un bon jeu et a le rayonnement qu’il mérite (j’ai Atlantis que personnellement je préfère). mais d’autres oeuvres de Colovini, peut-être moins accessibles au premier abord, me semblent plus marquantes. Carolus Magnus que vous avez cité. Mais surtout Alexandros que vous ne mentionnez que pour les cases triangulaires. Mais ce jeu est un jeu de séparation de territoires (pas de fusion…) avec un pion manipulé par les joueurs avec un système de carte à symboles pour contrôler le pion qui permet les séparations et des cartes à jouer avec les symboles des case de l’espace pour en prendre possession ou les arracher à l’adversaire… de la vraie gestion de main. Ajoutons à ça le tempo pour déclencher le scoring : si un joueur le déclenche, tout les joueurs scorent.

    Je ne peux pas faire mieux comme analyse que celles de Palferso sur TricTrac qui est un inconditionnel de ce jeu (et je partage son enthousiasme) :

    https://forum.trictrac.net/t/alexandros-quelques-points-a-eclaircir/30181

    Mais aussi ludo le gars : https://www.ludolegars.fr/09082006alexandrosx2/?highlight=Alexandros

    … vous auriez donc pu le comparer à Cartagena sur bien des points…

    … et en relisant ces posts je vois que vous avez aussi oublié de citer Magna Grecia très bon jeu de développement.

    Personnellement j’aime bien aussi Justinien même si le système de vote/enchère est particulièrement vicieux et déroutant dans les premières parties.

    Et chez nous en petit jeu léger de stop ou encore, Matterhorn est très apprécié, tout comme Golden Horn que mes enfants adorent.

    Ps : le royaume Carolingien ce n’était pas uniquement la France ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_carolingien

  2. C’est fou. J’écoutais l’épisode en parcourant Insta et j’ai une vidéo de championnat de Subuteo où on voit une action de défenseur qui illustre ce que vous disiez. Le mouvement défensif en méme temps qu’un mouvement offensif

  3. Hors-sujet, mais sur le flipper je suis tombé récemment sur une drôlerie de Friedmann Friese: Freaky Frogs from Outerspace. C’est un solo qui tente de reproduire les sensations de jouer au flipper avec des cartes… Après une petite dizaine de parties dans des voyages en train, j’aime beaucoup, mais je ne sais pas trop pourquoi… Avis aux amateurs de flipper comme le pionfesseur!

  4. Salut les grands joueurs,

    Merci pour cette émission, j’ai appris plein de choses sur Cartagena et sur Colovini.
    Cartagena est un jeu qui ne paye pas de mine au premier abord mais qui est très efficace, je l’ai ressorti par hasard avec mes enfants il n’y a pas longtemps et on a passé un très bon moment.

    Ce que je regrette un peu, c’est que vous vous soyez limités à cette mécanique de « prochain symbole sur la piste », qui pour moi n’est qu’un moyen pour atteindre un effet de saute-mouton intéressant. Les joueurs sont obligés de rester assez groupés pour être efficaces (à très juste titre vous avez parlé de peloton), et non seulement il ne faut pas se laisser distancer mais il faut aussi éviter de faire la course seul en tête sinon on s’épuise pour rien.

    En élargissant à ce phénomène de saute-mouton/peloton, vous auriez pu citer comme descendants des jeux tels que Flamme Rouge ou Deep Sea Adventure, qui obtiennent le même résultat en partant sur des principes mécaniques un peu différents (ressources partagées, aspiration). Et surtout vous auriez pu citer le Saute-Mouton comme oeuvre innovatrice !

    Autre raison pour laquelle je pense que cette notion de peloton est importante, c’est qu’elle est un des avatars de quelque chose qu’on retrouve dans beaucoup de jeux de Colovini :
    Dans Clans on déplace les pions des adversaires, et le bluff amène à leur faire de petits cadeaux.
    Dans Intrigue à Venise on est obligé de dévoiler des informations aux autres, avant même de savoir s’ils sont dans notre équipe.
    Dans Vabanque les joueurs construisent collectivement la valeur de chaque table, sans savoir s’ils parviendront à se l’approprier.
    Dans The Lost Code on utilise les codes des autres et leurs propositions pour estimer son propre code.
    Bref, il y a souvent une forme de collaboration émergente entre les joueurs, nécessaire pour leurs intérêts individuels, mais jamais complètement accordée de bonne grâce.

  5. Souquez ferme moussaillons, pavillon noir à tribord !

    J’ai découvert Cartagena par le biais d’Atlantis lors de sa sortie et qu’est-ce que c’était dur pour moi à l’époque, je perdais tout le temps.

    En tout cas merci pour toutes ces infos, vous m’avez encore une fois passionné avec cet épisode.

    J’ai l’impression que les ascendants/descendants sont majoritairement des jeux enfants alors que pour Cartagena, c’est moins le cas, mais c’est vrai que « va sur la couleur/symbole donné » ça parait évident pour les enfants.

    Bye !

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