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[Sortons le grand jeu] Magic : L’Assemblée – Richard Garfield

Sortons le Grand Jeu ! Et ce mois-ci, ce n’est pas d’un grand jeu dont vont vous parler Cyrus et Le Pionfesseur, mais d’un monument ! Le jeu par lequel beaucoup d’entre vous ont sans doute commencé.

Ce mois-ci, nous allons donc vous parler de Magic : L’Assemblée aussi connu sous son nom anglais Magic: the Gathering et sous son diminutif Magic. Il sera bien sûr également question de son auteur, encore un Richard, mais Garfield cette fois, revenu sur le devant de la scène récemment avec Keyforge. Mettez vos écouteurs, fermez les yeux, on repart dans les années 90 !

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Commentaires précédents

0:00:00 Introduction et Commentaires précédents

 

Les commentaires de l’épisode précédent, c’est par ici, mais on est là pour vous les résumer 😉

 

Magic : L’Assemblée, c’est quoi ?

0:14:45 Fiche signalétique

Magic : L’assemblée est un jeu de Richard Garfield édité en 1993 par Wizard of The Coast, alors petit éditeur, éditant surtout des suppléments de jeux de rôle. Le jeu est prévu pour 2 joueurs et les parties durent en général de 15 à 20 min.

0:20:15 Présentation rapide du jeu

Avant la partie chaque joueur compose un « deck » d’au moins 60 cartes.
Lors de la partie, on joue des cartes terrains fournissant du mana à chaque tour nous permettant d’invoquer des créatures, lancer des sorts ou jouer des artefacts et des enchantements. L’objectif final est de réduire à 0 les points de vie de son adversaire qui démarre normalement à 20.
Les créatures vont rester sur le terrain et pourront, jusqu’à leur mort, attaquer à chaque tour l’adversaire ou être utilisées en défense pour se protéger des attaques adverses.

Le jeu utilise un système de couleur, chaque terrain produit une des cinq couleurs de mana et il est donc plus aisé de jouer un deck unicolore. Chaque couleur possède son identité et il est donc souvent utile de jouer plusieurs couleurs pour ne pas être limité par les seules capacités d’une couleur.

 

Pourquoi Magic : L’Assemblée est un grand jeu ?

0:27:15 Un grand jeu ! Que dis-je ? Un monument !

À la sortie du jeu, l’édition limitée d’origine (dite Alpha) s’arrache comme des p’tits pains, le jeu est un véritable succès lors de la GenCon 1993. Une 2ème édition (Beta) est imprimée dans la foulée et sera épuisée avant la fin de l’année. Suit l’édition « Revised » (3ème édition) ensuite… c’est l’escalade…

La 1ère édition française verra le jour en 1995.

En 2015, on dénombrait 20 millions (!!!) de joueurs de Magic
Entre 2008 à 2016, ce sont 20 milliards de cartes qui ont été imprimées !

Aujourd’hui, on dénombre :

  • 21 éditions de base
  • 30 blocs d’extensions contenant en moyenne chacun 3 extensions

Beaucoup de produits dérivés ou de « merchandising » découle de Magic :

  • des romans
  • des comics
  • des adaptations en jeux vidéos
  • un magazine spécialisé en français : Lotus Noir

Magic, c’est aussi des compétitions avec des prix très attractifs à la clé, un pro tour, des champions, etc.

Quelques uns des prix reçus par le jeu :

  • 1994 Mensa Select Winner
  • 1995 Deutscher Spiele Preis Special Prize Winner
  • 1996 Super As d’Or au Festival international des jeux de Cannes

 

L’analyse

0:40:10 La genése du jeu
  • Garfield entre en contact avec Wizards of the Coast car c’était un jeune éditeur. Au départ, il voulait faire éditer Roborally ;
  • WotC lui demande un jeu plus léger, jouable rapidement en convention entre deux parties d’un autre jeu, c’est alors qu’il invente Magic (il lui a fallu une semaine pour avoir l’idée) ;
  • Magic reprend le principe d’un de ses prototypes « Five Magics » lui même inspiré de Rencontre Cosmique, l’idée étant d’avoir des « pouvoirs » comme dans Rencontre Cosmique mais qui appartiennent aux cartes et non aux joueurs.

 

0:45:20 Les ascendants de Magic
  • Le jeu à collectionner :
  • Combo
  • Construction de paquet
  • Draft : indirectement, puisqu’il vient des tournois
0:52:45 Les descendants de Magic
  • Numérique :
  • Sensation de jeu similaire
  • Magic lui-même : c’est un jeu qui évolue beaucoup, au fil des extensions. Le jeu d’aujourd’hui est finalement un descendant du jeu original.

Analyse de la thématique

1:14:45 La thématique
  • Dans la peau d’un magicien ?
  • Des couleurs archétypales
  • Un univers que dis-je… un multivers

L’auteur – Richard Garfield

1:20:10 Richard Garfield

Détenteur d’un doctorat en mathématique combinatoire, et à l’origine professeur de Math dans un collège : ça ne s’invente pas…

Ses autres jeux, du moins, ceux que nous avons choisi d’évoquer….

Sa patte : “Le jeu de cartes à collectionner à combo” ?

 

Quelques anecdotes

1:30:45 Anecdotes
  • Une mise abandonnée
  • Un bébé qui vole désormais de ses propres ailes
  • Un jeu qui a la cote 🥁

Concluons

1:35:50 Notre avis

Notre avis sur le jeu. À votre avis ?

 

1:45:30 Notre conclusion

Où l’on conclue sympathiquement le podcast…

 

Nos sources

Le jeu

La création de Magic

Richard Garfield

Et bien sûr… nos vieux souvenirs 😄

9 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Magic : L’Assemblée – Richard Garfield

  1. @LePionFesseur je réagis à ta réponse aux commentaires de l’épisode précédent qui revenaient eux-mêmes sur ton apparent dédain des games design des années 80 ! (discussion sans fin 🙂

    Je ne suis pas du tout partisan de la lecture que tu fais sur le sujet. D’après moi, on ne peut absolument pas juger le passé d’un art en évolution avec les critères d’aujourd’hui !

    D’ailleurs, si je te suis ton raisonnement, on fait en réalité toujours très mauvais game design aujourd’hui parce que dans 25, 50, 100 ou 1546554040650 ans, les jeux d’aujourd’hui ne correspondront plus aux attentes et aux compétences et moyens du moment. On est condamnés à jamais faire du bon game design en fait !

    Je vois en réalité deux biais dans la façon dont tu lis les jeux du passé :
    – Imaginer que les joueurs de l’époque appréciaient ou auraient apprécié la même chose que toi aujourd’hui.
    – oublier qu’on est des nains sur les épaules de géants et que chaque époque fait du mieux qu’elle peut et c’est beaucoup comme le prouvera la suite.

    Ce qui n’empêche bien sûr pas de dire que les jeux de l’époque ne pourraient pas sortir sous leur forme aujourd’hui parce qu’ils ne sont plus adaptés aux critères actuels. Mais pas qu’ils étaient mal game-designés. Même en moyenne !

  2. Salut,

    Mes sources, concernant mon commentaire du mois dernier sont l’interview de Eric Hautemont devant la chambre de commerce et d’industrie des français aux Etats-Unis (2005 ?) et de l’interview de Richard Borg et du même lors de la sortie de Battlelore sur BGG.

    Excellent choix que Magic, qui va apporter beaucoup au monde du jeu en général, ce que vous mettez bien en valeur. Par contre, c’est super visible que vous faites tout et n’importe quoi pour parler de KeyForge ! 😉

    Quoi ? Vous ne parlez pas de Djihad ? Vous ne parlez pas de Wheel of Time ? Ni de Highlander ? Bon, ok, pour ce dernier, il vaut mieux ne pas en parler 🙂 Il est vrai que dans la folie des années 1995-2001, il y a un paquet de mauvais jeux qui sont sortis (Spelljammer, c’est toi que je regarde).

    Il y avait d’autres éléments de combo de cartes dans des jeux plus anciens, mais clairement pas de manière aussi poussée et innovante que Magic : trois cartes d’une même couleur permet de doubler le loyer dans Monopoly; dans Risk, il y a aussi ce (très faible) aspect de combinaison des cartes pour les renforts (infanterie, cavalerie, artillerie, un de chaque); et même dans la belote, avec dame-roi dans l’atout (ce qui d’ailleurs donne son nom au jeu).

    Il y a une vraie question sur la dimension « à collectionner » qui séparerait, selon Le Pionfesseur, le JCC et les jeux de société. Avec surtout, certains de ceux qui sont à la frontière : Dominion (dont vous parlez), Dixit (que de nombreux acheteurs collectionnent plus qu’ils n’y jouent comme Pokémon), etc.

    Pour moi, Zoon n’est pas évolutif, dans le sens où les 4 paquets sont sortis en même temps (Zoondo étant une v2). C’est probablement plus le cas pour Micro-Mutants, dont les boîtes étaient publiées de manière espacée dans le temps (mais qui n’est pas un jeu de cartes 🙂 ).

    Manque peut-être un point un peu plus poussé sur les illustrateurs, en particulier pour les illustrateurs super-star d’hier (Quinton Hoover) et d’aujourd’hui (Magali Villeneuve).

    D’accord avec Le Pionfesseur, c’est intéressant de noter que les JCC et JCE tendent « naturellement » (ou paresseusement) vers la confrontation plus ou moins pure, mais rarement vers la compétition ou la concurrence.

    Bisous les loulous,

    1. Sur 6 JCE sorties (L’Appel de Cthulhu – Le seigneur des Anneaux – Le Trône de Fer – Android: Netrunner – Star Wars – Horreur à Arkham), 2 sont des jeux coopératifs soit 1/3 donc je ne peux pas te laisser dire que les JCE sont paresseusement des jeux coopératifs ;O)

      1. J’ai compris la remarque du Pionfesseur dans le sens Confrontation vs. Gestion, pas dans le sens Controntation vs. Coopératif.
        Les JCE mentionnés (enfin, ceux que je connais), on tape bien sur des monstres. Ce n’est pas des créations de moteur de production. J’ai trouvé cette remarque assez intéressante et vraiment original, je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu ou entendu cette remarque. C’est vrai, pourquoi on explore des demeures lugubres pour latter des goules mais qu’on a pas l’occasion de faire pousser des légumes ou convertir des ressources primaires en produits finis ?

  3. Episode très intéressant, car j’ai naturellement plongé vers Magic et consort lors de leurs sorties.

    J’aimerais apporté quelques précisions sur ce qui est dit sur le podcast, même si le terme JCE/LCG a été déposé par FFG (je crois) mais comme dit le pionfesseur, il existe d’autres jeux qui pourraient s’apparenter à ce modèle. Je ne connais pas Zoon et je ne pourrais défendre le point de vue, mais il existe Planet Petri sorti en 1998 qui lui s’apparente bien à ce type de jeu. Blue Moon de Reiner Knizia reprend aussi ce modèle en 2003 et on pourrait citer Scarab Lords (2002)/Minotaur Lords (2004) dont on pouvait de souvenir construire son paquet.

    Enfin, le Pionfesseur dit ne pas connaitre de jeu de cartes de gestion. En fait, on pouvait jouer au colons de catane le jeu de carte (la première version, je ne connais pas les suivantes) de cette façon en faisant un paquet de 30 cartes de souvenir mais je n’arrive pas à mettre les mains sur ces régles et je ne crois qu’elles n’apparaissent que dans les extensions. Donc cela existe. Est-ce que les colons de catane le jeu de cartes est un jeu de gestion ? Moi je dirais que oui.

    1. Salut Monsieur Patate et merci pour ton commentaire !

      Petite question : tu parles de Colons de Catane 2 joueurs quand tu parles du jeu de cartes ?

  4. J’ai longtemps cru que Proxi-jeu était nommé selon les cartes Magic qu’on pouvait imprimer soi-même pour tester un jeu avant d’acheter les cartes et qu’on appelle « Proxy »
    Mais non

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