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N°123 – Jeux de société et jeux vidéo

Les conditions sanitaires ne permettent malheureusement toujours pas de réaliser les interviews habituelles.

En guise de consolation, Acariâtre, Dany, Flavien et Le Pionfesseur vous proposent cet épisode spécial pour explorer les liens entres les jeux vidéo et les jeux de société.

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0:06:47 Le retour sur les commentaires

Flavien revient sur les commentaires de l’épisode 122, consacré aux recommandations de Noël.

Les débats

L’épisode est découpé en 4 parties. Dans chacune, l’un ou l’une des intervenant expose un sujet sous forme d’une chronique puis l’ensemble de l’équipe y réagit (merci à feu Studio 404 et à Quête latérale pour l’idée du format).

0:08:48 Le Pionfesseur - Pourquoi la convivialité dans le jeu de société plus que dans le jeu vidéo est un argument bidon

Pour expliquer le succès grandissant des jeux de société, les médias généralistes rabâchent le même argument : le jeu de société serait plus convivial que le jeu vidéo. Rien de plus faux pour Le Pionfesseur qui part en croisade contre cette idée reçue dans sa chronique.

Mais alors ? Pourquoi exactement joue-t-on aux jeux vidéo ou aux jeux de société ?

 

 

0:45:52 L'Acariâtre - La fin de l'autrice ? Vers la création collective dans le jeu de société

Les jeux vidéo sont réalisés par des studios de développement et ne distinguent pas une ou des autrice(s) parmi les autres métiers impliqués (direction de projet, game design, level design, graphisme, animation, musique, développement, tests, etc.). L’Acariâtre tente de nous faire croire qu’il en sera bientôt de même pour le jeu de société avec des autrices intégrées et salariées à des studios auxquels les éditeurs pourront faire appel.

Des exemples récents dans le jeu de société :

  • Le studio Prospero Hall regroupe toutes les compétences de conception et réalisation d’un jeu de société et réalise des jeux de commande ;
  • Le collectif Kaedama (Antoine Bauza, Corentin Lebrat, Ludovic Maublanc, Théo Rivière) réalise des jeux de commande et des missions de développements ;
  • Les nombreux studios filiales ou partenaires exclusifs du groupe Asmodee : Libellud depuis 2010 et racheté en 2019, Pearl Games, Repos Prod, etc. ;
  • Le jeu Obscurio (Libellud, 2019) crédite comme auteur « L’atelier » soit les auteurs internes à l’entreprise :

 

1:20:49 Dany - MB et la tentation du jeu vidéo

Dans les années 90, le fabricant de jeux et jouets MB (Milton Bradley Company) adaptait plusieurs jeux vidéo en jeu de société, avec plus ou moins de talent et de succès : Pac Man, etc. Dany nous raconte cette tentative ; l’occasion de se pencher sur les entreprises qui ont tenté de rapprocher les deux univers.

2:00:55 Flavien - L'intégration du deckbuilding dans le jeu vidéo

Depuis 2017 et malgré des tentatives antérieures, Slay the Spire a popularisé dans le jeu vidéo une mécanique bien connue des amatrices de jeux de société : le deckbuilding. Flavien nous montre comment le jeu vidéo s’est emparé de cette mécanique tout en y apportant des spécificités propres au média.

  • Les portages numériques, simplifications de manipulation et rapidité des parties
  • Slay the Spire, expérience solo et ajout de la structure du rogue-lite
  • One Step From Eden, le sentiment d’urgence par le temps réel
  • Griftlands, l’importance accordée à la narration

Quelques autres jeux vidéo utilisant la mécanique du deckbuilding :

 

16 nombreux commentaires pour N°123 – Jeux de société et jeux vidéo

  1. Pas d’accord avec vous sur les raisons de jouer aux jeux de société.
    Choix du jeu, installation, explication, transmission, références, déduction sociale, chambrage, communication ‘hors jeu’…tout ça crée une expérience et c’est ce que recherchent l’immense majorité des joueurs.

    Party et rôles cachés sont (de loin) les plus pratiqués.
    Par exemple le succès des Loups garous au Japon, parce qu’il est un support plus libre piye communiquer dans une société très codifiée.

    Votre avis est une preuve supplémentaire du snobisme des gamers.

    Un matheux a d’ailleurs prouvé une corrélation entre la note et le poids d’un jeu sur BGG. https://ludovox.fr/lugeek-news-133-cette-semaine-en-5-minutes-04-01-2021/

    1. Je comprends pas trop ton argument, tu ne cites que des choses que l’on retrouve parfaitement dans toutes les formes de jeu, en particulier dans le jeu vidéo (ce qui était le propos de ma chronique).

      Si c’est ce que les gens recherchent alors pourquoi est-ce qu’ils ne jouent pas à des jeux vidéo en multijoueur local ?

      Et puis si on cherche vraiment de la convivialité, il y a beaucoup plus de moyens de la trouver en dehors du jeu, en particulier en faisant la fête, en buvant, mangeant, discutant ensembles. Des choses qui sont quand même vachement plus relou à faire dans le cadre d’un jeu (oui, même un party game).
      Mais bon ça c’est un autre propos, rien à voir avec la chronique 😉

      1. Proxi-jeux, donnez votre avis, on vous dira pourquoi vous avez tort.

        L’immense majorité des joueurs recherche les interactions, à travers le jeu, et d’autres moyens, qui ne sont d’ailleurs pas mutuellement exclusifs, en témoigne l’expression « jeux d’apéro ».

        « Si c’est ce que les gens recherchent alors pourquoi est-ce qu’ils ne jouent pas à des jeux vidéo en multijoueur local ? »
        Parce qu’ils n’offrent pas du tout le même niveau d’interactions ! Voir les autres joueurs est essentiel pour cela.

        1. « Proxi-jeux, donnez votre avis, on vous dira pourquoi vous avez tort. »

          Euh ok … tu prends un peu trop ton cas pour une généralité.

          Comme dans tout le reste du commentaire d’ailleurs. L’intêret de discuter c’est justement de voir un peu les points de vue de chacun·e je trouve. J’ai l’impression que tu vois ça comme une bagarre où l’un doit gagner et l’autre perdre.

          Du coup pour répondre au reste :

          1) Je vois pas pourquoi voir les autres joueurs·euses est essentiel puisqu’au final la très grande majorité des jds n’offrent pas d’interaction physique, elle n’est que verbale. Dans ton exemple ci-dessous j’ai l’impression que tu joues sur BGA contre des incconu·e·s en ligne, auquel cas je suis d’accord que ça n’a rien à voir en terme d’interaction.
          Mais moi je parle plutôt de jouer avec des potes sur BGA avec le vocal. Et donc idem pour les jeux vidéo, j’arrive à retrouver de l’interaction avec mes potes quand on joue en vocal (c’est d’autant plus marquant avec les jeux qui poussent particulièrement à cette interaction comme Among Us, les jeux en équipe ou les MMO).

          2) Quand bien même voir les autres est essentiel, tu ne réponds pas à ma question « pourquoi est-ce qu’ils ne jouent pas à des jeux vidéo en multijouer local ? » où là les gens se voient en vrai (c’est le principe du multijoueur local). Je pourrais prendre l’exemple des LANs aussi d’ailleurs.

          1. Et d’ailleurs pourquoi est-ce que des gens jouent sur BGA plutôt qu’à des jeux vidéo ?

            C’est clairement pas une différence de convivialité cette fois-ci vu que c’est sur le même support.

            1. Ya un histoire de materiel, BGA ca marche sur tablette, telephone, alors que les jeux faut plus de matos et plus de coordination (meme pour among us et je parle pas des FPS ou STR multi)
              donc au final le jeu de plateau numerique c’est autant inclusif que le jeu sur table et ca permet de jouer a distance !

      2. Une simple expérience : jouer quelques parties de 6 qui prend sur BGA.
        Voir son score. Et constater que ce sont souvent les mêmes qui gagnent. Et donc que le jeu est assez tactique. Avec du hasard bien sûr.

        Jouer en presentiel. Et constater que le jeu est pratiqué comme un jeu d’ambiance, ce qu’il n’est pas naturellement.
        Un jeu assez tactique est pratiqué comme un jeu d’ambiance. Pourquoi donc, si ce n’est ce que recherchent les joueurs ?

  2. Salut à tous,

    L’épisode qui portent sur mes deux passions ♥♥♥
    Ce qui donne l’un de mes épisodes préférés all-time, vraiment un super podcast !

    Tellement de bons jeux vidéos cités, ça fait trop plaisir, merci à vous !

    Je suis complètement d’accord sur la vision biaisée des jeux de société par les médias traditionnels, pourquoi se limiter au monopoly et si souvent les confronter avec les jeux vidéos, alors que l’on peut aimer l’un, l’autre ou les deux …

    Pour ma part, je joue aux jeux videos en solo, pour le côté immersif d’un univers, pour vivre une belle aventure, et aussi pour le côté « complétiste », j’aime bcp les « achievements/succès/trophées » et essayer d’aller au bout du bout des jeux.
    Cela permet aussi de tester ses limites, une sorte de dépassement de soi …
    J’ai moi aussi fini Hades (battu Hades + crédits de fin + épilogue) mais je continue pour avoir les derniers succès, quel jeu !

    Quand je joue en multi avec des amis, en ligne, c’est pour se retrouver et passer un bon moment ensemble, à la cool, sans compétition.

    En ce qui concerne le jeu de société, j’aime bcp initier, faire découvrir à ma famille/collègues/amis des jeux qu’ils ne connaissent pas et trouver le bon jeu pour la bonne personne est toujours satisfaisant.
    (Je suis un peu devenu le « référent jeu de société » de mon cercle de connaissances. Je suis sûr que c’est votre cas également ;-P )
    C’est aussi un bon prétexte pour se voir, en plus de discuter, et manger un morceau, ça occupe tout le groupe au même endroit, sans barrière d’écrans ou de compétences à la manette.
    Et sans limite de nombres, compliqué de jouer à 5 ou + en local autour d’un même jeu vidéo, alors qu’avec un jeu de société, c’est calibré pour.

    Comme vous l’avez évoqué, de plus en plus de jeux videos sont des « jeux de société ++ », c’est-à-dire qu’ils reprennent les codes, les règles, les visuels, etc. du jeu de société, pour le transcender.
    Hearthstone est un jeu de cartes à collectionner, qui aurait pu exister en physique, mais il va plus loin grâce à de nombreuses automatisations, ou aux effets aléatoires quasi impossibles à représenter avec du vrai matériel …
    Par exemple :
    – Comment simuler l’apparition au hasard d’un serviteur de type bête, qui coûte 3, parmi tous ceux qui existent dans le jeu ?
    Ou
    – Lancer 10 sorts aléatoires, parmi tous ceux qui existent dans le jeu, sur des cibles elles-aussi aléatoires ?
    => Quel casse-tête avec des cartes / dés / jetons !!! alors que le jeu fait ça pour nous en moins d’une seconde …

    En plus des Among Us, Slay The Spire, Dicey Dungeons déjà évoqués, je rajouterais « skribbl.io » (Pictionary online) et le trés récent « Gartic Phone » (Esquissé online).

    Les jeux multijoueurs en ligne avec les plus grosses communautés (surtout avec de l’affrontement joueurs contre joueurs), sont aussi souvent ceux où on retrouve le plus de toxicité, surtout envers les nouveaux joueurs, qui s’en prennent plein la tête alors qu’ils sont en train de découvrir le jeu et sont forcément moins expérimentés que les habitués …

    En ce qui concerne l’industrie du jeu vidéo et du jeu de société, on restera à deux vitesses je pense, avec les plus gros mastodontes de chaque milieu (Asmodée / Ubisoft / EA / etc.) qui seront toujours de plus en plus gros (avec parfois des gros loupés, comme le récent CYBERPUNK 2077) et les « indés », à leur plus petite échelle, qui prennent le risque de proposer des choses plus « exotiques »/originales et qui auront pafois un énorme succès (les qq rares exceptions qui confirment la règle).

    En tout cas, ce podcast a clairement mis en lumière la porosité entre ces deux milieux (jeu de société avec des applis, adaptation en jeu vidéo de jeux de société, des thèmes/mécaniques en commun, etc.) et je trouve ça passionnant.

    Vivement le prochaine podcast sur ces sujets et hâte de voir ce que le futur nous réserve dans ces deux domaines (IA, VR, cross-plateforme, cross-over, …)

    Bonne lecture et bons jeux !!

  3. Bonjour,

    Je suis d’abord passionnée de jeux vidéo depuis l’adolescence, sur PC d’abord puis sur toutes les plateformes (ce n’est pas la machine qui compte mais le jeu, n’est-ce-pas ?).
    Ce que j’aime dans le jeu vidéo, c’est vivre des aventures. Je ne suis pas très jeux de gestion, mais plutôt RPG ou jeux d’aventure/action. J’aime l’exploration, rencontrer des PNJ, réaliser des quêtes, tuer des monstres. Me prendre pour le personnage que je dirige et qui, le temps du jeu, est une sorte de prolongement de moi-même.

    J’aime aussi découvrir des univers forts — comme les Dark Souls qui, grâce à l’ambiance qui s’en dégage, m’a poussé à persévérer et à finir les jeux.

    (mes jeux vidéo préférés : les Baldur’s Gate, Planescape Torment, Fallout 1 et 2, The Witcher 3, la série Mass Effect, Skyrim, Zelda Breath of the Wild, les Dark Souls, Nier automata, Persona 5, entre autres)

    Pourquoi je suis passée aux jeux de société ? Grâce à M. Phal vu dans l’émission Silence, on joue. Il m’a intrigué, et dans la foulée je me suis renseignée sur le jeu « moderne ».

    Et autant je n’aime pas les jeux de gestion sur PC, autant je les adore en plateau, qu’il faille faire une course aux points ou battre un automa. J’aime aussi les jeux où il faut battre le jeu (les jeux coop).

    Qu’est-ce que je cherche dans ces jeux ? Sûrement pas le côté « société », vu que je joue exclusivement en solo — par manque de connaissance mais aussi peut-être par peur de me ridiculiser avec des scores minables, parce qu’autant j’aime jouer, autant bah… Je suis nulle !!
    Non, ce que j’aime dans le jeu de plateau/cartes, c’est le côté tangible du matériel. Décrocher de l’écran. Toucher des pions, manipuler des cartes. Avoir du beau matériel (je regrette le temps où quand on ouvrait une boite de jeu vidéo on avait un gros livret, une carte etc). Me prendre la tête avec les règles. Découvrir de nouvelles mécaniques.

    J’aime certainement aussi le fait que c’est un média nouveau pour moi (je joue depuis 3 ans) ; un univers entier à découvrir, un nouveau jouet à tourner dans tous les sens.

    Pour conclure, j’aime jouer. Tout simplement. Pour m’évader, pour me triturer les méninges, pour me dépasser. Pour m’amuser.

  4. Je comprend qu’on veuille faire des passerelles entre les loisirs, assurement il y a beaucoup de public en commun, mais venant d’un monde tres jeu video (progaming, mmo tout ca)
    le jeu de société n’est pas du tout reconnu, et il ya beaucoup qui ne vois que monopoly, poker, trivial poursuite et ala rigueur pictionary !!

    Mais quand on arrive a motivé un gamer qui joue sa vie(virtuelle) tout les soirs online a un jeu de societé moderne souvent ca marche, parce que il y a des mecaniques de gameplay qui marche, un melange de connaissance du jeu, de bluff, de chance ; mais selon mon experience (qui n’a clairement aucun valeur) les mondes se touchent finalement assez peu.

    Alors que clairement dans leur conception les similarités sont forte, d’ailleurs les ecoles de gamedesign qui forme majoritairement des gens destiné au jeu video on toujours un debut dans le jeu de societé, parce que le gameplay est plus pur que dans le jeu video ou il ya le moteur graphique,physique et bcp de chose a prendre en compte en plus ce qui rend l’apprentissage plus complexe.

    Pour parler des adaptations j’ai ete tres decu de Supermeat boy en jeu de plateau (jeu de carte en faite : rival rush)
    ya plein de mecanique du jeu , mais ya pas l’esprit , mais en meme temps c’est un jeu solo basé sur le random et les combinaison, pas un jeu tres commercial, donc obliger de le faire multiplayer et le coté injuste du jeu video ne peux pas etre conservé dans le jeu de carte sinon en multiplayer c’est vraiment pas equilbré.
    donc pour en faire un meilleur jeu de societé, on ne respecte pas le coeur du jeu video.

    et c’est toujours le cas dans toute les adaptations
    et je ne pense pas qu’il puisse existé un bon jeu vidéo, qui contient tt les carac du jeu video qui sera adaptable en jeu de societé sans perte, c’est pour cela que les deux existe.

    j’ai un proto de jeu de platforme en jeu de societé mais c’est vraiment pas un jeu de plateforme qui pourrais existé dans un jeu vidéo… pareil pour mes tentatives de faire un diablo en jeu de plateau. le coté random des lieux et des items rend le jeu de plateau immense car un jeu video peu faire 1.000.000.000 d’item, en cartes c’est plus complexe…

    bisou et amusez vous a ce que vous voulez (meme aux adaptations)

  5. Merci pour cet épisode très intéressant. Je ne suis de loin pas un joueur de votre niveau donc j’apporte une contribution assez maigre.

    J’ai trouvé ces sujets très intéressants, avec un gros intérêt pour celui de MB et ses adaptations.

    Je suis moins en accord avec celui du DeckBuilding. Durant toute l’écoute, je ne comprenais pas la « nouveauté » apportait par Slay the Spire. Et je n’ai pas beaucoup joué, mais quand j’avais vu ce titre, je le trouvais très ressemblant à Kingdom Hearts Chain of Memories ou à Baten Kaitons mais en moins bien.
    Je me disais justement que ça collait à votre description du titre si tu enlèves le Rogue Like.
    Et du coup, ça répond à la question du jeu narratif qui explique pourquoi on se bat avec des cartes, jouez à KH CoM. (Même si, soyons honnête, je ne sais toujours pas si l’histoire global de KH a été écrite par un génie ou par un très gros consommateur de substance…).
    Quant à Baten Kaitos, ça commence à dater, mais je n’ai pas le souvenir qu’il justifie l’utilisation des cartes. Par contre, ce dernier intègre une modification des cartes avec le temps qui passe (genre les bananes qui redonnent des PV qui murissent après 1-2 jours InGame pour plus de PV rendu et qui ensuite se périment pour en donner moins voir finalement devenir toxique, etc).

    Merci pour votre excellent travail, autant sur le fond que sur la forme.

  6. Au sujet de la chronique de l’acariâtre qui voit une tendance à la professionnalisation via des studios auteurs salariés / éditeurs , j’ai aussitôt pensé (c’est évoqué aussi) aux autrice / illustratrice / éditrice (je fais un effort inclusif là mais j’ai peur que ça finisse mal) qui montent leur boîte de femme-orchestre : par exemple Ryan Laukat ou Bruno & Ludovic Poulpes (ah ben voila loupé 😉

  7. Bonjour,

    J’ai trouvé votre podcast très réussi et je voulais en profiter pour rebondir sur la chronique au sujet de « Slay the Spire » et clamer mon amour des jeux Legendary. J’avais pensé à intervenir pour en parler dans les commentaires du « Sortons le grand jeu » sur Dominion, mais du coup ça trouve aussi bien sa place ici.
    Lors d’un changement de poste, mes collègues m’ont offert, sans doute plus par blague qu’autre chose, une grosse boîte de jeu en anglais adaptée de Buffy. A ma grande surprise, j’ai découvert un jeu ultra-fun qui a du succès partout où je l’amène.
    En creusant un peu, j’ai découvert que cette gamme de jeux, « Legendary » a multiplié les licences (Marvel, Alien, Buffy et bientôt James Bond…) en appliquant cette recette, toujours la même, d’une efficacité redoutable. Les joueurs doivent construire leur deck pour affronter un grand mechant qui les inonde de « minions ». Tuer des minions ou taper sur le grand méchant rapporte des points de victoire et si les joueurs ne perdent pas contre le jeu, celui qui a le plus tapé de méchants a gagné. La boîte contient une quinzaine de personnages différents à mélanger dans la rivière, plusieurs grands méchants, plusieurs conditions d’échec ce qui permet de varier énormément les parties.
    Du coup, c’est une avalanche de combos invraisemblables, de rebondissements spectaculaires qui s’abattent sur les joueurs, de manière extrêmement jouissive. C’est du gros deck-building qui tâche, de l’ameritrash next-gen, du jeu de société arcade/flipper ! Très videoludique, du coup !
    Leur jeu Marvel a été classé par Tom Vasel, le patron de Dice Tower, comme meilleure adaptation du Marvelverse, et continue de recevoir des extensiosn régulières encore aujourd’hui.
    Je comprends que vous soyez amateurs de finesses ludiques, mais ce genre de grosses productions efficaces et spectaculaires ont aussi leur charme.
    Pour la question de l’industrialisation, la question serait de savoir si c’est une tendance de fond ou pas. Et pour l’invention de gamedesign des jeux de plateau face aux jeux vidéos, d’une part, elle se discute. Les jeux vidéos indés ont fait preuve de beaucoup d’inventions mécaniques ces dernières années ce qui a conduit à des chef d’oeuvre comme « What remains of Edith Finch », « Inside » ou « Dead Cells ». Et de manière plus générale, c’est le manque de moyen, et les contraintes qui poussent à l’imagination. Pour les jeux de plateau, l’impossibilité de calculs complexes et la nécessité de s’adapter au temps des joueurs moyens (parties de 90 minutes) a poussé les créateurs de jeux modernes à innover et à optimiser leurs mécaniques.

  8. Salut les gars,
    Super épisode, excellent niveau de contenu.

    Au titre des éditeurs qui travaillent d’un côté et de l’autre, peut-être peut-on mentionner celui qui essaie de faire les deux à la fois (et c’est pas facile) : les éditions Volumiques.

    Au titre des jeux qui sont des adaptations non officielles, je voudrais croire que les aventures « NoSide » de Unlock sont des adaptations sans licence des aventures Maniac Mansion / Day of the Tentacle. Je n’en ai pas la preuve ou le témoignage de Cyril Demaegd, c’est juste que le ton et les associations loufoques sont effectivement très proches.

    Pour Pionfesseur, je pense que la dimension « conviviale » telle qu’elle est présentée à la télévision est une affaire générationnelle. Ce sont les baby-boomers qui passent du temps devant la télévision, ce sont à eux que s’adressent les programmes télévisées et donc ce sont leurs biais qui sont flattés. On parle pendant une partie de belote comme on parle pendant une partie de Worms : ça chambre, ça discute du temps qu’il fait ou ça partage des ragots. Mais du point de vue de la génération des baby-boomers, qui ne comprennent pas dans leur ensemble ce que peuvent être les divertissements numériques, c’est nécessairement moins bien. Il est dans ce cas dommage que les chaînes de télévision ne l’expliquent pas.

    Pour la fin de l’autrice, c’est une question super intéressante. Triste, certainement, mais intéressante. On a vu notamment cette semaine la fin de la maison d’édition de la Haute Roche, qui arrête les frais devant une professionnalisation de certains de ses métiers. On a de plus en plus d’auteurs qui sont des auteurs solides, sans avoir une patte ou une marque de fabrique comme leurs prédécesseurs pouvaient l’avoir, mais qui aussi arrivent à sortir des jeux fonctionnels sous contraintes. C’est par contre surprenant de voir à quel point l’exigence de professionnalisme se développe pour les compétences en-dehors des éditeurs (ici, la création du côté des autrices et des studios) alors qu’on peine à voir le même niveau d’exigences sur les compétences internes (communication, planification, logistique, finance, légal, RH, qualité, douanes, etc.).

  9. Bonjour

    j’ai bien aimé vous écouté. J’ai tout de même quelques remarques sans trop m’étendre :

    – « On se connait mieux autour d’une bière que d’une partie de jeu de société » : les gens se révèlent lors d’une partie. Tout dépend du jeu bien sûr mais on peut vite voir si les joueurs sont timides, constaté leur rapidité d’esprit, leur niveau de compétitivité … et d’autre part, le J2S est souvent accompagné d’une binouze chez moi. On lie les deux et ça fait partie du côté conviviale de la chose, le J2S devenant parfois un prétexte pour se voir.

    – Le truc rigolo avec Among Us c’est le mélange jeu vidéo / jeu de société. Au point même qu’il y a des séances de among us IRL, ce qui montre bien que le jeu se fait autant « in game  » que lors des temps de discussion. Cf Touche pas mon mate : https://youtu.be/FhmPvxt8Dco
    Et pour répondre à … Pion Fesseur ? … les quêtes de Among Us ne sont pas très éloignées des votes de BSG. Dans bien des jeux à rôles cachés on traque le comportement « anormale » des jouer (Et oui Cyrus, j’ai sorti mes chasseurs à ce moment là de notre partie de BSG MAIS J’ETAIS HUMAIN !!!)

    – Pour les tutos J2S ça existe et ça s’appelle Dized https://podcast.proxi-jeux.fr/2017/11/essen-2017-dized/. Le sujet date de loin mais je sais qu’il est toujours vivant. ce serait peut-être pas mal de refaire un point avec Matthieu Bonin

    – Concernant les autrices de jeux : Pouvez-vous m’en citer 3 je ne connais que l’autrice de Wingspan (Vous êtes capable de me donner son nom sans regarder sur la boite) ? Je devine l’usage du féminin dans un but inclusif, mais peut-être aurait-il fallut le préciser en début de chronique tellement les femmes sont sous-représentées dans le milieu. Je soutiens la démarche mais mon coeur a saigné en entendant parlé de « la fin de l’autrice indépendante ».
    Je ne fais pas de procès à l’Acariâtre je suis persuadé de ces meilleures intentions.

    – Bravo à Flavien qui soulève le problème des auteurs de jeux fonctionnaires !! D’ailleurs on pourrait parler des fonctionnaires auteurs de jeu tellement il y a des profs dans ce milieux … Au delà de la blague : Il y a encore quelques années on pouvait compter les auteurs professionnels sur le doigts d’une main. Le milieu s’est professionnalisé et ça permet de payer plus de créatifs* ce qui est plutôt pas mal.
    * Et l’un des avantage de l’équipe de développement c’est qu’on sort aussi des vieux schémas clivants auteurs / éditeurs

    Je vous aime, et vous m’avez donné envie de jouer et de postuler pour une chronique 🙂
    @+
    OdPJ

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