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[Dossier] Le jeu de société, un loisir de niche ?

Ce mois-ci, la proxi-team vous propose un nouveau dossier. Réunis autour des micros et d’une table virtuelle Cyrus, Flavien, Le Pionfesseur et Polgara vous proposent chacun leur chronique dans le but de débattre pour savoir si notre hobby est ou non un « loisir de niche ».

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Commentaires de l’épisode précédent

0:05:40Commentaires de l'épisode précédent

Un rapide retour sur les commentaires de l’émission précédente.

Le Dossier – Le jeu de société, un loisir de niche ?

0:12:11Cyrus : c'est l'histoire d'une niche

Cette chronique que personne n’attendait… Pas même les autres chroniqueurs et chroniqueuses de Proxi-Jeux.

0:17:36Le Pionfesseur : Le jeu de société moderne, encore un loisir de niche 1:05:52Flavien : une niche qui devient sacrément grande

Pour prendre Le Pionfesseur à contrepied ou au moins nuancer ses propos, Flavien propose des éléments allant dans le sens d’une sortie de la niche, ou du moins d’un grand élargissement de celle-ci.

Il commence par un ressenti personnel, avant de continuer par une observation de l’évolution des pratiques et des propositions ludiques. Il s’intéresse ensuite, chiffres à l’appui, à des évolutions économiques. Il observe l’évolution de la couverture médiatique, avant de terminer par les liens avec d’autres médias et loisirs.

Quelques sources évoquées au cours de l’émission :

Evolution des pratiques

Evolutions économiques

Source

Couverture médiatique

Liens à d’autres médias

Dominion et Race for the Galaxy dans Gone Girl (David Fincher, 2014)
Des licences plaquées à des jeux existants, des propositions originales basées sur des licences
2:30:55Polgara : veut-on vraiment sortir de la niche ?

Avec une petite dose de mauvaise foi empruntée à Pionfesseur, Polgara revient sur les raisons conscientes ou non des membres ludiques les poussant parfois à garder la niche bien fermée.

3:08:57La question du Gobelin

N’oubliez pas la question de La Caverne du Gobelin vous permettant de bénéficier d’un code promo de 5€ à partir d’une commande de 40€.

21 nombreux commentaires pour [Dossier] Le jeu de société, un loisir de niche ?

  1. Salut l’équipe Proxi-Jeux,
    Le jeu de société n’est pas un marché de niche et il faut arrêter de parler de jeu de société moderne ça veut rien dire. Jeu de société ça englobe le loisir des jeux de plateaux, jeux de cartes, wargame, jeu de rôle, jeu de cartes à collectionner… Qu’il soit moderne (2000 à aujourd’hui ou ancien avant 2000, c’est surtout les mécanismes qui ont principalement évolué).
    Pour moi ça fait un peu moins de 10 ans que c’est entré dans un marché de mass market, probablement même main stream depuis le Covid. Regardons le nombre de tirages d’un jeu aujourd’hui est de le comparer à un livre non best seller ou une BD.
    On trouve des boutiques spécialisées dans toutes les villes de France, mon Leclerc a un rayon carrément complet aussi grand que le rayon jouet alors que le rayon DVD/CD a disparu. Si ils font ça c’est bien qu’il y a un intérêt avec un public large ! La taille des boîtes n’aidant pas pour en avoir encore plus.
    Tous les jours les nouvelles personnes que je rencontrent ont soit déjà jouées récemment soit carrément des jeux chez elles. On trouve des jeux de société dans les salles de pause des entreprises, dans les locations…
    Je crois qu’on est très loin d’un marché de niche.
    Enfin pour ce qui est de la notion de marché de niche, d’un point de vue définition on parle de marché avec peu d’acteurs du côté de l’offre : c’est plus du tout le cas du marché du JDS.
    Pour finir : perso je suis incapable de citer le nom d’un chanteur ou d’un groupe que j’aime bien et les titres je m’en tape royalement. Pourtant j’écoute beaucoup de musiques. Il faut arrêter de se positionner comme sachant dans un marché qu’on pense de niche parce qu’on est surtout des passionnés et qu’on est capable de citer que Wolfang Kramer est l’auteur de ce jeu ou que tel illustrateur est derrière cette boîte. C’est juste un discours de passionné qui ne change rien au fait que si les autres ne le savent pas ou l’expriment pas, c’est pas parce que c’est un marché de niche. Juste que c’est peut-être pas leur passion.

    1. Bonjour Thespios,
      Je trouve ton commentaire très tranchant, bien que plutôt bien argumenté.
      L’objectif de cette chronique était justement d’avancer sur la réflexion de « le jds est-il toujours un marché de niche ». Et à moins que je n’ai loupé un truc, je ne crois pas que la conclusion était « oui, c’est un marché de niche. La preuve : 95% des joueurs ne savent pas citer plus de 2 auteurs ».
      Aussi, tu dis que la notion de jeu de société moderne ne veut rien dire. Du coup j’ai envie de dire pourquoi ? Pourquoi n’a-t-on pas le droit de catégoriser ou classer les choses ? Quel mal y a-t-il à essayer de comprendre ce phénomène, à l’analyser et à l’étudier ?
      Enfin, tes arguments se basent sur ton ressenti seul. Sans doute en effet, dans ton environnement le jds est rentré dans les mœurs. Par contre, je serais étonné d’apprendre que c’est le cas partout en France. Notamment, de mon côté, c’est encore très loin d’être mainstream. Et le jds est encore énormément rattaché aux jeux pour enfant. Et le fait qu’une boîte de jeu soit plus visible qu’un CD n’est pas étranger à sa prise de place dans les rayons (surtout à Noël, il faut bien appâter les enfants ! :-))

      1. Salut !
        Petite correction, le thème était de savoir si c’était encore un LOISIR de niche 😉
        Merci en tout cas d’alimenter la réflexion 🙂
        Cyrus

        1. Bonjour Président !
          A priori on pourrait dire que le marché est un corollaire de la niche (car la demande génère l’offre), mais en effet, la différence est importante et il est bon de préciser 🙂

  2. Je rejoins la définition de Flavien en ce qui concerne la niche (ou non) à propos du loisir jeux de sociétés.
    Pour moi, seule la pratique suffit à évaluer si un loisir/pratique est de niche alors que le connaissance (que défend Mr Pion) permet plutôt d’évaluer l’implication dans le loisir.

    Prenons un exemple bien parlant : le sadomasochisme.
    Tout le monde sait globalement en quoi sa consiste (la connaissance).
    Pourtant, (je suppute) très peu de personne le font en moyenne de la population (la pratique).
    Si l’on prends la connaissance alors cela deviens mainstream alors que si l’on regarde la pratique, cela reste de niche.

    Pour aller encore plus loin, prenons : la chasse.
    Tout le monde sait globalement en quoi sa consiste (la connaissance). Même ceux qui se battent contre et qui sont activistes et sensibilisé aux souffrances Animals.
    Pourtant, très peu de personne chasse en moyenne de la population (la pratique).
    Si l’on prends la connaissance, on peut se dire que presque toutes les personnes chasses (et du coup en intégrant en plus les gens qui se battent contre…) alors qu’en réalité très peu de personne chassent (même si c’est toujours trop à mon goût). La chasse reste un loisir (vraiment ?…) de niche.

  3. Minute 20 : en tant que joueur de jeux de société, je pense que le jeu de rôle est un jeu de société comme les autres :jeux de plateau, jeux de cartes, jeux vidéo. Parfois la nomenclature des jeux n’est pas aisée mais je n’oppose pas jeux de rôle à jeux de société. Je dirais même que le jeu de rôle est le plus social des jeux.
    Je retourne à l’écoute du podcast 😉

  4. Bonjour à tous !

    Tout d’abord je vous félicite de vous être lancé sur ce sujet d’émission, il y avait effectivement matière à débattre encore plusieures heures dessus. Merci Cyrus de t’être laissé tenté. C’est un thème qui m’a également beaucoup inspiré et j’aimerais vous faire part de quelques unes de mes réflexions:
    En premier lieu je pense que les gens n’ont toujours pas pris leur « envol » du jeu de société. Ils en sont resté à leurs expériences d’enfance respectives des jeux classiques qu’ils ont reçu à Noël styles cluedo ou, au moins pire, les mystères de Pékin.
    Je suis étonné que Polgara soit entourée de connaisseuses pour qui Room 25 évoque autre chose qu’une chambre d’hôtel ou Jaipur une région indienne mais tant mieux.

    Ensuite je suis entièrement d’accord avec la plupart des 46 points du Pionfesseur. Pour moi l’exemple qui prouve inévitablement le fait que le jeu de société moderne est bien un loisir de niche, c’est que l’intégralité des personnes que l’on connaisse, de tous milieux et âges, n’ont aucune conscience de la variété de jeux modernes existant sur le marché et sortant chaque année. Il y a peut-être depuis peu des titres qui émergent dans les esprits comme The mind ou Top ten (je ne parlerais pas de Blanc manger coco je ne parlerais pas de blanc manger coco !!) mais cela reste très enfouis dans la culture ludique collective.
    C’est d’autant plus regrettable qu’avec la richesse de nouveaux jeux modernes qui sortent ces dernières années il y en auraient forcément plusieurs qui plairaient énormément aux moldus (sans condesendance) qui malheureusement vivent dans l’inconnu de ce milieu.
    Je suis intimement persuadé que si le grand public avait connaissance de la variété de jeux modernes existant et s’il avait joué à quelques uns d’entre eux (kingdomino, Azul, just one et autres magic maze), il serait en majorité conquit, s’intéresserait et s’impliquerait bien plus en profondeur dans ce loisir car comme une chaussure à son pied, il y a forcément un jeu pour chaque table. En majorité les gens ont envie de jouer, tous ceux à qui je fais découvrir un jeu extraterrestre sont emballé et ne demandent qu’à renouveler l’expérience. Ils sont curieux de découvrir d’autres titres. C’est un cruel gâchis de laisser ces potentiels joueurs réguliers dans une situation de moldus.

    Flavien l’a en partie évoqué mais je trouve ça crutial de se demander: A partir de quel pourcentage concidère t-on qu’un loisir est ou n’est pas de niche en fonction de sondages respectifs que l’on pourrait tous faire auprès des gens qui nous entourent. 1 personne sur 15, sur 20, sur 30 connais simplement Splendor de nom? Sans même parler d’y avoir jouer, juste en avoir entendu parler.
    Lorsqu’il y aura un Time bomb evolution à la place d’un loup garous dans le placard des joueurs classiques, un Pour une poignée de marguerites à la place d’un jeu de l’oie en primaires, un carro combo à la place d’un Uno qu’on offre à un pote, qu’on joue à Mot pour mot en maison de retraite, et un Marrakesh à la place DU jeu dont on ne doit pas prononcer le nom sous le sapin, on aura fait un grand pas vers le développement du secteur.
    Je pense d’ailleurs que ce « jeu mystère » a fait et continu de faire beaucoup de tord à notre loisir moderne. Car en effet, Hasbro a su, plus tôt que les autres, utiliser les licences pour prolonger leur egemonie sur le secteur ludique mainstream à un moment où peut-être (je dis bien peut-être) leur version de base était en train de s’essouffler. En prenant ainsi l’essentiel de la place consacré aux jeux de société en GMS, cela complique d’autant la tâche et limite fatalement l’apparition d’autres jeux modernes dans les rayons et donc la possibilité aux foyers lambda de s’en procurer. Je ne le blâme pas de vouloir tout faire pour monopoliser les ventes et augmenter son chiffre d’affaire, c’est compréhensible. Mais en faisant cela il empêche un maximum d’individus de profiter d’une folle richesse ludique.
    Le monde ludique est en forte accélération, c’est indéniable. Je penses malgré tout qu’un des véritables tournants, si bien sûr nous voulons populariser nos jeux préférés et faire en sorte qu’on puisse en parler avec madame et monsieur tout le monde, serait l’apparition d’une assez large gamme de jeux modernes en GMS, avec et sans licences. Pour cela il faudrait drastiquement réduire les positions du jeu dont on ne doit pas prononcer le nom notamment.

    C’est très bien si le jeu de société moderne se répend de plus en plus ces dernières années et je serais ravi de partager cette passion avec de plus en plus de monde, mais il part de tellement loin. Dans les années 2000 c’était à peine un petit terrier de lapin ! La progression est heureusement significative avec tous les médias et autres structures ludiques qui grossissent à vue d’œil.

    Pour finir, et à mon avis, il sera encore pour un bon moment un loisir pratiqué et investit par une très forte minorité de passionnés qui font l’effort d’aller chercher l’information ludique là où elle se trouve, planquée au fond de la niche. Wouaf Wouaf !

  5. Bonjour,

    Je vais poser ce commentaire ici plutôt que sur Discord 😉 mais si vous voulez on pourra en débattre un peu plus là haut.

    Pour l’instant, je viens de démarrer la capsule de Flavien, mais j’avais envie de réagir aux propos de Pionfesseur. J’apprécie en général les propos de ce dernier pour toutes leurs profondeurs et leurs pertinences. Néanmoins sur cette question de niche je n’ai absolument pas le même ressenti, et surtout je suis resté bloqué sur la notion de jeux de plateau.

    Pour remettre dans le contexte, j’ai 47 ans, j’ai commencé le jeu de rôle à 11 ans, j’ai connu mes premiers jeux de plateaux avec le Dune de Descartes (1993), la première édition française de Horreur à Arkham (1987), et tout un tas d’autres. Tout ça pour dire que je ne me considère pas comme un expert, mais au moins que je connais un peu le domaine.

    Même dans les magasins spécialisés de l’époque (Excalibur, sigh) on parlait plus facilement de jeux de plateaux; je pense tout simplement pour l’isoler du jeu de rôle. A cette époque (re sigh), les magasins étaient beaucoup plus orienté sur le jeu de rôle, et les boardgames était une très petite partie, il fallait bien trouver un terme pour isoler les choses (c’est comme ça néanmoins que je l’analyse). Ensuite est arrivé la vague des TCG, mais bon.

    Pour ma part, même si aujourd’hui j’utilise plus généralement jeux de société, il m’arrive justement de réutiliser le terme jeux de plateaux pour parler des boardgames, mais j’utilise aussi jeu de carte, party game, jeu de rôle, etc. C’est juste une façon de nommer les choses. Et par là, je pense que justement on sort de la niche. Il y a une appellation englobante utilisée par tout le monde, et des appellations plus spécifiques qui permettent de se « reconnaître » entre sachant.

    En fait, ce débat me fait penser au débat d’expert dans la SFF, ma mère et mon père lisent des romans de Stephen King, HP Lovecraft, Masterton, Tim Powers. Eux lisent du fantastique, moi je vois des romans d’horreurs, des romans de dark fantasy, du fantastique, du proto steam punk… Mais finalement ce qui est intéressant, ce n’est pas forcément notre capacité à nommer les choses (qui fait de nous des « sachants »), mais le fait qu’ils lisent ces romans, et que finalement ça a permis de faire connaître ces auteurs.

    Enfin, même si c’est rare, il existe de réelles études sur le jeu de plateau, le père d’un ami, historien, a déjà fait plusieurs travaux sur l’histoire du jeu. Certes, il s’agit bien souvent de jeux classiques (l’un de ces travaux portait sur les osselets si je me souviens bien). Mais qu’est ce qui différencie ma pratique aujourd’hui d’un Dune Imperium, ou des échecs, d’un jeu de go, voire du Mah Jongg (oui j’ai pratiqué ça aussi, très mal, je cherche un système de règle simple d’ailleurs)

    Bref, voilà, et pour en rajouter à la capsule de Flavien je rajouterais que dans la série Orphan Black, les protagonistes jouent régulièrement à Agricola :p

  6. Merci pour cette super émission qui invite à réfléchir sur notre (petit ?) milieu.
    Cyrus a tout dit au début et m’a bien fait rire 😀

    Pour ce qui est de mon expérience, et bien j’ai de moins en moins l’impression de passer pour un adulescent quand je dis que je fais du JDS. Mais j’aurais bien du mal à savoir si c’est le regard en face de moi qui a changé, ou si c’est juste que je l´assume plus ouvertement 🙂

  7. Hello la Proxy-Team,

    Pour le coup, je suis Team Pionfesseur. Je trouve qu’on lui a opposé des arguments douteux du style « t’as joué à un jeu une fois, tu es un joueur de jeux de société ». Avant, on ne disait pas ça de quelqu’un qui a touché à une borne d’arcade en vacances : Ha il joue, il est un joueur de jeu vidéo.

    Pour ce qui est de la niche, elle s’agrandit, c’est sûr, grâce aux journalistes passionés, aux bars à jeux, aux club de jeux. Pour ce qui est de la production, le loisir est actuellement dans une phase bizarre où les jeux sont édités pour être accessibles et adaptés pour un marché plus grand. Mais le reste ne suit pas…

    Je vais prendre l’exemple d’Unmatched qui avait le potentiel (accessibilité, thème..) pour devenir un carton à Noël chez les ados. La promo est inexistante : voyez vous des pages pubs dans d’autres magazines que Plato ? Voyez vous des pubs TV (sur des petites chaînes, pas TF1) comme il y en a pour les jeux vidéos ?

    Le jeu a 2 gros freins pour le mass market : les règles et la durée. Dans une époque où on zappe de vidéo courte en vidéo courte, où les articles de presses sont rarement lus en entier, je pense que le jeu aura du mal à sortir de sa niche de passionnés.

    C’est peut-être mieux ainsi afin que les pépites ludiques restent brillantes.

  8. Hello la Proxi-team,

    Ce sujet est très intéressant et a été un de mes préférés par le simple fait qu’il est possible d’en débattre une éternité et qu’il est difficile de définir clairement ce qui est de niche ou non. Comme beaucoup d’entre nous, je me suis retrouvé dans certains points évoqués et en opposition sur d’autre ce qui montre que ce sujet met avant tout la subjectivité en avant.

    J’ai, néanmoins, des éléments qui m’ont fait tiquer et pour lesquels j’aimerai vous soulever la question :

    – Dans le sujet, il est évoqué que les jeux à licence tendent à rendre les jeux de société main stream mais qu’ils ne sont pas à la hauteur du média et qu’ils ne sont que de pâles copies. En exemple, il a été évoqué Horizon Zero Dawn. J’ai été surpris car ce jeu, que j’ai en ma possession, me semble très loin d’un Monopoly Mario. La mécanique est bien réfléchi et originale. Même si l’équilibrage est à revoir, est ce que ce jeu est moins légitime qu’un Ghost Story qui ne porte pas de licence mais qui a un niveau de difficulté extrème ? A l’inverse, est-il moins légitime qu’un Zombicide dont la facilité est déconcertante ?

    En prenant l’exemple de jeu à licence, Assassin’s Creed Brotherhood of Venice est pourtant bien encré dans un univers main stream mais il n’est pourtant pas un jeu à la portée de tous. Quel joueur casual dépenserait une centaine d’euro pour un jeu dont la boite est immense ? Est-ce que ces joueurs sont prêts à passer 2h sur une mission ? Même si le jeu porte le nom d’une licence connue, seule une faible partie des joueurs du jeu vidéo en on connaissance et ce jeu reste malgré tout un jeu de niche malgré ses énormes qualités !

    Concernant la place des jeux dans le matériel audiovisuel : j’ai été surpris de ne pas entendre parler de Big Bang Theory. Même si cette série relate principalement de l’univers geek d’un point de vue humoristique, elle a permis de montrer des personnages principaux qui jouent régulièrement aux jeux de rôle et aux jeux de société. Loin d’avoir finalement été tournés en dérision, le grand public s’est attaché à ses personnages et se sont en parti retrouvés en eux.

    Enfin, concernant les chiffres évoqués pendant plusieurs minutes sur le podcast, il est difficile de tirer de vraies conclusions par rapport à ces statistiques. Comme tous sondages et tous domaines de recherche, les chiffre n’ont de valeurs que dans le référentiel dans lesquels ils sont inscrits mais sont, pour la plupart, orientés par notre ressenti. On peut comparer le jeu de société au cinéma mais est-ce que les sujets sont vraiment comparables. Il est plus facile de vendre des places de cinéma à 12€ (ce qui semble déjà cher pour beaucoup de gens) que de payer 60€ un Maracaibo. De la même manière, est ce que je dois comparer les ventes de Horreur à Arkham dans le monde au prochain film Avatar ou plutôt aux entrées mondiales de Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ? De la même manière, est ce que les marges de maisons d’édition de jeu de société sont les mêmes que celles de studios de cinéma ? De la même manière, est ce que les coûts de production sont les mêmes ? Je pense que tout le monde connait la réponse.

    Bref, tout cela pour montrer qu’on peut discuter pendant 1000 ans sur ce sujet mais qu’on pourra toujours trouver des exemples et contre-exemples pour illustrer nos propos quelque soit notre position. Pour ma part, je pense que le jeu de société n’est plus un loisir de niche mais que chaque joueur porte un intérêt pour un sous genre qui peut paraitre plus encré dans une niche. Pour reprendre l’exemple du métal évoqué lors du podcast, beaucoup de personne écoute du métal mais il devient plus restreint de trouver des personnes qui connaissent parfaitement les groupe de métal symphonique, de black métal ou de death. Malgré tout, le métal est reconnu comme de la musique abordable et toutes les grandes surfaces vendent encore des albums de groupes à fortes notoriété. Il en est de même avec le jeu de société où les gens connaissent et jouent en grand nombre mais peu déclenchent une passion pour les jeux de figurine, les jeux de cartes, les jeux coop, les jeux de gestion ou autres sous groupes plus spécifiques.

    En tout cas, merci pour ce sujet qui donne lieu à réfléchir et qui restera d’actualité pour encore beaucoup d’années à venir.

    1. Hello et merci de ton retour !

      Il me semble justement que lorsque je parle de jeux de société « goodies » qui sont achetés par les amoureux et amoureuses de la licence (Horizon Zero Dawn, Darkest Dungeon…), je dis bien qu’on n’est plus dans les licences qu’on avait il y a 15 ou 20 ans et que sans que ce soit des jeux spécialement renversants ou innovants, ils restent dans des propositions ludiques qui méritent d’être jouées, qu’on les aime ou non.

      Pour les chiffres c’est clair, ce sont des données brutes dont la compréhension ne m’est que très partiellement accessibles, et avec toutes les limites que tu pointes, dans les chiffres eux-mêmes ou dans la comparaison aux autres secteurs, c’était plus un regard global pour constater une évolution et nuancer malgré tout la place du jeu de société par rapport à d’autres loisirs.

  9. bonjour a tous,
    le débat est passionnant. Une palme particulière à Polgara qui a, comme souvent, une analyse percutante et recadre bien les choses.
    L’ avalanche de chiffre déversé pour démontrer que le jeu est sorti de ca niche est pertinent.
    La position de pionfesseur est juste, il est compliqué de dire que parce que le chiffre d affaire augmente le jeu n est plus une niche.
    Je pense que nous sommes loin d un marché vulgarisé et sortie de la niche, je pense que les acteurs du métiers de la distribution font un pari celui de la diversification des produit vendu. Ils ont de la place dans les rayons.. .
    Apres que le jeu soit de niche ou non est ce important? Je n en comprends pas les enjeu.
    bien cordialement

  10. Je dirai tout simplement : Bravo pour cet excellent dossier avec des points de vue différents mais complémentaires.

    Très bonne idée de jouer avec le coté canidé.

  11. Vous comparez des choses qui n’ont rien à voir.
    Si vous voulez comparer jeu et musique, il faut comparer
    – consommation => suivr des jeux TV VS écouter de musique
    – pratique => jouer à des jeux de société VS jouer de la musique (ou chanter).

    1. Bonjour Gametrekker,
      Peux-tu approfondir ta pensée ?
      Pour ma part, je trouve que regarder des jeux télé et écouter de la musique sont 2 choses qui n’ont absolument rien à voir…
      Jeux télé : purement ludique, oblige la personne à rester concentrée sur cette activité
      Musique : permet au choix de se détendre/concentrer/motiver/…, tout en permettant de faire autre chose à côté
      De même, jouer à des jeux et jouer de la musique font appel à des fonctions cognitives qui n’ont rien à voir

  12. Joli travail de préparation de la part de chacun pour étayer sa partie, avec des arguments de natures très différentes (et donc complémentaires).

    Cependant, je reste sur une impression étrange : Pionfesseur pense que le loisir est encore de niche mais la plupart de ses arguments pouvaient être retournés contre lui (ce que vous avez fait pendant l’émission) ; et à l’inverse Flavien défend plutôt l’idée qu’on est en train de sortir de la niche, mais la plupart des chiffres qu’il donne montrent un écart monstrueux entre le JdS et les autres loisirs. Certes on observe une croissance x4 ou x10 sur les 10 dernières années, mais est-ce que ce n’était pas déjà le cas sur les 10 années précédentes ? (Je ne fais que poser la question, je n’en ai aucune idée).
    Côté boutiques spé, si je me base sur ce que j’ai observé à Grenoble, j’ai l’impression qu’il y a eu une période de transition il y a une dizaine d’années, avec plusieurs ouvertures/fermetures/déménagements, puis que ça c’est stabilisé à 3-4 enseignes, et que plus récemment ces boutiques établies se sont mises à embaucher. Mais c’est peut-être juste la dynamique locale.

    Pour finir, si je suis d’accord avec la plupart des points avancés par Polgara comme freins au passage à un « échelon supérieur », je ne suis pas certain que ces freins soient conscientisés chez beaucoup d’acteurs. Pour prendre l’exemple des traductions par des amateurs, les petits éditeurs qui y recourent sont certainement bien contents d’en profiter, mais je doute qu’il y en ait qui se disent « il ne faut surtout pas que mon jeu se vende en grande surface sinon je vais devoir payer un traducteur pro ».
    Je vois ce genre de pratique aussi comme un indicateur que beaucoup d’acteurs du secteur sont encore des amateurs de jeu qui se sont professionnalisés, et donc n’ont pas les process qu’aurait un industriel d’autre chose qui se mettrait à produire du jeu.

  13. Salut les doggos,

    Super épisode, comme toujours !

    C’est vrai que de plus en plus de monde joue, et ça c’est cool, ça évite de passer pour un débile qd tu dis que tu as passé un week-end sur un salon de jeux de société, ou qd tu proposes de faire un jeu dans une soirée !

    Je dois avouer que c’est qd même agréable d’être le référent « JdS » dans ses cercles d’amis/collègues/famille et de pouvoir conseiller / faire découvrir des jeux modernes, dont les gens ne connaissent meme pas l’existence parfois (et que certains tombent ensuite dans la niche ^^)

    Pour revenir à l’épisode, il tournait un peu en rond par moment, et l’avalanche de nombres/stats en tout genre de la fin m’a un peu fait perdre le fil, assez difficile à suivre pour ma part !

    A+ les canidés

  14. Salut la Proxi-team !
    Ca fait plaisir de démarrer la rentrée sur un sujet qui aide mon cerveau à se remettre en marche ! 🙂
    Sujet par ailleurs très intéressant (même si j’aurais bien aimé savoir s’il existe des jeux de société pour chiens…) et très bien préparé.
    Juste un petit point : Un moment, Pionfesseur et le reste des participants n’arrivaient pas à se comprendre sur la définition d’un loisir de niche. J’ai trouvé un peu dommage que, sans avoir à vous mettre d’accord, vous n’ayez pas réussi à vous comprendre, et soyez passés à autre chose un peu trop vite à mon goût.
    Je trouvais justement intéressant qu’il y ait un point de blocage entre vous, et cela pourrait expliquer certains commentaires qui ne comprennent pas l’intérêt d’un tel débat.

  15. Petite remarque pour le prochain dossier , pensée a bien définir et vous mettrez d’accord sur les termes afin d’éviter les dialogues de sourds (Jeux modernes, mainstream, niche…)

    Suis-je le seul à considérer que les années ‘80s (Dune, Labyrinthe, SurviveTheIsland…) c’est déjà du jeu moderne ?

  16. Perso je ne suis pas d’accord avec Flavien sur l’histoire de 15 ans d’avance du jds moderne vs. Jv.
    Pourquoi le jds moderne commence avec Catane pour vous ? Space Hulk, Scotland Yard , TheIsland, Rencontres Cosmiques, Dune, Junta, Heroquest, DetectiveConseil… n’est-ce pas du j2s moderne ?

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