Déjà 6 commentaires : Rejoignez la discussion

N°93 – Matagot

Pour ce quatrième entretien de la 8ème saison et le premier de 2018, Fendoel, Benofx et Polgara reçoivent Hicham Ayoub Bedran de la société d’édition Matagot.

3:01:06 - Télécharger le fichier mp3 (165.8 Mo)

Vous pouvez « streamer » notre podcast ou vous abonner à notre flux iTunes. Si vous nous appréciez, notez notre Podcast dans iTunes et laissez-y un commentaire ! Sur Android, nous vous recommandons d’utiliser l’application (gratuite) Podcast Addict.

Les actualités

Les sujets qui ont fait l’actualité ludique de ce dernier mois :

C’est Matthieu Bonin qui sera le parrain cette année. Touche à tout ludique, président du réseau des cafés ludiques, travaille aussi pour le Finlandais Playmore Games qui développent Dized (interview réalisée à Essen http://podcast.proxi-jeux.fr/2017/11/essen-2017-dized/ ). Sa grande connaissance du milieu sera un atout pour cette association. Une courte interview de Matthieu est à lire sur le site de l’association.

  • Purple Brain est rachetée par Asmodee : mais comment s’est opéré ce rachat concrètement ?

Vous trouverez une interview de Benoit Forget sur Ludovox.

  • France info junior réalisent des émissions sur différents sujets destinées aux enfants. Le dernier:

Mon métier : inventer des jeux de société

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-junior/

  • Déclarer ses droits d’auteur : diffusion d’un fascicule destiné aux auteurs pour les aider dans leur démarche, parce que ce n’est jamais aussi simple que ça en a l’air !

http://www.societedesauteursdejeux.fr/?p=440

  • Melodice, un site très cool qui propose des playlists pour accompagner vos jeux. Dites-lui à quoi vous jouez et il vous met l’ambiance !

https://melodice.org

L’entretien : Hicham Ayoub Bedran (Matagot)

Où l’on parle d’apprendre en marchant, de financement participatif, du marché de l’édition et de jeux bien sûr !

Hicham Ayoub Bedran est le principal fondateur et le Président de Matagot, éditeur français situé à Paris, lauréat du dernier As d’Or-Jeu de l’année catégorie Expert pour Scythe. Passionné par l’édition en général et tout ce qui touche au jeu en particulier, Hicham est passé de rédacteur de fanzines dans son adolescence à la direction d’une société d’édition de jeux proposant un catalogue éclectique, à l’image des goûts de son fondateur.

La genèse de Hicham et celle de Matagot

Fan de jeux de rôle dès le collège, Hicham a toujours eu un faible pour l’édition. Après plusieurs expériences dans la rédaction et des études d’architecture, il fonde Matagot. En un peu plus de 10 ans, Matagot s’est imposée dans le paysage ludique français avec une offre destinée désormais à toutes les catégories de joueurs.

Hicham a été arbitre pour des tournois de Zargos

 

Le jeu de rôle Cendres

 

Le jeu de rôle Te Deum pour un massacre

Nous parlons dans un premier temps de jeu de rôles. De ceux pratiqués par Hicham à ceux qui lui ont permis de lancer sa maison d’édition.

Hicham nous explique également son idée de l’entreprise et de son organisation.

Alors, Matagot est-elle désormais une entreprise pérenne ?

Pour situer Matagot par rapport à d’autres éditeurs français

Matagot Iello Libellud Ludonaute Blue Orange
Dernier chiffre d’affaires publié      2 663 500      5 730 400      4 286 200      1 066 300      2 757 500
Dernier résultat net publié         159 400         244 700         994 500         144 100           80 900
Dernier capital social connu           37 000         600 000           50 000           77 750
Derniers effectifs connus  3 à 5  10 à 19  10 à 19                      2  6 à 9
Source : sociétés.com

 

La grande variété du catalogue Matagot

Cette grande variété est pour Hicham la marque de fabrique de Matagot qui est un éditeur généraliste.

Les Gammes de Matagot:

  • Jeux Expert
  • Jeux Entre Amis
  • Jeux Famille
  • Jeux Enfant
  • Jeux de Rôle

Quelle est l’âme véritable de Matagot ? Comment fonctionne la recherche de protos chez Matagot ? Qu’est ce que le Matagot Club et les Matagolds ?

Les meilleurs ventes de l’éditeur se font clairement avec Takenoko, Room 25, Cyclades… mais aussi Captain Sonar récemment.

Les partenariats de Matagot

Comment ne pas évoquer le partenariat de Matagot avec Stonemaier Games, la société d’édition du talentueux et fantasque Jamey Stegmaier, auteur de Scythe, Viticulture et récemment Charterstone tous localisés par Matagot ?

Une carte pour Scythe

Mais aussi comment expliquer les différents couacs avec l’approvisionnement de Scythe et de ses extensions ?

Et qu’implique pour Matagot les relations privilégiées entretenues avec Pegasus Spiele ?

 

De l’édition à la distribution

Matagot est désormais distribuée par Surfin’ Meeple : mais qui est ce distributeur et quelles sont les raisons de ce choix ?

Les questions des auditeurs

Nous discutons de la boutique de Matagot sur laquelle on peut trouver des goodies mais aussi du lobbying de l’association des éditeurs.

Parmi les questions des auditeurs, nous revenons sur le développement de Meeple Circus mais aussi sur le Pari Ludique.

2018

En ce début d’année, c’est l’heure des bonnes résolutions. Alors que nous prépare Matagot pour 2018 ?

Nous parcourons ensemble les nouveautés à venir en 2018 chez l’éditeur. Au programme, du jeu de société mais aussi du jeu de rôle !

[youtube height= »HEIGHT » width= »WIDTH »]https://www.youtube.com/watch?v=Z5nrkTTVhrg[/youtube]

La question Philibert

Retrouvez en fin d’épisode la réponse à la question Philibert vous permettant de bénéficier d’un code promo de 5€ à partir d’une commande de 40€.

6 nombreux commentaires pour N°93 – Matagot

  1. Matagot bénéficie aux US d’un très grand prestige grâce à des jeux de qualités et qui sont souvent de petites perles (KEMET, CYCLADES, INIS, Captain Sonar),
    de plus, la qualité artistique et du matériel est au top,

  2. Chère Polgara,

    Comme c’est touchant d’apprendre que la culture geek est devenue la culture dominante ! Une affirmation à peine modérée par un « presque » tout en nuance… Ça m’a fait rêver un court et naïf instant. J’ai rêvé d’un monde où il y aurait autant de lecteurs de la Belgariade que de spectateurs de Koh-Lanta. Où on pourrait aussi facilement trouver des interlocuteurs avec qui parler des ouvrages de Magali Segura ou de Manon Fargetton que de Nabilla ou de Moundir. Un monde où la renommée de Stefan Wul ou de David Brin serait comparable à celle de Denis Brogniart ou de Cauet…

    Mais c’est un rêve.

    Dragons de B. Faidutti > D’après la description qui en a été donne, on dirait que c’est une revisite de Coloretto. Ce qui est une excellente nouvelle, car c’est un excellent jeu, ou le dépouillement des règles laissent une place importante a une ambiance émergente unique. Une très bonne nouvelle.

    1. Cher Tuin,

      Devrais-je déceler une pointe de sarcasme dans ton commentaire ? Ceci dit tu as raison de me taquiner sur ce sujet car je réalise ainsi que je n’ai pas été précise dans mes propos. Lorsque j’évoquais la culture dominante, j’avais plus en tête ce qui aujourd’hui constitue le socle de la culture classique, reconnue et acceptée comme telle. Par culture dominante je n’entendais pas la culture populaire (je dis cela sans jugement de valeur) à laquelle tu fais allusion. Je pensais à des oeuvres, qui même si elles n’ont pas été lues, vues ou écoutées, sont acceptées comme fondatrice de notre culture. Je pense à l’Iliade et l’Odyssée par exemple, ou encore à la légende du roi Arthur.
      Mon propos était donc de dire que l’on constate que des oeuvres de la culture geek sont aujourd’hui intégrées dans cette culture classique. Elles sont étudiées dans les universités, elles suscitent le débat, elles sont jouées par des orchestres symphoniques.
      Bien sûr cela ne garantit pas que tout le monde lira, verra, écoutera ces oeuvres. Mais comme je suis une incorrigible idéaliste, une grande romantique et une irrécupérable naïve, je reste persuadée que ce n’est pas juste un rêve et que nous progresserons (tous). Et oui, je rêve, j’ai foi en l’humain, sinon … Non je préfère ne pas y penser.

      A très bientôt pour rêver encore un peu

      Polgara

      1. Chère Polgara,

        Grâces soient rendues à ton optimisme. Après tout, c’est bien cela qui nous empêche de sombrer dans l’abîme.
        De mon point de vue, j’ai une perception complètement à rebours de ce même sujet. Il existe, oui, une culture classique, composées d’un certain nombres d’œuvres. Mais, je ne pense pas que la culture geek contribue à la culture classique. Je considère que certains éléments de la culture classique ont été interprétés par un sous-groupe de la population – les passionnés des cultures de l’imaginaire, surnommés les geeks – pour en constituer un sous-ensemble. C’est d’ailleurs pour cela que les tenants de la culture dominante attribuent aux cultures de l’imaginaire un certain nombre de marqueurs qui les inféodent bien au groupe dominant. On parle ainsi de films de genre, de littérature de genre ou encore de geek ou de nerds.
        Ce serait ainsi, non pas l’inclusion d’une culture dissidente dans un ensemble admis, mais bien le développement, au sein de la culture commune, d’une branche spécifique, à laquelle on s’intéresse – et à laquelle on s’intéresse d’autant plus que certains de ses hérauts ont démontré la solvabilité (comme Peter Jackson ou Hayao Miyazaki par exemple).
        Nous nous retrouvons, je pense, pour dire que ce serait quand même vachement mieux si le nombre de lecteurs de la Morte d’Arthur de Mallory ou de l’Iliade était plus important.
        Bon, on va déjà essayer de faire en sorte que les personnes qui découvrent un jeu de société moderne qui leur plaise soient plus nombreuses !
        Amicalement,
        Tuin

        1. Cher Tuin

          Je comprends tes arguments et je les partage partiellement, même si je pense qu’à moyen terme les frontières entre ce sous-genre et la culture classique tendront à disparaître.
          Mais je pense qu’in fine nous sommes d’accord sur l’essentiel.
          En tout état de cause, merci pour ce débat épistolaire toujours revigorant intellectuellement.
          Au plaisir d’échanger à nouveau avec toi.
          Polgara

  3. Assez déçu de l’interviewé, ça m’a paru très brumeux, il répond à peine au réponse en disant tout et son contraire, n’a aucun chiffre, ne sais même pas le nombre de salarié dans sa société.
    J’ai pas appris grand chose pour ma part, si ce n’est que c’est le brouillard.

    Heureusement que Matagot fait habituellement de bonne éditions

    Enfin bref!

    Courage à l’équipe de Proxi-Jeux ! Vous êtes Top!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *