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[Sortons le grand jeu] Codenames – Vlaada Chvátil

Qu’est-ce qui s’est passé cet été !? C’est vrai qu’il a fait chaud, il faut croire que Cyrus et Le Pionfesseur ont pris un sérieux coup sur la caboche pour nous parler d’un jeu sorti « seulement » en 2015 !

Codenames, un jeu phare, si ce n’est LE jeu phare de Vlaada Chvátil, en tout cas, sans aucun doute son jeu le plus vendu au monde.

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Introduction

 

Commentaires précédents

Les commentaires de l’émission précédente, où nous parlions de Stupide Vautour et de son auteur, c’est par ici, mais comme d’habitude on vous guide dans la jungle des commentaires en commentant les commentaires !

 

Codenames, c’est quoi ?

Codenames est un jeu de Vlaada Chvátil édité en 2015 chez CGE (Czech Games Editions) illustré par Tomáš Kučerovský. Le jeu a été localisé en France par Iello en 2016 qui a revu les illustrations de la boîte en faisant appel à Stéphane Gantiez. Codenames se joue de 2 à 8 joueurs à partir de 14 ans pour des parties de 15 min (hum hum)

Le jeu est disponible à La Caverne du Gobelin : https://cavernedugobelin.com/produit/codenames

Parce qu’il y en a qui ne connaissent pas Codenames !? Pff ! On a vraiment l’auditoire qu’on mérite ! 🙄

Codenames est un jeu qui se joue en équipe, dans chaque équipe un joueur doit faire deviner certains mots présentés dans une grille à ses coéquipiers.

À chaque tour on donne 1 indice correspondant à plusieurs mots qu’on cherche à faire deviner. La première équipe qui a trouvé tous ses mots a gagné !

Mais attention : si on choisit un mot adverse on valide leur mot ! De plus, il existe un piège, qui, s’il est désigné par nos coéquipier, nous fait perdre la partie !

Pourquoi Codenames est un grand jeu ?

Les prix :

  • 45 références de nominations et récompenses sur BGG
  • Meeple Choice Award – 2015
  • 2 prix aux Golden Geek : « Party » et « Family » – 2015
  • Spiel des Jahres 2016
  • Prix (dans diverses catégories) :
    • en Grande Bretagne – 2016
    • en Roumanie – 2016
    • en République tchèque – 2016

Classements :

BoardGameGeek :

  • Aujourd’hui : 114ème
  • Sa meilleur place a été la 17ème en 2016

Tric Trac :

  • 77ème du classement « Jeux cultes »

Les éditions :

  • 38 langues !!!
    • En fait, au moins 40 :
    • Malaysia Edition (2019)
    • Singapore Edition (2022)
      • Avec des mots en singlish (un dialecte singapourien mélange d’anglais, de malais de chinois et de différents dialectes singapouriens)
  • version XXL

Les extensions :

  • A part quelques goodies pour remplacer les tuiles agents, il n’y a rien. En revanche…

Des Spin off :

  • Pictures / Images (2016):
  • Codenames: Deep Undercover (2016)
  • Codenames: Duet (2017) Avec Scot Eaton
  • Codenames: Disney – Family Edition (2017)
  • Codenames: Marvel (2017) avec Casey Sershon (un designer de chez USAopoly)
  • Codenames: Harry Potter (2018)
  • Codenames: The Simpsons (2019)
  • Blizzard Edition (2019) (version réalisée pour les employés de Blizzard)
  • Québec (2022)
    • Avec… des mots québécois…

Autres faits :

L’analyse

Vlaada Chvátil aurait dit « C’était vraiment trop facile » (on plaisante 😜, mais bon…)

Attention à ne pas confondre les jeux d’association d’idées avec les jeux de devinette ! 🤓

On se passe des « messages codés ». OK. Next.

  • Pyramid : jeu TV américain à l’origine : 1973 aux US (https://en.wikipedia.org/wiki/Pyramid_(game_show) )
  • Unanimo (1990 – Theo Coster, Ora Coster)
  • Dixit (2008 – Jean-Louis Roubira)
  • Mystères (2013 – Daniel Quodbach)
    • Les portraits chinois
  • Trix (2013 – Jack Hanauer)
    • Réédité en Guess What! en 2015

Notons qu’il existe un sous-genre des jeux d’association d’idées à identité secrète :

  • Linq  (2004 – Andrea Meyer, Erik Nielsen)
  • Agent Trouble (2014 – Alexandr Ushan)
  • CS Files (2014 – Tobey Ho)

La grande particularité de Codenames qui a fait son succès selon moi :

  • On construit sa propre « énigme » – quels mots on va associer, etc.
  • On essaie de rassembler ensemble des mots qui au 1er abord n’ont pas de lien.

⇒ Ça conduit à donner souvent des indices indirects. C’est la dynamique que cherche à créer ce genre de jeu qu’est Codenames

  • Twinz (2015 – Hervé Marly)
  • CrossTalk (2017 – Brett Sobol, Seth Van Orden)
  • Just One (2018 – Ludovic Roudy, Bruno Sautter)
  • Decrypto (2018 – Thomas Dagenais-Lespérance)
    • Top 1 “Party” sur BGG
    • Linq  (2004 – Andrea Meyer, Erik Nielsen)
    • Agent Trouble (2014 – Alexandr Ushan) ⇒ Oh le même thème… ça alors :p
  • Mot Malin (2020 – Grégory Grard)
  • So Clover! (2021 – François Romain)
  • Nouvelles ContRées (2021 – Germain Winzenschtark)

Un futur jeu qui s’extrait de l’association d’idée par uniquement par le vocabulaire ou des images :

  • Disc Cover (2022 –  Roberto Fraga et Juan Manuel Rivero)

 

L’auteur

Vladimir (de son vrai prénom) Chvátil né le 14 septembre 1971 à Jihlava, République tchèque

Activités JV liées à “Altar Games”

  • Il en garde des méthodes puisque la plupart de ses prototypes sont virtuels
    • Il a contribué au jeu de rôle “Dračí doupě” [dratchi doupié] https://en.wikipedia.org/wiki/Dra%C4%8D%C3%AD_doup%C4%9B 
    • a écrit le livre jeu About Norik (1997) https://www.goodreads.com/book/show/6648334-o-norikovi
    • Il dit qu’il a toujours fait des jeux : il parle de son enfance (et notamment de son expérience en tant que scout)
    • connu pour mettre de l’humour dans les livrets de règles
    • A fondé CGE plus pour le plaisir qu’autre chose (en 2006)
      • C’est la suite de Czech Board Game qui était une association qui avait édité ses premiers jeux en partenariat avec Altar
      • C’est là qu’il devient professionnel
      • CGE a été très important pour faire connaître les auteurs en République Tchèque
    • C’est un gros joueur, et il joue à peu près à tous types de jeux, il est inspiré par beaucoup de choses 
    • Il aime “penser jeu”. Et il pense jeu tout le temps !
    • Il se voit plus artisan qu’artiste

Sa ludographie :

  • Through the Ages (2006) (12ème BGG – IGA 2007)
    • Le jeu qui l’a fait connaître
  • Galaxy Trucker (2007) (232ème BGG)
  • Space Alert (2008) (272ème BGG)
    • Prix spécial Spiel des Jahres 2009
      • Sonderpreis Neue Spielwelten 
    • Golden Geek Awards 2009 Jeu innovant
  • Dungeon Lords (2009) (305ème BGG)
    • Ce sont les illustrations de David Cochard qui l’ont poussé à créer Dungeon Petz (2011) (260ème BGG)
  • Bunny Bunny Moose Moose (2009) (5286ème BGG)
  • Pictomania (2011) (833ème BGG)
  • Mage Knight (2011) (33ème)
    • existe une version Star Trek : Star Trek: Frontiers (2016) – Chvátil a surtout été consultant sur le projet
    • Golden Geek Awards 2012 – jeu thématique
  • Tash-Kalar (2013) (650ème BGG)
    • Golden Geek Awards 2013 – jeu abstrait

Sa patte :

  • L’éclectisme, l’innovation et les mélanges de genres
  • Une inspiration de certains JV
  • Un côté jusqu’au-boutiste 
    • Toujours des propositions fortes
    • Un auteur qui assume les défauts de ses jeux
    • Ce truc qu’on trouve chez les auteurs auto-édités, mais chez lui ça fonctionne 
  • Un côté savant / qui tient un peu du génie

Anecdotes

Tout au long de nos recherches, nous avons glané quelques anecdotes. Nous vous partageons celles qui nous ont le plus marqués ainsi que quelques réflexions plus personnelles.

Concluons

Il est temps de se quitter, mais on se retrouve dans 2 mois pour parler du jeu du président !

 

Nos Sources

Le jeu

Les auteurs/trices

Derrière CGE : https://czechgames.com/en/o-nas/

Et comme d’habitude : nos souvenirs, nos approximations, notre passion, notre amour, nos analyses pointues et nos tentatives d’explications !

14 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Codenames – Vlaada Chvátil

  1. Vous avez oublié
    • parmi les ascendants : Give me five.
    Peut-être l’oeuvre innovatrice en association d’idées ?
    • parmi les descendants : Trapwords
    + Dynamique que Codenames. Et le côté vache d’avoir des mots interdits qu’on connaît pas.

  2. Merci pour cette émission très intéressante ! J’adore plusieurs des jeux de Chvatil mais je connaissais finalement assez peu de choses sur lui.

    Concernant son style j’aime cette propension à ne pas épurer ses jeux (ce qui est habituellement plutôt négatif, tant les jeux compliqués pour rien sont légions). Si je prends TTA ou Mage knight (mes deux jeux préférés de cet auteur) chaque élément de Game design se raccroche brillamment à un élément thématique. Ça donne des jeux très complexes mais qui procure un vrai plaisir mécanique et thématique. Si on est prêt à souffrir un peu sur les deux ou trois premières parties, le temps d’ingérer les règles, le jeu nous le rendra ensuite au centuple 🙂

  3. Bravo pour cet épisode très intéressant et merci d’avoir pris le temps qu’il fallait (2h40, il fallait bien ça). Écouter parler de Codename comme ça, ça m’a motivé à sortir Mage Knight, ce qui a bien occupé mon dimanche… Codename c’est un jeu hyper important on est d’accord, mais Mage Knight ….. wouaou quand meme, quelles sensations de dingue… A quand une émission du genre « Sortons le gros jeu » pour plonger dans les stratégies, les techniques etc.

  4. Wouhou, merci pour cette émission que j’attendais depuis la saison 1.
    Compliqué de tout relever sur 2h40, on va dire que je partage la grande majorité de vos analyses *pouce levé*

    CodeNames a été un vrai plaisir au début, avant d’être tué par Decrypto chez nous.
    Les deux ont effectivement un souci de downtime, ce qui en fait des vrai jeux d’apéro. Pas par le côté « party » mais parce qu’il faut bien des #CraftBeer pour patienter pendant que les émetteurs réfléchissent. Ca ne me dérange pas d’attendre, si cela fait une partie de qualité à la fin. Mais ça dure parfois un temps indécent 😉

    Je me dois de défendre Dungeon Lords qui a été injustement dénigré par Le Pionfesseur : le principe des emplacements d’action à puissance variable fonctionne très bien, car ce n’est pas de la pose d’ouvrier simple. C’est de la programmation (ordonnée) de nos actions du tour. Pour laquelle on n’a pas tous les types d’actions en main à chaque tour. D’autre part deux des actions sont au contraire MOINS bien pour ceux qui arrivent après. D’où tout un mindgame en fonction de l’ordre du tour et des besoins adverses, pour tenter d’être dans le timing parfait sur la version la plus rentable des actions. Un délice. Des jeux comme on n’en fait plus.

    Assez d’accord sur le rapprochement avec Friedmann Friese, avec des jeux bien plus ciselés côté Chvatil quand meme.

    Allez j’attends la suite de la saison avec curiosité, ça va être dur d’enchainer sur des auteurs de ce niveau.

  5. Salut les espions,

    Niveau ascendant/descendant, que pensez-vous des rébus et des jeux « Contrario » ou « Concept » ?

    Niveau descendant, il y a le très récent « Maudit Mot Dit » qui est un pyramide-like aussi.

    Je trouve intéressantes les « règles à la Chvátil » avec bcp de « lore » et d’humour, j’ai l’impression que c’est très clivant, un de mes amis ne supporte pas les règles de Dungeon Lords où il ne trouve jamais ce qu’il cherche … mais c’est vrai qu’un peu de contexte + humour pour expliquer un point de règles alambiqué, c’est plus immersif, mais il ne faut pas en abuser non plus ! 😀

    Et Dungeon Lords est le premier et seul jeu que j’ai testé dans lequel il y a un TUTO de 45 minutes avant même de commencer à jouer sa première partie, le genre de moment chiant que personne veut faire mais que, si tu le fais pas, tu peux être sûr que la première partie va être une souffrance pour tout le monde …

    Ca pourrait être cool d’avoir un top 5 des jeux préférés de chaque chroniqueur ♥ ou un quizz pour nous les faire deviner en même temps qu’à l’équipe ♥

    Pour finir, j’ai appris plein de choses sur l’auteur et ses jeux grâce à ce super épisode, merci à vous !

    A+ les boys

  6. Merci pour cette super émission. Ce n’est pas le genre de jeu qui me plait et je préfère le sens Pyramide que l’inverse, sûrement car CodeNames fait beaucoup plus appel à la mémoire que je n’ai pas. Alors je pensais stopper après 5 minutes et puis j’ai tout écouté d’une traite ! Maintenant j’ai moins peur (et même envie) de tester Trough the Ages. Je n’aurais jamais pensé que le même auteur se cachait derrière ces 2 jeux !

  7. Dans mes bras, Pionfesseur ! Un homme qui déclame une telle lettre d’amour à Chvatil et à ses jeux ne peut pas être fondamentalement mauvais.
    Je reste quand même dubitatif sur le côté « facile à étendre » de Codenames. Comme signalé à plusieurs reprises par Cyrus, les mots ont été choisis très précisément, que ce soit pour leur polysémie ou pour leur probabilité d’interaction sur une même grille, et donc c’est loin d’être évident que ça marche aussi bien avec un autre set pris au hasard. Je n’ai par exemple jamais accroché à la version Pictures, je trouve qu’on est vite limité à citer directement un des 2 éléments présents dans l’image et qu’on se laisse moins aller à chercher des expressions, des jeux de mots ou autre coup en plusieurs bandes.

    Il y a aussi dans Codenames un aspect de gestion de tempo (qui va de pair avec la course) que vous n’avez pas cité. Si par exemple j’ai 6 mots à faire deviner, il peut être tentant de trouver un indice pour 3, mais je peux ensuite se retrouver avec 3 autres mots impossibles à relier ; alors que si j’arrive à faire 3 groupes de 2 mots, j’économise un indice. Il est aussi parfois intéressant d’attendre que l’équipe adverse devine un mot pour évacuer un « gêneur » avant de placer un indice bien choisi.

    J’ai pu accéder au serveur de test de CGE (pour un groupe de test et d’équilibrage des nouvelles factions de Tash-Kalar) et c’est effectivement impressionnant. Ils codent tous leurs gros jeux pour un usage purement interne, mais ça fonctionne comme un mini-BGA, avec en plus des outils pour faire des stats, déboguer les règles, etc. Je confirme que Chvatil est un vrai designer dans l’âme (j’utilise à dessein ce mot au lieu d’auteur), qui a un oeil très aiguisé pour voir ce qui fonctionne ou pas dans une mécanique, une ergonomie, une interface. C’est également quelqu’un de très accessible (comme tout CGE il me semble), il avait facilement intégré David Turczi comme co-auteur sur une faction, à une époque où ce dernier était très peu connu.

    Ce que j’adore dans la patte de Chvatil c’est la surcharge cognitive qu’il induit chez le joueur. Et je ne parle pas de manque d’épure, parce que c’est présent jusque dans ses jeux les plus légers comme Bunny Bunny Moose Moose ou Pictomania. Mais la première partie d’un de ses jeux vous laisse systématiquement le cerveau en feu, avec une furieuse envie d’en reprendre une dose dès que l’incendie se sera calmé.

  8. Un auteur polyvalent et bourré de talent.
    Pour vous paraphraser, votre vision des extension possible pour code name est un peu peter.

  9. Je ne suis donc pas le seul à emuler mes jeux avec un Codenames et un dixit
    !
    Je joue souvent à mot malin avec mon Codenames et a detective club et stella avec mon jeu de dixit

  10. Je me mets un rappel pour me corriger : les indices 0 et infini sont bien considérés comme une variante expert dans la règle et d’ailleurs Codenames a bien lui aussi beaucoup de variantes au final, ne serait-ce que dans les mots autorisés, le sablier ou bien des variantes pour 2 ou 3 joueurs

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