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[Au coin de la table] Jeu et Politique (1/2)

Ce mois-ci, nous lançons un nouveau diptyque de podcast, avec un thème un peu plus sérieux : Jeu et politique.
Pour ce premier volet, nous abordons la question des messages politiques dans la création et la diffusion des jeux de rôle, mais aussi des jeux de plateau et jeux vidéo.
Attention, cet épisode a été réalisé avec plus de spontanéité et un peu moins de préparation, nous nous excusons donc pour les quelques petites inexactitudes qui le parsèment telles les pépites de chocolat sur le cookie de la vie.

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Livres :
Introduction au Serious Game (Julian Alvarez et Damien Djaouti, Questions Théoriques, 2010)
Le Procès (Franz Kafka, 1925)

Vidéo :
Citation d’Alexandre Astier chez Morandini

Jeux :
Les naufragés du Titanic (Jeff Siadek, 2010)
Diplomacy (Allan B. Calhammer, 1976)
Papers, please (Lucas Pope, 2013) (Précisions quant à la position de Lucas Pope vis à vis de la portée politique de Papers, Please : http://reason.com/archives/2013/09/26/papers-please-politics-in-games-and-the – « You’ve mentioned in other interviews that you weren’t really trying to send a particular political message with your game. »)
Secret Hitler (Max Temkin, 2016)
La Molleindustria
September 12th (Gonzalo Frasca, 2003)
Nobunaga’s Ambition (Série commencée en 1983)
Mage, Le Monde des Ténèbres (White Wolf)
Cyberpunk (Mike Pondsmith, 1984)
Eclipse Phase (Posthuman Studio, 2009)
Shadowrun (FASA, 1989)
Dishonored (Arkane Studio, 2012)
Undertale (Toby Fox, 2015)
Shadow of the Colossus (Team Ico, 2005)
Skyrim (Bethesda, 2012)
Furi (The Game Bakers, 2016)
Braid (johnathan Blow, 2008) (Braid : La princesse est une bombe atomique)
#Feminism (Fëa Livia, 2017)

En plus :
Games for Change
Spec Ops : The Line (Un jeu militaire qui critique le militaire)

 

Et on vous dit à mars pour la seconde partie de l’épisode. En attendant, jouez bien !

7 nombreux commentaires pour [Au coin de la table] Jeu et Politique (1/2)

  1. Sujet et podcast intéressant. Ce sujet du jeu à message commence tout juste à mon avis à être exploité. L’exemple le plus célèbre qui me vient à l’esprit est ce serious game dont j’ai oublié le nom où des gens devraient gérer une flotte de trains efficacement, avant de se rendre compte que le vrai thème était l’holocauste.
    Hormis ces jeux où le gameplay sert la démonstration, je suis d’accord avec vous qu’on trouve des morceaux de politique un peu partout, même sans sans sombrer dans la sur-analyse. Dans Battlestar Galactica, les mécanismes font qu’on ne doit pas donner les pleins pouvoirs à un joueur, car on ne doit jamais avoir une confiance absolue en un joueur, car il peut trahir tous les autres.

    Au sujet de Braid, il y a clairement une référence au projet Manhattan. On y trouve la fameuse citation « Now we are all sons of bitches. », tout à la fin du jeu. Et c’est approprié au vu des dégâts que pourraient faire une telle technologie de voyage dans le temps.
    En passant, un successeur spirituel de Papers Please est sorti récemment, Orwell (http://store.steampowered.com/app/491950/).

    Bisous et continuez à faire de chouettes émissions comme ça !
    Merci !

    1. Merci pour ce message Loïc ! Ca nous fait toujours plaisir d’avoir des retours des auditeurs 🙂

      Orwell est effectivement un excellent jeu (que nous n’avions pas testé lors de l’enregistrement du podcast, mais c’est chose faite). Le propos y est assez différent de Papers, Please, mais l’emphase sur les réseaux sociaux me plaît beaucoup.

      On se donne rendez-vous dans deux mois pour la seconde partie !

  2. Super podcast ! ça fait plaisir d’entendre une réflexion poussée sur le sujet. Depuis quelques années, j’ai entamé un glissement du milieu de l’éducation vers celui des jeux vidéo et le moins que je puisse dire c’est qu’il est parfois difficile d’expliquer les liens pourtant évidents et très forts qui existent entre les deux. Depuis le temps, j’ai fini par étoffer ma collection d’arguments mais je repars de cette écoute avec quelques nouveautés. Merci à vous ! J’essaye d’être dans le coin en mars pour la suite, ++

  3. Très bon podcast, qui part parfois un peu dans tous les sens, mais ce n’est pas forcément un défaut. Une remarque cependant : vous semblez au début, par un évident souci de justification (pas indispensable de mon point de vue), établir une dichotomie entre jeux « funs » et jeux « où l’on pense ». Or, l’un des plaisirs principaux des jeux de plateaux et même vidéos, c’est précisément de penser. A part le Yakatapé ou autres mécaniques basiques et purement défoulantes, tous les jeux même les plus sauvages, type FPS, obligent les joueurs à construire une tactique, une stratégie, une évolution… J’ai même envie de dire que plus un jeu fait appel à l’instinct, à l’immédiateté, plus il oblige le joueur à repenser ses habitudes, à se remettre constamment en question, à construire ses réflexes sur la durée par des échecs successifs. Par conséquent, ce qui est en question ici, c’est sans doute moins « le plaisir » contre « la pensée », le corps contre l’esprit, puisque tous les jeux font finalement appel à l’esprit, qu’ils sont toujours finalement un plaisir essentiellement intellectuel, mais plutôt « l’abstrait » contre « le concret ». Dans quel mesure finalement est-on dans une pure mécanique abstraite type « Tetris » ou dans un jeu qui nous confronte au réel et à ses questionnements comme le « Mc Donald’s » game de la Molle Industria par exemple…

  4. Bonjour, bon podcast.
    Mais concernant Secret Hitler le propos est plus compliqué que « le nazisme c’est le mal et les liberaux le bien ». N’oubliez pas que dans le jeu, jouer une ou deux fois le libéral permet de brouiller les pistes pour les nazis, et que les lois nazis arrangent les nazis, mais aussi les libéraux. C’est une notion importante dans le jeu, et qui est toujours importante dans le débat politique actuel.

  5. Bonjour, je suis toujours agréablement surpris de voir que les jeux de société ouvrent des portes sur des champs de la société aussi différents. Je profite de ce domaine abordé pour prêcher pour ma paroisse : je suis l’auteur du jeu « Paris 1800 » qui a mis la politique au coeur de sa mécanique. Je vous conseille d’y jeter un coup d’oeil (sans forcément l’acheter hein^^).
    Bonne continuation surtout !

  6. Bonjour, je ne suis qu’au début de l’écoute du postcast, mais il y a quelque chose qui me gène dans votre définition du Serious Game, dont vous dites que le première objectif n’est pas de divertir. Car dans ce cas là, il ne s’agit donc pas d’un jeu, car par définition, le jeu ne vise aucune fin utilitaire.
    Un jeu c’est fait pour s’amuser, après certains oui font réfléchir, mais le but est toujours le divertissement, sinon, ça n’est pas un jeu.

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