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[Jeux du mois] Blitzkrieg! et Oriflamme

Dans ce nouvel épisode des Jeux du mois, Tuin et Cyrus animent cette émission qui va égayer votre casque !

Tuin a choisi de nous parler de Blitzkrieg!, un warteau de Paolo Mori disponible uniquement en anglais pour le moment.

Cyrus, quant à lui, nous parle d’Oriflamme le premier jeu d’Adrien et Axel Hesling et premier jeu de Studio H.

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Crédits du générique
Titre : Skyhawk Beach
Artiste : Blue Wave Theory
Licence : CC BY-SA 4.0

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Commentaires

0:00:54 Retour sur les commentaires

En premier lieu, Tuin et Cyrus reviennent sur vos commentaires concernant l’émission précédente.

Blitzkrieg!

0:05:02 Accéder directement à la chronique

Présentation

Blitzkrieg! est un jeu pour deux joueurs de Paolo Mori qui cherche à simuler la Seconde guerre mondiale en vingt minutes. C’est une gageure, au vu de la complexité et de l’étendue de ce conflit. Ce jeu va donc nécessairement s’abstraire de nombreux éléments, pour proposer un jeu tactique de majorité reposant sur un principe de pose de jetons, s’inspirant d’un long héritage de jeux de guerre (wargames).

Les vingt minutes de jeu sont un concentré de prises de décisions délicates, de coups tactiques et d’analyses entre risques et opportunités.

Le jeu est édité par PSC, il n’est disponible qu’en anglais. Il est recommandé à partir de 14 ans et est illustré par Alan d’Amico et Paul Sizer.

Les règles

Chacun son tour, chaque joueur place sur un emplacement d’une campagne militaire un jeton (Chit) d’une certaine puissance militaire qui fera évoluer le rapport de force entre les Alliés et l’Axe sur ce théâtre d’opérations (Europe occidentale, Océan Pacifique, etc.). Lorsque tous les emplacements d’une campagne sont recouvert par un jeton, le camp qui détient l’avantage gagne des points de victoire. Il est nécessaire d’obtenir 25 de ces points de victoire pour remporter la partie.

Le théâtre d’opérations d’Europe occidentale : la premier campagne vient de se conclure à l’avantage du joueur Allié, qui obtient les 2pv de cette première confrontation.

En outre, en plaçant un jeton sur un emplacement, le joueur déclenche un effet supplémentaire qui lui permet par exemple de gagner des points de victoire, d’augmenter sa réserve de jetons parmi lesquels il choisit à chaque tour, de réduire le nombre de jetons disponibles à son adversaire, etc. Chaque joueur dispose d’un sac opaque où sont rangés tous ses jetons. Il en tire trois en début de partie et un à chaque tour. Certains effets supplémentaire permettent d’ajouter des jetons plus puissants dans ce sac et rendre la pioche plus intéressante.

En Europe occidentale, l’Axe pense remporter la mise, grâce à son avance significative. Et pourtant, le joueur Allié utilise un bombardement nucléaire sur Hambourg et Dresde pour reprendre l’avantage – ce qui lui coutera la suprématie sur le théâtre pacifique.

En résumé

Blitzkrieg! est un excellent jeu à deux joueurs, dans la gamme de sensations de jeu « combat au couteau dans une cabine téléphonique » comme des jeux plus longs tels que Twilight Struggle, 1960: Nixon vs. Kennedy et plus généralement de nombreux wargames. Il reprend les codes du wargames (illustrations, thème, attrition, etc.) pour simplifier l’expérience de jeu et la rendre la plus intense possible : chaque action donne autant d’opportunités à celui qui la réalise qu’à son adversaire, chaque opportunité qui est laissée à son adversaire est potentiellement un risque trop important pour être ignoré.

La réalisation et les choix de production permettent de s’affranchir de nombreux calculs et recalculs, la dose d’aléatoire liée au tirage des jetons simule bien une partie des aléas logistiques de ce conflit. En outre, les jetons avancés simulent de nombreux aspects du conflit (armement nucléaire, amélioration technologique, etc.) avec une économie de moyens qu’il faut saluer. L’apparente abstraction de l’ensemble permet malgré tout l’émergence d’une fiction engageante pour les joueur·se·s.

Blitzkrieg! est incontestablement une grande réussite du jeu à deux joueurs – ce qui devrait lui permettre de trouver rapidement une localisation en langue française.

Le jeu est disponible chez Philibert

Oriflamme

 

0:50:45 Accéder directement à la chronique

Présentation

Oriflamme est un jeu de cartes de Adrien et Axel Hesling édité par Studio H qui oppose les joueur·se·s, à la tête d’une famille de nobles tentant d’accumuler le plus d’influence afin de prendre possession du trône laissé vacant. En posant et activant des cartes, il est possible de récupérer des points d’influence, d’éliminer d’autres cartes et de préparer des coups fourrés. Entre le jeu de bluff et de planification, Oriflamme propose un jeu simple, abordable mais dont l’ensemble des combinaisons possibles et la fourberie des joueur·se·s assurent la richesse et la rejouabilité. Le jeu se joue de 3 à 5 joueur·se·s à partir de 10 ans, sur une durée de 1( à 20 minutes et est illustré par Tomasz Jedruszek. Pour finir, c’est ForgeNext qui a assuré le développement du jeu.

Les règles

Le jeu se déroule en six manches, chacune divisées en deux phases. Pendant la première phase, chaque joueur·se pourra poser face cachée une carte, sachant que les cartes doivent former une file. Pendant la seconde phase, on révèle alors sa carte (pour en activer l’effet spécial) ou la garde face cachée (pour générer un point d’influence à collecter ultérieurement). Par conséquent, tout le sel d’Oriflamme tient dans les effets des cartes : certaines vont en neutraliser d’autres, certaines se déclenchent quand on tente de les neutraliser, etc.

La main de cartes est constituée au hasard de sept cartes parmi les dix disponibles pour chaque famille de nobles. Ainsi, les mains de cartes vont avoir une certaine asymétrie, qui vont inciter à faire au mieux avec le tirage dont le joueur dispose, mais aussi à bluffer et jouer sur la possibilité de posséder un certain type de carte même si le tirage ne l’a pas permis.

En rang ! Pas de bousculade ! Tout le monde y passera (sous la lame) !
En rang ! Pas de bousculade ! Tout le monde y passera (sous la lame) !

En résumé

Oriflamme s’inscrit donc dans la lignée des jeux de cartes comme Love Letter ou Citadelles, où un faible nombre d’effets peuvent générer une grande variété de situations de jeu. L’interaction entre les joueur·se·s est intense et provoque des situations de frustration grâce aux coups fourrés échangés. Oriflamme semble d’ailleurs nécessiter d’être joué à quatre ou cinq joueur·se·s pour bien exprimer un grand nombre de situations tendues car il soutient un métagame et des séquences de baratin affirmées entre les joueur·se·s.

Le jeu est disponible chez Philibert.

11 nombreux commentaires pour [Jeux du mois] Blitzkrieg! et Oriflamme

  1. Hello et merci à vous deux pour cette émission !

    Pour Blitzkrieg!, ça aurait été bien que Tuin se soit essayé à « 13 jours » pour nous faire un petit comparo, à vous entendre j’ai l’impression que les deux jeux sont très très proches !

    Bonne continuation,

    1. Par rapport à 13jours, j’ai l’impression que le thème est mieux rendu que dans Blitzkrieg,
      Des avis comparés ?

  2. Salut!

    Je prends enfin le temps de venir vous écrire un petit commentaire pour vous féliciter pour la qualité de vos émissions. Je les écoute quand je suis à la salle de sport et sans l’envie de suivre vos programmes j’irais sans doute moins souvent transpirer…
    Je trouve chacun des formats intéressant et j’apprécie votre liberté de ton ainsi que la profondeur de vos analyses.

    Bonne continuation et longue vie à tata Suzanne 😉

  3. Hello la proxi-team …

    Premier bilan à mi-écoute … et comme Tuin réclame des commentaires, en voici avant la fin 🙂 🙂

    Très bonne présentation de Blitzkrieg! , ca m’a super donné envie d’essayer avec mon fils, même s’il a moins de 14 ans … et juste à fin j’entends que le jeu est en VO … argh …. y a-t-il beaucoup de texte sur le matériel, et faut-il vraiment attendre une localisation pour y jouer avec un non anglophone ???
    Et je n’ai pas compris la remarque de Cyrus concernant l’aspect maquereau du jeu … c’est pour les forces navales ??? (ok, je sors …)

    Concernant une remarque (plus sérieuse :-)) de Cyrus concernant l’aspect aléatoire du tirage des jetons qui n’est pas conforme à la « réalité », j’ai l’impression que cet aspect aléatoire sert aussi et surtout à « combler » un autre aspect aléatoire non couvert par l’aspect « tir à la corde » … Ce n’est pas parce qu’un joueur a un niveau plus fort que l’autre, qu’il doit forcément gagner … Cela n’étant pas couvert par la majorité brute, le fait de finalement tirer et placer un jeton moins fort doit pouvoir permettre de simuler le fait que même si tu étais vainqueur sur le papier, tu peux perdre…

    Commentaires sur la 2e partie à la fin de l’écoute 🙂 🙂

    1. Il n’y a aucun texte sur le matériel de jeu. Tout au plus faut il écrire une rapide traduction des tuiles avancées, pour mémoire, mais c’est tout.

  4. Suite des commentaires …

    A la description d’Oriflamme, j’ai moi aussi pensé à Guillotine et Service Compris, mais surtout à Family Business paru en 1982 (mais j’ai la version 1989) chez Mayfair Games, et qui doit être la version originale qui a été re-thématisée en Service Compris.
    Merci Tuin pour le retour sur l’absence de texte sur le matériel de Blietzkrig! J’ai aussi lu des avis négatifs sur la qualité du matériel, un peu light pour les 30e de la boite, tu en penses quoi ?

    Merci encore pour vos podcasts !

    1. J’en pense que « un peu light » n’a jamais constitué une critique, et que c’est un lieu commun de nombreuses personnes qui cherchent un prétexte en lieu et place d’absence d’arguments pour dire des choses négatives à peu de frais intellectuels.
      Et ça, c’est dans le meilleur des cas ! Il y a aussi des individus qui souhaitent que tout soit gratuit, et pour qui, même 5€ paraîtrait « un peu trop onéreux », sans aucune mise en perspective de la chaîne de valeur d’un objet de consommation au XXIème siècle. Le pire pouvant être le regret rétrospectif d’avoir dépensé 30€ pour un excellent jeu et de ne plus voir que ce qui aurait pu être éventuellement produit de manière plus luxueuse selon d’anonymes sources sur Internet plutôt que de prendre plaisir au jeu.

      Quant à mon appréciation personnelle, non, je ne pense pas que le prix soit trop onéreux, ni en regard du matériel (assez diversifié et nécessitant donc des interventions humains lors de son assemblage final et ses processus de qualité industrielle pour des volumes de production relativement modestes), ni en regard des nécessaires coûts de développement, de rétribution des différents intervenants de la chaîne logistique, ni pour le reversement d’un juste salaire aux différents êtres humains qui ont créé cet objet, ni en ce qui concerne la nécessaire recherche de pérennité de l’entreprise qui met ce produit sur le marché.

      Comme on dit chez Philibert en période de soldes, achetez un jeu, pas un prix !
      Comme on dit chez John Doe, râlez moins, jouez plus !
      Comme je dis à mes filles, boudez moins, jouez mieux !

      1. Merci Tuin … je ne ralais pas, je m’interrogeais, vu que je n’ai pas entendu parler de l’aspect « matériel » dans ton analyse du jeu 🙂 🙂 Alors qu’en retour, en regardant justement sur Philibert, c’est quasiment le seul aspect qui fait que le jeu n’est pas si bien évalué… Et pour aller dans ta direction, y’a pas photo, entre ton analyse du jeu et les 10 mots « d’avis » sur Philibert, je fais confiance à l’avis de la Proxi-team 🙂

        Sur ce, je vais voir sur bgg si une trad officielle (ou pas) des règles existe pour me lancer dans l’achat du jeu en anglais pour y jouer avec mon fils, ou si j’attends une localisation.

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