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[Sortons le grand jeu] Race for the Galaxy – Thomas Lehmann

C’est dans l’espace que nos deux aventuriers du temps se sont égarés cette fois. Cyrus et Le Pionfesseur ramènent en 2007, au moment de la sortie de l’iconique Race for the Galaxy. Une belle occasion de regarder du côté de la ludographie de son auteur Thomas Lehmann et de tenter d’analyser si cet auteur à une patte ou non. Et si oui, laquelle ?

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Commentaires précédents

0:00:00 Introduction et commentaires précédents

Les commentaires de l’épisode précédent, c’est par ici, mais comme d’habitude nous résumons tout ça !

0:08:54 Remerciements Caverne du Gobelin et tipeurs

Race for the Galaxy, c’est quoi ?

0:10:27 Fiche signalétique

Race for the Galaxy (que nous désignerons par la suite par RFTG, parce que nous sommes intimes) est un jeu de Thomas Lehmann (que nous nommerons parfois Tom, parce que nous sommes intimes) édité en 2007 chez Rio Grande Games et localisé la même année en français par Ystari dans sa gamme Ystari Plus. Il est illustré par Martin Hoffmann et Claus Stephan. C’est Mirko Suzuki qui a œuvré aux graphismes. Le jeu se joue de 2 à 4 joueurs à partir de 12 ans et pour des parties de 60 à 120 minutes.

0:11:41 Présentation rapide du jeu

Dans RFTG, vous êtes à la tête d’un empire galactique et allez tenter de vous étendre dans la galaxie “mieux” que les autres empires.

A chaque tour, les joueurs choisissent simultanément une carte d’action puis on va exécuter les actions choisies par les joueurs mais tout le monde exécutera la phase à partir du moment où elle a été choisie, le ou les joueurs ayant choisi cette phase recevant un privilège (comme dans Puerto Rico).

 

On va alors essentiellement piocher et jouer des cartes qui vont nous apporter diverses capacités spéciales, les cartes pouvant être utilisées à la fois pour être jouées et pour être dépensées afin d’en jouer d’autres. Le but est de construire des cartes ou de produire et vendre (consommer) des ressources, elles aussi représentées par des cartes.

Le jeu prend fin lorsqu’un joueur a posé sa 12ème carte, ou lorsque la réserve de point de victoire est épuisée.

 

Pourquoi Race for the Galaxy est un grand jeu ?

0:14:14 Pourquoi ce jeu est important ?

Les prix :

  • 2007 Meeples’ Choice Award
  • 2008 Fairplay À la carte
  • 2008 Golden Geek Awards
    • Meilleur jeu
    • Nominations :
      • Jeu 2 joueurs
      • Artwork
      • Jeu « expert »
  • 2008 JoTa Best Card Game
  • 2010 Ludoteca Ideale Official Selection (Italie)

Classements :

BoardGameGeek :

  • Meilleur classement : 8ème
  • De 2008 à 2015 : dans le TOP 20
  • Aujourd’hui : 57ème

Classement Tric Trac :

  • 18ème au classement des « jeux cultes »

Les éditions et extensions :

  • Une douzaine de langues
  • 3 arcs d’extensions :
    • 1er arc : 3 extensions (Tempête en formation, Rebelles contre et Au bord de l’abîme)
    • 2ème arc (2013) : Artefacts aliens
    • 3ème arc (2015) : Invasion Xeno

Plus d’infos (jusqu’au 1er arc) : Dossier Proxi-Jeux de 2013

Rééditions :

  • 2018 : 2nde édition chez Rio Grande Games
  • 2020 : Matagot en VF

Très peu d’ajustement, essentiellement 5 cartes qui ont été ajustés : https://boardgamegeek.com/boardgameexpansion/268829/race-galaxy-retrofit-cards et des mondes de départ supplémen

Autres faits :

Les spin Off :

  • Roll for the Galaxy (2014 – avec Hei-Hwa Huang – (93ème au classement BGG)) ⇒ 2 extensions
  • Jump Drive (2017)
  • New Frontier (2018)

Les adaptations numériques :

L’analyse

0:26:14 La Génèse

De Duel of the Stars (un prototype de Tom Lehmann des années 90) à Puerto Rico, comment Thomas Lehmann en est arrivé à créer RFTG.

0:35:13 On sort les outils, ça va trancher

  • Choix simultanée
  • Tableau Building
  • Mécanique d’action suivie
  • Usage multiple de cartes
  • Jeu de course
  • « Deck sifting », « Tamisage » de cartes ou la combo de cartes (plus d’infos : la chronique du Pionfesseur)
0:45:15 Les ascendants
  • Puerto Rico (2002 – Andreas Seyfarth)
  • San Juan (2004 – Andreas Seyfarth)
  • Saint-Pétersbourg (2004 – Bernd Brunnhofer)
  • La Gloire de Rome (2005 – Carl Chudyk)
  • Through the Ages (2006 – Vlaada Chvatil)
0:52:30 Les descendants
  • Summoner Wars (2009 – Colby Dauch)
  • 51ème État (2010 – Ignacy Trzewiczek) (qui donnera Imperial Settlers plus tard)
  • London (2010 – Martin Wallace)
  • Bruges (2013 – Stefan Feld)
  • Evolution (2014 – Dominic Crapuchettes, Dmitry Knorre, Sergey Machin)
  • La Granja (2014 – Michael Keller, Andreas Odendahl)
  • Deus (2014 – Sébastien Dujardin)
  • Pax Pamir (2015 – Phil Eklund et Cole Wehrle)
  • Wingspan (2019 – Elisabeth Hargrave)
1:06:16 Œuvre innovatrice, paradigmatique ou définitive ?

Pour faire écho à la chronique d’Acariâtre dans les chroniques n°100, nous tentons de confronter notre sujet au modèle du genre littéraire décrit en 3 étapes par Alastair Fowler : l’œuvre innovatrice, l’œuvre paradigmatique et l’œuvre définitive.

1:12:57 La thématique du jeu

Thème plaqué ? Pourtant l’univers est bel et bien là, dans la tête de son auteur. Il y vit depuis les années 90.

L’auteur – Thomas Lehmann

1:19:50 L'auteur

Auteur américain né en 1958. Il devient auteur freelance début 2000 à temps partiel et à temps plein à partir de 2007, grâce à RFTG.

Les jeux que nous avons noté dans sa ludographie :

  • Son 18XX : 1846: The Race for the Midwest (2005 – GMT)
  • Phoenicia (2007 – Rio Grande Games)
  • Une extension de St Petersburg (2008 – Hans Im Glück)
  • The City (2011 – Gigamic)
  • Des extensions de Pandémie (2009/2013/2015 avec Matt Leacock – Filosofia)
  • Roll Through the Ages: The Iron Age (2014 – Eagle-Gryphon Games)
  • Une extension de Pandémie – Le Remède (2016 – la version dés de Pandémie – Filosofia)
  • Res Arcana (2019 – Sand Castle Games)

Anecdotes

1:40:15 Anecdotes

Tout au long de nos recherches, nous avons glané quelques anecdotes. Nous vous partageons celles qui nous ont le plus marquées.

Concluons

1:44:24 Notre Avis

Notre avis sur le jeu. À votre avis ? (Un indice pour vous qui êtes chez vous, Cyrus fait partie des 2 présentateurs de cette émission, vous devriez au moins avoir la moitié de la bonne réponse :p)

1:53:46 Conclusion

S’ensuit une petite conclusion.

Nos Sources

Le jeu

L’auteur

Et comme d’habitude : nos souvenirs, nos approximations et nos tentatives d’explications à base de suppositions (mais parfois ce n’en sont pas) ;o)

26 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Race for the Galaxy – Thomas Lehmann

  1. Salut la team,

    Toujours un plaisir de vous écouter !

    Je ne vais pas me faire des amis avec ce commentaire, désolé par avance.

    Je sais que ce jeu est excellent, gros succès, une référence, tout ça, tout ça, mais je n’y arrive pas avec ce jeu …

    Je ne sais pas si c’est le thème, les graphismes, les pictos, la mécanique, ou un peu tout ça à la fois, mais lors des qq parties que j’ai faites, ça a vraiment été un calvaire à chaque fois pour moi … trop de parties à faire avant de vraiment prendre plaisir à jouer pour moi (investissement personnel) …

    Pourtant j’aime bcp « Deus », et j’adore « Summoner Wars » et « Wingspan » !

    A la prochaine et bons jeux !!

    1. Il faut que tu joues avec quelqu un qui t initie et il faut enchaîner les parties pour appréhender les icônes. J etais dans le même cas que toi, au début, maintenant j ai 1500 parties.

  2. En conclusion, très bon dossier (en même temps c’est ma rubrique préférée du podcast et mon jeu préféré). J’ajouterai juste (ce n’est que mon avis) que les cartes de la première extension rééquilibrent une stratégie full militaire qui est dure à tenir rien qu’avec le jeu de base. Il est jouable aussi sur BGA.Bonne continuation.

  3. Salut la team Proxi,
    Je tiens à ne pas vous remercier cette émission ma donné envie de racheter la nouvelle édition puisque l’ancienne qui ne sortait plus autour de moi et parti a 900km chez mon frère (qui a mon avis prend la poussière).
    Bon la version Matagot est tout de même onéreuse (environ 40€) par rapport a la version Ystari (mais bon c’est ainsi).
    Par contre quel plaisir d’avoir entendu que Terraforming est un jeu nul ,je me sentais bien seul autour de moi à penser la même chose

  4. Moi ce que j’aime dans Race, c’est l’obligation de consommer quand une autre joueuse consomme. Ca demande de l’attention et donc de l’interaction.
    Moi ce que j’aime dans Race, ce sont les objectifs, qui sont suffisants pour attribuer la victoire et donc renforcent l’aspect de course.
    Moi ce que j’aime dans Race, c’est quand ça peut être le dernier tour et qu’on prend le risque de faire une action qui n’apportera quasiment rien si les adversaires font développer/coloniser.

    Bon, ce que j’aime moins, c’est des joueuses de niveaux très disparates ne s’amusent pas pendant la même partie. Mais ce n’est pas vraiment un défaut de design…

    C’est étrange en tous cas de voir une réédition de Race à peine retouchée alors que Res est sur les étals et – apparemment – trouve son public.

  5. Merci et bravo pour cette émission qui est vraiment excellente!
    Le jeu est peut-être trop récent pour être cité mais comme descendant de RFTG en tant que tableau-building, engine-building et cartes qui peuvent être utilisées de différentes manières je pensais à l’excellent Maracaibo!
    Je le mettrais d’ailleurs en œuvre définitive! RFTG étant à mon sens l’œuvre initiatrice et Terraforming Mars (désolé Pionfesseur) l’œuvre paradigmatique (3 ans après sa sortie tout le monde en parle et y joue encore ce n’est plus de la hype).

  6. Excellent épisode comme toujours !

    Juste pour faire mon pénible… Le terme “Engine” ne se prononce pas “En-jay-ne” mais “En”ji-ne” en anglais 😉
    https://youtu.be/OwH2PAPC5SE

    Mais que cela ne vous empêche pas de continuer à parler de moteur !

  7. Je vous rejoins complètement à propos de Tom Lehmann, c’est un auteur remarquable et étonnant, dont on n’imagine pas au premier abord qu’il part du thème pour construire ses jeux, tellement le boulot d’équilibrage mécanique est fait au quart de poil près ensuite. Si vous voulez le voir s’exercer à un design un peu moins foisonnant, il s’est mis au défi récemment de participer à un concours BGG de création de jeu en une seule carte (+ quelques dés) :
    https://www.boardgamegeek.com/thread/2458137/wip-contest-ready-jekyll-hyde-2020-1-card-game-pri
    (où l’on voit que même avec ces contraintes il part du thème et fait très attention à ce qu’il y ait plusieurs voies stratégiques).
    Je suis d’accord que The City ne casse pas des briques et que sa réédition est beaucoup trop chère, mais j’ai une certaine tendresse pour son côté très accessible et portable, là où Race peut être trop gros à avaler d’un coup pour certains joueurs.

    Par contre, je trouve que votre grille d’analyse, très efficace d’habitude, ne fonctionne pas du tout avec Race for the Galaxy. C’est un jeu qui ne représente pas un genre en particulier (le Pionfesseur finit d’ailleurs par bloquer sur « RFTG-like »), qui n’a pas de killer mechanic (tamisage + construction de tableau/de moteur + utilisation multiple des cartes mais rien de prépondérant ni complètement nouveau). On vous sent alors gênés aux entournures quand il s’agit de proposer des oeuvres initiatrice/paradigmatique/définitive : Cyrus reste bloqué sur RFTG lui-même, et à l’inverse le Pionfesseur part tous azimuts. De même, si les descendants sont tous les « jeux où on voit passer beaucoup de cartes qu’on peut utiliser de plusieurs façons pour se construire un tableau », c’est très (trop) large, et vous auriez aussi bien pu citer 7 Wonders ou Root.

    Tout ça est à tempérer par le fait que je connais assez mal Race for the Galaxy ; et ça ne lui enlève évidemment pas son statut de « grand jeu », qui méritait pleinement que vous lui consacriez une émission.

    1. Tout à fait d’accord avec la deuxième partie de ton commentaire, en écoutant la liste des « descendants » de Race j’ai eu l’impression d’un angle trop large : outre qu’il n’était pas le premier tableau-building et qu’il est donc difficile d’y coller tous les jeux du genre, certains liens sont plus que ténus (notamment Pax pamir et Summoner Wars).

      Sinon je confirme pour Lois McMaster Bujold : si je n’ai pas encore lu sa série de livres la plus connue, de la SF nommée « La saga Vorkosigan », on trouve bien l’aspect construction d’univers au fur et à mesure dans « Le cycle de Chalion », de la fantasy originale composée de trois romans indépendants lisibles dans n’importe quel ordre.

  8. Mon commentaire obligatoire pour tout SLGJ :
    Une autre preuve que ce jeu a gagné ces lettres (!) de noblesse c’est qu’on peut s’y référer par son seul sigle : RFTG. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des jeux à plus d’un mot de SLGJ : SHDC, AOS, MTG (peut-être moins PR et EG ce qui semble dire qu’il faut au moins 3 lettres ?)

  9. Personnellement je trouve que les objectifs font perdre le coté satisfaisant d’un beau tableau.
    Pour satisfaire les objectifs tu es obligé de partir sur des chemins différents. tu perds un peu le coté beau tableau ou tout fonctionne bien ensemble

  10. Bonjour,
    Super épisode comme d’habitude 😉
    Est-il possible que vous fassiez un tableau résumé où apparaît l’ensemble des œuvres innovatrices, paradigmatiques et définitives de vos épisodes ? 🙂
    Bonne continuation!

    1. Bonjour Jérémy,
      C’est une bonne idée. Il faudrait qu’on colle ça dans le wiki qu’on prépare en tâche de fond, mais on a du mal à avancer dessus, on est déjà bien pris par les podcasts :-/
      Je précise quand même que ça reste une vision assez personnelle et d’ailleurs Le Pionfesseur et moi ne sommes pas toujours d’accord 😉

      1. Bonjour Cyrus,
        Pas de soucis, je comprends 😉
        C’est super intéressant d’avoir vos deux avis surtout quand vous n’êtes pas d’accord. Et même si c’est très personnel comme classement, cela permet à des jeunes joueurs dans le milieu (comme moi) de « rattraper » le retard et d’en apprendre plus.
        De plus votre classement est très intéressant pour les joueurs souhaitant limiter leur achat sur des jeux « importants ». Surtout quand on voit le nombre de sorties chaque année.
        Bon weekend!

  11. Un chouette épisode qui m’a donné envie de tenter l’expérience de cette réédition.
    Je dis peut être une bêtise parce que j’ai jamais joué, mais quand vous parlez de brassage/tamisage de cartes, est-ce qu’on peut le rapprocher du terme « cycler » qu’on utilise dans d’autres jeux de cartes ?

    1. Bonjour,
      Hum, pour moi « cycler », c’est le fait de retrouver ses cartes plus ou moins rapidement et ça se rapporte aux jeux de deckbuilding. La caractéristique qu’on essaie de mettre en avant ici, c’est le fait de choisir les bonnes cartes parmi un ensemble pour qu’elle ait une bonne synergie entre elles et par la même occasion renoncer à des opportunités offertes par les cartes rejetées. C’est pour ça que, personnellement, je préférais le terme « tamiser » qui reflète le fait de trier les cartes pour ne retenir que celles qui vont ensemble.

  12. Merci super épisode !
    Marrant de constater qu’à part des extensions Tom Lehman fait une fixette sur la course : Race for the midwest, Race for the galaxy (décline à toutes les sauces) et Race Arcana 😉

  13. Bonjour Cyrus,
    Dans l’épisode, tu indiques les extensions que tu considères bien ou utiles. Je ne les ai pas noté à ce moment là. Peux-tu me faire le rappel?
    Merci beaucoup

    1. Bonjour Jérémy,

      Les 2 premières de l’arc 1 sont cool :
      – Tempête en formation
      – Rebelles contre Imperium
      Et celle de l’arc 3 (mais très peu j’y ai assez peu joué à vrai dire) :
      – Invasion Xeno

      Cyrus

        1. Bonjour Teuf,
          Oui, c’est vrai, je ne l’ai pas dit. Pour autant, personnellement j’ai très peu joué avec cette extension même sans l’orbe.
          Cyrus

  14. Merci pour votre emission, une nouvelle fois très intéressante.

    Je partage avec vous cette réflexion :

    Si les caractéristiques notables de RFTG sont (1) le fait de voir défiler dans sa main beaucoup de cartes au cours de la partie et (2) le fait que chaque carte puisse être utilisée de plusieurs façons différentes, est-ce que Maracaïbo ne pourra pas être listé parmi ses descendants ?

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