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[Sortons le grand jeu] Agricola – Uwe Rosenberg

Ce mois-ci Cyrus et Le Pionfesseur vous embarquent dans la campagne profonde pour élever des animaux et planter des céréales ! C’est en 2007 qu’Uwe Rosenberg a révolutionné le monde de la pose d’ouvriers en nous proposant cette vie de dur labeur dans Agricola.

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Commentaires précédents

0:00:00Introduction et commentaires précédents

Les commentaires de l’épisode précédent, c’est par ici, mais comme d’habitude nous résumons tout ça !

 

Agricola, c’est quoi ?

0:12:15Fiche signalétique

Agricola est un jeu de Uwe Rosenberg édité en 2007 chez Lookout Spiele. Il est illustré de la magnifique patte de Klemens Franz. Le jeu se joue de 1 à 5 joueurs à partir de 12 ans et pour des parties de 30 minutes par joueur·euse.

0:13:26Présentation rapide du jeu

Dans Agricola, nous sommes renvoyés au 17e siècle et nous incarnons une famille de fermiers d’Europe centrale qui tente de subsister et de développer sa ferme. La peste qui sévissait depuis 1348 a finalement été vaincue : donc tout va bien ! Enfin… subsister à cette époque, quand on n’a pas le sous, ce n’est pas si simple !

Mécaniquement parlant, les joueurs et joueuses disposent d’un plateau individuel qui représente leur ferme. Ils vont devoir améliorer cette ferme au cours des 14 manche du jeux. Tour à tour, on réalise une action en posant un des membres de sa famille sur une action libre du plateau. Au fil des manches le plateau s’enrichit de nouvelles actions.

On va devoir élever des animaux, labourer nos champs, semer et surtout… trouver de quoi nourrir notre famille à la fin de chacune des 6 périodes du jeu !!!

On est donc devant un jeu de placement d’ouvriers !

Et si vous voulez compléter cet épisode, vous pouvez aller écouter celui sur Caylus 😉

 

Pourquoi Agricola est un grand jeu ?

0:15:45Pourquoi ce jeu est important ?

Les prix :

  • 2008 : Deutscher Spiele Preis Best Family/Adult Game
  • 2008 : Golden Geek Best Gamer’s Board Game
  • 2008 : Golden Geek Board Game of the Year
  • 2008 : Spiel des Jahres « Complex Game »
  • 2009 : As d’Or – Jeu de l’Année Prix Spécial du Jury
  • Et plein d’autres …

Classement BoardGameGeek :

  • Décembre 2007 : 22ème
  • De Septembre 2008 à Mars 2010 : 1er !!!
  • Jusqu’en Août 2014 : 2 ou 3ème
  • Aujourd’hui : 29ème

Classement Tric Trac : 4ème

Les éditions et extensions :

Une réédition récente en 2016 chez FunForge qui passe la limite à 4 joueurs·euses avec une extension à part pour jouer à 5 ou 6.

Des extensions :

  • Agricola : Les fermiers de la lande
  • Agricola : De Lage Landen
  • Une dizaine de Decks
  • Pleins de Goodies

Des spin-off :

  • Agricola : Terres d’élevage (2012)
  • Caverna: The Cave Farmers (2013)
  • Agricola: Family Edition (2016)

La lignée d’Agricola, vue par Grovast

Agricola à travers les âges
Agricola à travers les âges

Quelques autres faits :

Une adaptation numérique de la Revised Edition.

L’analyse

0:26:15La genèse

Agricola est un jeu qui a mis beaucoup de temps à être conçu (près de deux ans). À la base, Uwe Rosenberg a modifié Caylus et à jouer seul au prototype d’Agricola pendant plusieurs mois. Lorsqu’il a ajouté des playtesters, il a ajouté de nombreuses cartes, s’inspirant de Magic pour créer des effets uniques pour chaque carte. En tout 138 personnes ont participé au développement du jeu !

Sur les conseils d’une personne ayant joué au jeu, la thématique agricole a fini par s’imposer.

0:30:45On découpe

  • La pose d’ouvriers
    • Il a popularisé le fait de faire l’effet immédiatement quand on pose son ouvrier
  • L’entretien des ouvriers
    • C’est le premier jeu à proposer ce type de mécanique
  • Combo de cartes
  • Gestion de ressources / Développement (ou tableau-building)
0:36:00Les ascendants
  • Richard Cœur de Lion / Löwenherz (1997)
  • Puerto Rico (2002)
  • Antiquity (2004)
  • Caylus (2005)
0:40:47Les descendants
  • L’Âge de Pierre (2008)
  • Tzolk’in (2012)
  • Terramara (2019)
0:44:00Œuvre innovatrice, paradigmatique ou définitive ?

Pour faire écho à la chronique d’Acariâtre dans les chroniques n°100, nous tentons de confronter notre sujet au modèle du genre littéraire décrit en 3 étapes par Alastair Fowler : l’œuvre innovatrice, l’œuvre paradigmatique et l’œuvre définitive.

0:47:30La thématique du jeu

Comme beaucoup de jeu à l’allemande, le thème est venu après la mécanique lors de la conception du jeu. C’est donc plus un système qui sert d’ergonomie pour le jeu qu’un thème immersif. Néanmoins il a le mérite d’être atypique et de coller parfaitement.

L’auteur – Uwe Rosenberg

0:51:47L'auteur

Il est né le 27 Mars 1970 à Aurich et a étudié les statistiques. Il a l’autorat dans le sang et à commencer à concevoir des jeux dès son plus jeune âge. Aujourd’hui il vit du jeu, à la fois en tant qu’auteur et en tant qu’éditeur puisqu’il co-dirige Lookout Spiele avec Hanno Girke.

On constate beaucoup de jeux de gestion à partir d’Agricola dans sa ludographie. Il dit d’ailleurs aimer beaucoup ce qu’il appelle des “building games”, des jeux où on construit des choses qui nous donne un pouvoir jusqu’à la fin de la partie. Il aime également les thématiques autour du monde rural. Il réutilisent souvent certaines de ses mécaniques, le placement d’ouvriers, la transformation de marchandises, les polyominos, les ressources qui en génèrent d’autres ou encore sa mécanique de prise de pièces initiée dans Patchwork.

Sa ludographie partielle :

  • Bohnanza (1997)
    • Klunker (1999)
  • Mamma Mia ! (1999)
  • Agricola (2007)
    • Le Havre (2008)
      • Le Havre – Port Fluvial (2012)
    • Aux Portes de Loyang (2010)
    • Ora & Labora (2011)
    • Agricola – Terre d’élevage (2012)
    • Caverna (2013)
    • La Route du Verre (2013)
    • Terres d’Arles (2014)
    • Reykholt (2018)
  • Patchwork (2015)
    • À la Gloire d’Odin (2016)
    • Cottage Garden (2016)
    • Indian Summer (2017)
    • Spring Meadow (2018)
    • Nova Luna (2019)

Anecdotes

1:21:03Anecdotes

Tout au long de nos recherches, nous avons glané quelques anecdotes. Nous vous partageons celles qui nous ont le plus marquées.

Concluons

1:24:11Notre Avis

Notre avis sur le jeu. À votre avis ?

1:36:17Conclusion

S’ensuit une petite conclusion.

Nos Sources

Le jeu

Les auteurs/trices

Et comme d’habitude : nos souvenirs, nos approximations et nos tentatives d’explications à base de suppositions (ou pas) ;o)

35 nombreux commentaires pour [Sortons le grand jeu] Agricola – Uwe Rosenberg

  1. Salut les mates,

    Super boulot de préparation et de collecte d’informations tous azimuths sur ce monument paradigmadéfinitif 🙂
    Je savais que Uwe Rosenberg avait une place spéciale dans mon coeur (Mamma mia et Bohnanza font partie de mes jeux préférés), mais grâce à cet épisode, j’en connais certainement l’origine : moi aussi, je favorise l’utilisation de pions jaunes !

    La place privilégiée d’Agricola tient probablement beaucoup de la variabilité des cartes à utiliser pendant une partie. C’est probablement ce qui fait que certaines autres références du jeu de placement d’ouvriers propose le même genre de variabilité (Project Manhattan, Lords of Waterdeep).

    Il est intéressant de noter que la version révisée d’Agricola n’a pas dépassé au classement BGG la version initiale du jeu. Je n’ai pas de pistes pour expliquer cela…

    N’étant pas un grand fan d’Agricola, je trouve un peu courte la partie sur les limitations que certains joueurs perçoivent. La durée est un facteur important – je pense que pour arriver à tenir les 30 minutes par joueuse, il faut déjà avoir un nombre certains de parties derrière soi et ne pas avoir d’enjeu particulier. Ainsi, les parties de tournoi d’Agricola ont plutôt tendance à lorgner du côté des 45-60 minutes par joueur. Et les parties d’initiation ou de découverte itou.
    En outre, l’aspect punitif est assez fortement marqué, notamment pour ce qui est de l’impossibilité de profiter des avancements des autres joueurs ou du nombre limité de certaines améliorations. C’est pleinement voulu dans le cadre d’Agricola, mais par exemple, avec Le Havre sorti l’année suivante, ce n’est plus du tout la même limonade. Les joueuses peuvent accéder aux moteurs de production de leurs concurrentes si besoin est, contre une petite rétribution. C’est une perspective intéressante à montrer dans la démarche d’auteur de Rosenberg : il y a bien deux jeux similaires qui divergent significativement sur cet aspect précis et qui, d’une certaine manière, s’adresse à des joueurs différents. Avec la conclusion que Agricola a trouvé un public plus large que Le Havre. 🙂

    A bientôt,

    1. Très intéressant ce focus Agricola vs Le Havre
      C’est en quelque sorte un des points que soulignait Pionfesseur dans l’émission, il me semble, quand il disait que Caylus laissait la main au joueur pour choisir les nouvelles actions alors que dans Agricola la liste des nouvelles actions était plus « scriptée ». Le Havre revient à un choix d’action plus ouvert, plus fidèle à Caylus sur cet aspect.

  2. Salut !

    Ecoute géniale, j’ai appris plein de trucs. Notamment sur le thème d’Agricola qui a été trouvé en cours de développement. Une petite note dans les crédits de Terres d’Arles m’avait faussement fait croire que Rosenberg avait un attachement particulier au thème de l’agriculture. Apparemment, c’est devenu sa marotte plutôt après Agricola qu’avant…

    Personnellement, j’adore Agricola mais je connais pas mal de joueurs qui l’ont découvert sur le tard et on détesté l’expérience. C’est ce genre de jeu (comme Race For The Galaxy ou Terra Mystica) où si on le découvre avec des gens qui ont déjà des centaines de parties au compteur on risque de passer un mauvais moment. Galérer à nourrir ses pécores alors qu’en face ils ont déjà un potager et une douzaine de moutons, y’a de quoi être frustré.

    Je regrette aussi que cette chronique ne réponde pas à LA question que tout le monde se pose. Qu’est-ce qui pousse Rosenberg à sortir systématiquement le même jeu ? :p

    Sinon excellente émission avec un super travail de recherche. Bravo à vous !

    1. Qu’est-ce qui le pousse à faire ça, effectivement, on ne peut pas faire de réponse catégorique, mais à mon avis, c’est soit une forme de curiosité : « Tiens et si j’avais plutôt fait ça comme ça !? » ou une forme d’insatisfaction permanente « Rah, j’aurais peut-être plutôt dû faire comme ça !!! »
      Appelons un psy ! :p
      En tout cas, comme je disais dans l’émission, je trouve ça assez fascinant

  3. Bonjour,

    Je possède la version 2 joueurs que j’aime bcp mais je n’ai jamais joué à la version « classique ».
    Ca m’a donné envie de le découvrir dès que l’occasion se présentera !

    Une video youtube qui pourrait vous servir pour vos futures chroniques : https://www.youtube.com/watch?v=Y1t_0LhpDmU, qui permet de visualiser l’évolution du top bgg au cours des années, super bien faite !

    Bonne journée et bons jeux !!

    1. Je ne connaissais pas cette vidéo en particulier, mais j’ai ma technique pour retrouver les vieux classements. Je ne peux cependant pas révéler tous les secrets de la préparation de nos émissions ;-p

  4. Toujours un format que j’apprécie énormément, bravo pour le travail de recherche. J’ai bien senti que ce jeu vous tenait à coeur et avoir votre avis détaillé et motivé est un plus indéniable qui complète bien l’historique que vous avez dressé. Bref : vivement le prochain numéro.

    Vous avez bien fait de noter la double casquette auteur/éditeur de Uwe Rosenberg, même si j’ai du mal à évaluer la part de responsabilité active qu’il a chez Lookout Spiele (qui ne publie pas tous les jeux de Uwe Rosenberg, et qui publie évidemment d’autres auteurs aussi). D’ailleurs Rosenberg a aussi co-fondé la maison d’édition Feuerland Spiele avec Frank Hee